Mali : 10 ans de prison ferme requis contre le Ben le Cerveau à la chambre criminelle

Comparu ce lundi devant la chambre la criminelle de la Cour d’Appel de Bamako « pour menaces et injures » par le biais d'un système d’information, Le Parquet a requis une peine de dix ans de réclusion criminelle contre Adama Diarra, dit « Ben le Cerveau ». La Cour a mis l'affaire en délibéré au 3 août prochain.

27 Juillet 2026 - 16:56
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Mali :  10 ans de prison ferme requis contre le Ben le Cerveau à la chambre criminelle

Le procès d'Adama Diarra s'est ouvert à la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. Au cours de l'audience, la Cour a procédé à la diffusion de l'enregistrement audio au cœur des poursuites engagées contre l'accusé. Invité à la barre à se prononcer sur l'authenticité de cet enregistrement, Adama Diarra a reconnu que l'une des voix entendues était la sienne, tout en contestant le reste du contenu. « Je reconnais que l'une des voix est la mienne. Mais le reste n'est pas ma voix. C'est une voix robotique », a-t-il déclaré devant la Cour. L'ex-allié des autorités de la transition a notamment nié avoir tenu des propos faisant état d'un « pacte avec le diable » ou de la présence d'« éléments à Kidal ». Selon lui, ces déclarations lui auraient été attribuées au moyen d'une voix générée artificiellement.

Adama Diarra a également soutenu que la conversation en question relevait d'un échange privé avec un camarade de lutte. Il a affirmé ne pas savoir comment cet enregistrement s'est retrouvé diffusé sur les réseaux sociaux. Dans son réquisitoire, le procureur général Koké Coulibaly a estimé que les faits reprochés à l'accusé étaient suffisamment établis. Le ministère public a rappelé le parcours militant d'Adama Diarra, son rôle au sein du mouvement Yerewolo, sa nomination au Conseil national de Transition (CNT) ainsi que son implication dans l'organisation d'une marche panafricaine interdite. Le procureur a également soutenu que l'accusé présentait un risque de récidive s'il était remis en liberté. La défense a, pour sa part, contesté la force probante de l'enregistrement téléphonique produit au dossier. Les avocats ont notamment soulevé des interrogations sur les conditions dans lesquelles cet élément de preuve a été obtenu, ainsi que sur l'identité de son auteur, estimant que ces incertitudes ne permettent pas d'établir avec certitude les faits reprochés à leur client. À l'issue des plaidoiries, la Chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako a mis l'affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 3 août prochain.

Pour rappel, cet ex- membre du Conseil national de Transition non moins allié des militaires au pouvoir a été écroué pour « injures et menaces contre les autorités ».  Cette nouvelle incarcération est intervenue à la suite d’une dénonciation des faits   au pôle anti-cybercriminalité en rapport avec deux enregistrements audios, en date 2021 et 2022. Les deux enregistrements fuités incrimineraient le leader de Yéréwolo Debout sur les remparts qui a déjà passé près de trois ans  dans une prison située à 40 Km du sud-est de Bamako

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Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net