La fête du trône célébrée ce jeudi 30 juillet : Sa Majesté Mohammed VI a fait du Maroc un acteur clé du continent africain !
L'expression profonde de l'attachement d'un peuple à son Roi, à son œuvre et à sa vision
La voix du Royaume pèse aujourd'hui sur la sphère diplomatique internationale
Au Maroc, la Fête du Trône est une date très importante. Elle commémore l'anniversaire de l'intronisation du Roi. Et c'est le 30 juillet 1999 que le Roi Mohammed VI est monté sur le trône de ses ancêtres glorieux. Elle est depuis 27 ans, célébrée chaque année par tous les marocains. Un événement qui rappelle l'histoire d'un peuple uni autour de son Souverain pour défendre son identité, préserver son indépendance et construire un État moderne. Au-delà du cérémonial protocolaire, des réjouissances et des festivités, la Fête du Trône marque l'un des rendez-vous institutionnels les plus attendus par les Marocains, notamment le Discours du Trône, à travers lequel le Roi Mohammed VI décline une véritable feuille de route pour les institutions publiques, les collectivités territoriales, les acteurs économiques ainsi que les partenaires internationaux du Royaume.
La Fête du Trône incarne la continuité dynastique de la monarchie, tout en offrant un moment d'unité où les citoyens se rassemblent autour des valeurs nationales. Elle est célébrée dans toutes les régions du Royaume, le 30 juillet. A cette occasion, les bâtiments publics, les places et les principales artères sont décorés aux couleurs nationales. Des cérémonies officielles, des activités culturelles, des événements sportifs, des spectacles artistiques et des initiatives citoyennes marquent cette journée dans l'ensemble du territoire marocain, de Tanger à Lagouira.
Expression profonde de l'attachement d'un peuple à son Roi
Parmi les moments forts de cette Fête nationale figurent également la cérémonie d'allégeance, la prestation de serment des officiers lauréats des écoles militaires devant SM le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d'État-Major général des Forces Armées Royales, ainsi que la remise de décorations royales à des personnalités ayant contribué au développement du Royaume.
Pour les Marocains, la Fête du Trône n'est pas un simple anniversaire, une simple commémoration. C'est l'expression profonde de l'attachement d'un peuple à son Roi, à son œuvre et à sa vision. Disons même qu'elle rappelle l'histoire d'un peuple qui s'est uni autour de son Souverain pour défendre son identité, préserver son indépendance et construire un État moderne.
Le discours du trône : une boussole politique pour le Maroc
Le moment le plus scruté durant la Fête du Trône, c'est le discours du Souverain, diffusé dans la soirée. Ce discours est une boussole politique, mettant en lumière les réalisations de l'année écoulée et traçant les grandes priorités pour l'avenir. En d'autres termes, la Fête du Trône constitue l'occasion de mesurer les progrès accomplis, mais également de rappeler les ambitions qui continueront de guider le développement du Royaume. Elle continue d'incarner les valeurs de fidélité, de stabilité, de solidarité et d'ambition qui fondent le projet de développement du Royaume. Elle témoigne de la continuité de la Monarchie marocaine, de la solidité de ses institutions et de la volonté du Maroc de poursuivre son essor dans un monde en constante évolution.
Stabilité et progrès économique
Le peuple marocain ne se lassera pas de rendre hommage à Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui a su, en 27 ans de règne, conduire le Maroc sur la voie de la stabilité, du progrès et du rayonnement international. L'année dernière, précisément donc en 2025, le Maroc a enregistré une croissance économique de 4,9 %, portée principalement par le rebond agricole et l'investissement public soutenu. Cette croissance a été accompagnée d'une inflation maîtrisée, avec une hausse des prix de seulement 1,6 % aux prix courants.
Cette croissance du PIB réel enregistrée en 2025 est la meilleure performance en une décennie, tirée par une forte hausse des investissements publics liés aux préparatifs de la Coupe du monde de football 2030 et par une reprise naissante dans le secteur agricole, souligne la Banque mondiale dans la dernière édition du Rapport de suivi de la situation économique au Maroc - Été 2026, intitulée "Consolider la croissance : La transformation numérique comme levier de productivité".
Le Produit Intérieur Brut (PIB) en volume du Maroc a progressé de 4,9 %, contre 4,4 % en 2024, marquant la meilleure performance depuis 2017 hors rebond exceptionnel post-pandémie, selon le HCP et plusieurs analyses économiques.
La consommation des ménages a progressé de seulement 1,2 %, tandis que la consommation publique a augmenté de 5,1 %, soutenant partiellement la croissance.
Il est à noter, courant 2005, un rebond agricole : la campagne agricole favorable a été un facteur clé, avec une production céréalière en hausse et une amélioration des rendements.
Signalons qu'en 2026, la croissance devrait rester solide à 4,2 %, soutenue par la poursuite des investissements et de la demande intérieure, selon la publication de la Banque mondiale citée ci-haut. Le même rapport montre que si les fondements macroéconomiques du Royaume sont solides, le prochain saut de productivité du pays "dépendra de l'ampleur et de la profondeur avec lesquelles ses entreprises adopteront les technologies numériques de pointe".
Les auteurs de ce rapport ont attesté que la résilience économique du Maroc est "remarquable et sa dynamique de croissance bien réelle". Le communiqué de presse de la BM accompagnant la publication dudit rapport affirme que "La transformation numérique est le levier le plus puissant dont on dispose, et le Maroc possède à la fois l'ambition et les bases nécessaires pour la mener à bien". Voilà qui est bien clair pour permettre d'affirmer que, concernant l'économie marocaine, tous les signaux sont au vert et traduisent la dynamique de progrès économique et social du royaume.
Projets structurants et infrastructures futuristes
Sous l'impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a connu d'importantes avancées dans les domaines des infrastructures, de l'industrie, des énergies renouvelables, du transport ferroviaire, de la logistique, de l'aéronautique, de l'automobile, de la protection sociale, de la diplomatie et de la régionalisation.
Des projets structurants tels que Tanger Med, la LGV Al Buraq, le complexe solaire Noor Ouarzazate, les programmes de dessalement de l'eau de mer, la très bonne organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2025 et les préparatifs de la Coupe du Monde de la FIFA 2030, sont autant d'illustrations éloquentes de cette vision de développement à long terme et d'une volonté affirmée de préparer le Maroc aux défis du XXIe siècle. S'y ajoutent d'autres chantiers structurants, tels que les autoroutes, les lignes ferroviaires à grande vitesse, les parcs industriels.
Une transformation structurelle sans précédent
Le Maroc a ainsi connu une transformation structurelle sans précédent, alliant tradition et modernité. L'économie nationale s'est métamorphosée grâce à des réformes profondes, à la diversification des secteurs de croissance et à une politique d'investissement volontariste.La réforme du Code de la Famille, la lutte contre la précarité, la généralisation de la protection sociale, le soutien aux jeunes, l'amélioration de l'accès à la santé, à l'éducation et à la culture, ainsi que l'ouverture vers les personnes en situation de handicap, démontrent à suffisance une monarchie profondément soucieuse du bien-être social.
Sa Majesté Mohammed VI a fait du Maroc un acteur clé du continent africain
Sur le plan diplomatique, Sa Majesté Mohammed VI a fait du Maroc un acteur clé du continent africain. Le retour du Royaume au sein de l'Union Africaine, les centaines de partenariats sud-sud signés dans divers secteurs, et les initiatives majeures en faveur du co-développement témoignent d'une Stratégie Panafricaine cohérente et généreuse. La politique étrangère du Maroc est caractérisée par deux orientations : la diversification des relations internationales et la primauté de la question du Sahara.
En ce qui concerne la diversification, il faut comprendre le renforcement des relations avec l'Afrique Subsaharienne, avec notamment plus de cinquante visites du Roi Mohammed VI dans les pays d'Afrique Subsaharienne.
Le Roi est accompagné chaque fois d'une forte délégation composée de ministres, de responsables des grands organismes publics et privés. Plus d'un millier d'accords et de conventions sont signés entre le Maroc et les pays africains dans tous les domaines : politique, économique, sociale, culturel, cultuel (Diffusion d'un islam ouvert et modéré).
Priorité de la Coopération avec l'Afrique de l'Ouest, mais elle s'est élargie à l'Afrique anglophone et lusophone sans que la question du Sahara soit un préalable.
Le Maroc, premier investisseur africain en Afrique de l'Ouest
Rappelons que le Maroc est le premier investisseur africain en Afrique de l'Ouest et deuxième dans toute l'Afrique. Les secteurs d'investissements sont : Infrastructures, banques, télécoms, agriculture, industrie, services. S'y ajoute le Projet Gazoduc Nigeria-Maroc, dévoilé en décembre 2016. Long de 5.600 km, il va traverser 13 pays africains et son coût est de 25 milliards de dollars.
Pour rappel, dans son discours du 6 Novembre 2023, le Roi a préconisé la création d'un cadre institutionnel regroupant les 23 pays africains qui bordent l'Océan Atlantique (Afrique Atlantique). Un autre projet d'importance stratégique pour l'Afrique, c'est de permettre aux pays enclavés du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad) d'avoir accès à l'Atlantique. Le Maroc va mettre à la disposition de ces pays ses infrastructures routières, portuaires, et ferroviaires, notamment le port commercial en eau profonde de Dakhla Atlantique en cours de construction.
La paix et le développement en Afrique, Sa Majesté le Roi Mohamed VI y croit. A cet effet, l'on se rappelle sa déclaration qu'il a faite à Abidjan, en Avril 2014 : "L'Afrique doit faire confiance à l'Afrique". Cette politique africaine du Maroc a donné ses fruits sous un double volet. Le premier est économique avec le développement des exportations et des investissements marocains sur le continent africain.
Le second est politique puisque des dizaines de pays africains ont retiré leur reconnaissance du Polisario et de la "Rasd" ; Le Maroc est retourné à l'Union africaine (UA) en Janvier 2017 et y joue un rôle très actif, notamment dans la lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine ; Vingt-huit (28) pays membres de l'UA ont déposé une motion pour suspendre "la Rasd" de l'UA ; 30 pays ont ouvert un consulat soit à Laâyoune, soit à Dakhla ; le Maroc a demandé son adhésion à la CEDEAO et a signé l'Accord de la zone de libre échange du continent africain (ZLECA).
La voix du Royaume pèse aujourd'hui sur la sphère diplomatique internationale
Il est clair qu'à l'international, le leadership du Roi est unanimement salué. Le Maroc est perçu comme un pôle de stabilité, de dialogue interreligieux et de médiation active dans les crises régionales. La voix du Royaume, portée avec sagesse et sérénité, pèse aujourd'hui dans la sphère diplomatique internationale.
La politique étrangère du Maroc se concentre sur la promotion de la paix, de la sécurité et du développement, le respect de l'intégrité territoriale des pays et des principes de bon voisinage, ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires internes.
Le Maroc privilégie les solutions durables et s'engage à faire face aux défis complexes du continent africain
Grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait du continent africain une pierre angulaire de sa politique étrangère, affirmait le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, dans son intervention, lors de l'ouverture du 2e Forum des présidents des Commissions des Affaires étrangères des parlements africains, le 25 février 2025 à Rabat.
Organisé par la Chambre des représentants (parlement marocain) ce forum a fait converger vers Rabat des délégués d'une quarantaine de pays pour réfléchir et débattre du thème : "Vers la mise en place de fondements durables pour la stabilité et la sécurité en Afrique". L'importance de cet événement, faisait observer, découle, en outre, des grandes mutations que connait le monde actuellement, caractérisées par l'enchevêtrement et la complexité des intérêts et la multitude des acteurs sur la scène internationale, notant que la "diplomatie traditionnelle" n'est plus capable, à elle seule, de garantir l'atteinte des objectifs escomptés. Il a jugé nécessaire de réfléchir à de nouveaux mécanismes à même d'accompagner les développements accélérés.
C'est dans cette optique qu'intervient le rôle des parlements sur la scène des événements internationaux, expliquait-il, en relevant que les institutions législatives, outre leurs fonctions traditionnelles d'exercice de contrôle sur l'action du gouvernement, sont plus que jamais appelées à assumer de nouvelles missions en tant que force de proposition et laboratoire d'idées et d'initiatives à même d'apporter des contributions constructives.
L'optimisme africain du Maroc
Dans son intervention, M. Bourita soulignait que le Maroc reste profondément convaincu d'une vision globale fondée sur la promotion de la paix, de la sécurité et du développement, le respect de l'intégrité territoriale des pays et des principes de bon voisinage, la non-ingérence dans leurs affaires internes et sur l'appel à ne pas abriter des groupes terroristes et séparatistes menaçant la stabilité de l'Afrique.
Il ajoutait que le Royaume, sous le leadership éclairé de Sa Majesté le Roi, a toujours fait part de sa ferme conviction de la corrélation entre les éléments du nexus sécurité, paix et développement, et que l'approche purement sécuritaire, bien qu'elle soit obligatoire, est insuffisante à elle seule pour faire face aux défis complexes du continent, d'où la nécessité d'une vision globale intégrant les dimensions sociale et économique afin de garantir une paix et une prospérité durables.
Cette ferme conviction du Maroc illustre "l'optimisme africain" caractérisant l'engagement africain global du Royaume, précisait-il, soulignant que SM le Roi Mohammed VI croit profondément en l'Afrique.
A cet égard, M. Bourita relevait que le Maroc, qui fait confiance au potentiel de l'Afrique, y voit des opportunités "là où d'autres ne perçoivent que des problèmes". Il poursuivait en rappelant que le Royaume privilégie les solutions durables, même si elles sont difficiles et longues à mettre en œuvre. "L'engagement du Maroc envers l'Afrique est un engagement pour le bien-être du continent et non pas de simples slogans creux", déclarait Son Excellence Nasser Bourita.
Dans cet élan, le ministre marocain des Affaires étrangères de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger déclarait : "Dans Ses discours, Sa Majesté le Roi insiste constamment sur l'audace, l'esprit d'initiative et le sens élevé de responsabilité", avant d'affirmer que relever les défis internes et externes est tributaire "de notre capacité à conjuguer esprit d'initiative et flexibilité".
Plusieurs exemples d'initiatives lancées par le Royaume à l'égard du continent africain
Dans cette allocution qui est une véritable référence pour celui qui veut bien en savoir davantage sur la vision de SM le Roi Mohammed VI en ce qui concerne la politique africaine du Maroc, Nasser Bourita avait cité plusieurs exemples d'initiatives lancées par le Royaume à l'égard du continent africain, expliquant qu'en réponse au défi de l'aide au développement, Sa Majesté le Roi avait décidé, en 2000, l'annulation de la dette des pays africains les moins avancés et la suppression totale des droits de douane sur leurs produits.M. Bourita rappelait également la tenue, en 2016, sur initiative du Souverain, du Sommet Africain de l'Action et la création de trois commissions dédiées au climat, ainsi que l'Initiative "Triple A" visant à faire face au défi de la sécurité alimentaire, devenue aujourd'hui une référence en la matière.
Par ailleurs, pour relever le défi du développement global, le ministre invitait à reconnaître l'importance de l'Initiative Atlantique, laquelle visait à faciliter l'accès des pays du Sahel à l'Océan Atlantique. Non sans évoquer, ensuite, l'initiative Royale visant à faire face au défi de la sécurité énergétique, à travers l'Initiative Transatlantique du gazoduc Maroc-Nigeria.
L'être humain placé au cœur de l'action africaine
Le Ministre Bourita avait mis en évidence l'un des principaux fondements de la politique africaine du Maroc qui place l'être humain au cœur de l'action africaine. A ce sujet, il a affirmé que les visites Royales effectuées par Sa Majesté le Roi dans plusieurs pays du continent ont été une occasion de se rapprocher des populations, des dirigeants et des élites politiques, économiques, intellectuelles et culturelles, ainsi que de la réalité concrète de ces pays, des aspirations de leur jeunesse et des attentes de leurs divers acteurs. L'engagement africain du Royaume est une illustration de sa forte appartenance au continent.
En outre, M. Bourita a relevé l'importance capitale accordée par le Maroc à la dimension humanitaire dans sa coopération avec les pays africains frères, assurant qu'il s'agit d'une coopération qui donne constamment la priorité à l'exécution de projets tangibles bénéfiques aux populations, notamment dans les secteurs de l'enseignement, de la santé, du développement et de l'habitat.
Selon lui, l'engagement africain du Royaume est une illustration de sa forte appartenance au continent, du fait que la politique africaine du Maroc n'est pas une simple politique de voisinage. "L'Afrique n'est pas uniquement un voisinage du Royaume, mais plutôt une terre d'identité et d'appartenance géographique et historique", a-t-il dit, avant d'ajouter : "En plaçant l'Afrique au cœur de la vision de sa politique étrangère, le Maroc se trouve ainsi dans sa position naturelle", a noté M. Bourita, indiquant que tout ce qui concerne l'Afrique touche directement le Maroc. "Notre stabilité est directement liée à celle de notre continent et notre développement dépend de celui de l'Afrique", a-t-il affirmé. En plus, M. Bourita a souligné l'importance majeure de ce Forum, dans la mesure où il s'agit d'une "illustration concrète de la prise de conscience que nous avons atteint, nous Africains, quant à l'impératif de conjuguer les efforts et d'œuvrer côte à côte pour l'édification d'un avenir prospère pour les générations actuelles et futures de notre continent ".
Amadou Bamba NIANG, Journaliste et Consultant indépendant, depuis Dakar