Mali: le réveil de l'âme : Un appel pressant pour une solution politique durable

Il est des moments dans l'histoire d'une nation où le murmure de la crise se mue en rugissement, menaçant de déchirer le tissu même de son existence.

06 Oct 2025 - 09:45
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Mali: le réveil de l'âme :  Un appel pressant pour une solution politique durable

Au Mali, les derniers développements de la crise sécuritaire sonnent comme un tocsin, appelant à un sursaut national. Mais au-delà de l'alarme, une conviction inébranlable doit nous animer: notre génie collectif est supérieur à l'adversité. Loin de la stérile querelle des responsabilités et de la tentation du blâme.

Cet article est un cri du cœur et de la raison. Il propose des pistes audacieuses pour transformer l'urgence en opportunité, pour que le Mali, terre d'histoire et de résilience, puisse enfin baliser les chemins d'un règlement armé qui se nourrit d'une vision politique profonde et partagée. L'heure n'est plus aux demi-mesures, mais à l'engagement total pour sauver l'héritage de nos ancêtres et l'avenir de nos enfants.

Surmonter la crise par la pensée politique

La crise multidimensionnelle que traverse le Mali, avec ses vagues d'attaques terroristes, ses conflits intercommunautaires et ses tensions politiques, est grave. Cependant, comme vous l'affirmez avec force, elle ne saurait dépasser notre capacité intellectuelle à élaborer une solution. Le militaire seul ne peut être l'unique réponse. La sécurité durable ne s'achète pas; elle se construit par l'adhésion et le projet commun. Notre rôle n'est pas de juger, mais d'éclairer la voie par une vigilance collective qui se traduit en propositions concrètes et courageuses.

L'audace de l'autodétermination régionale: Un référendum comme acte de foi

Face aux groupes armés séparatistes, le dilemme est constant entre l'intégrité territoriale absolue et la reconnaissance des aspirations locales. Votre proposition d'un référendum d'autodétermination pour les régions revendiquées est un acte politique fort, capable de désamorcer une partie du conflit en retirant aux séparatistes armés leur principal cheval de bataille l'absence de consultation populaire.

- Le pari démocratique: Soumettre la question du rattachement à la seule volonté des populations locales est l'expression la plus pure de la souveraineté populaire. Si le "Non" à la sécession l'emporte, la question est enterrée légitimement pour une génération (30 ans), consacrant l'unité malienne par le suffrage.

- La compensation par le développement: L'État doit saisir cet intervalle de 30 ans pour réaliser des travaux de développement durable massifs et équitables sur l'ensemble du territoire. C'est la seule façon de prouver que l'appartenance au Mali est synonyme de prospérité, de justice et de sécurité, et non de négligence. Le développement est le véritable rempart contre les velléités séparatistes et l'enrôlement par les groupes armés.

Interpeller le monde

La relation complexe et souvent douloureuse avec la France et, plus largement, avec les nations européennes, nécessite une approche nouvelle. Il ne s'agit pas d'une simple querelle diplomatique, mais d'une mobilisation stratégique de la conscience internationale.

- L'offensive de charme et de vérité: Le Mali doit mobiliser ses meilleurs diplomates et communicants pour s'adresser directement au peuple français et aux citoyens européens. L'objectif est de présenter la perspective malienne, de clarifier les différends et de rappeler les liens historiques et les défis communs.

- Un Message de souveraineté responsable: Il faut transformer la perception d'une rupture en une affirmation d'une souveraineté responsable qui exige un partenariat équilibré, loin des ingérences et des agendas cachés. Le Mali doit se positionner comme un partenaire fiable dans la lutte antiterroriste globale, mais selon des modalités définies par ses propres intérêts nationaux.

Dialogue avec les "Maliens égarés": La clé de voûte du renseignement

La lutte antiterroriste, bien que militaire dans son exécution, ne peut être gagnée sans une victoire idéologique et humaine. Votre proposition d'un dialogue direct avec les Maliens égarés, engagés dans les groupes armés, est un axe essentiel et pragmatique.

- Différencier l'égaré du mercenaire: Il est crucial de faire la distinction entre les leaders et combattants étrangers qui «pilulent notre sol» et les Maliens, parfois enrôlés par désespoir, pauvreté ou endoctrinement.

- La coopération comme rédemption: Proposer à ces «Maliens égarés» une porte de sortie honorable, en échange de leur coopération militaire et politique, peut être une source inestimable de renseignement et de force de frappe contre les groupes étrangers. C'est une stratégie de désarmement idéologique qui utilise le lien national pour isoler l'ennemi extérieur.

L'interpellation solennelle aux Sages de la Nation

Général Dahirou Dembélé, général Yamoussa Camara, conseillers spéciaux du président de la transition et anciens ministres de la Défense et des anciens combattants, votre connaissance des arcanes de la sécurité et de la défense malienne est inégalable.

Vous savez tout sur le Mali. Vous avez été aux avant-postes, vous connaissez la complexité des défis, les faiblesses structurelles et, surtout, la force inemployée de la nation malienne. Votre position actuelle vous place au cœur de l'oreille du Président de la Transition.

Nous n'avons pas droit à l'échec. Cet échec ne serait pas le vôtre, mais celui de la Nation entière. L'histoire vous regarde. Les solutions proposées, référendum politique, développement prioritaire, diplomatie de conscience, dialogue direct avec les Maliens égarés, exigent courage, vision et une détermination sans faille.

Votre rôle, aujourd'hui plus que jamais, est d'insuffler cette audace politique, de transformer l'expertise militaire en sagesse d'État et de convaincre que le seul chemin vers une solution rapide et durable est celui d'une réconciliation nationale profonde, ancrée dans la justice et la vérité. Le Mali attend de ses aînés un ultime acte de leadership: celui de guider le navire vers le port de la paix véritable.

AKD

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Commentaires (3)

User
Fanga
Fanga 1 an
Effectivement, AKD dans cet article "hallucine" avec ses propositions hors-sol ! / Au Mali, ce qu'il faut désormais faire n'est difficile à identifier. Il n'y a pas de recette miracle. Tout le monde doit s'impliquer intensément, citoyens individuellement et collectivement, et État. / Il faut faire le ménage dans la classe politique pour définitivement écarter les politiciens les moins patriotes qui ont mis la république à terre, ensuite organiser des élections pour respecter notre Constitution nationale adoptée par le peuple par référendum afin de permettre la participation de tous les Maliens à la compétition politique, ensuite mettre en place un nouveau gouvernement chargé spécialement des questions de formation, de travail et de progrès économique des Maliens. La priorité doit en effet être au Mali "la politique" par le retour au respect de notre Constitution, "l'économie" et "la formation". Le Malikura ne peut émerger qu'avec des citoyens maliens bien formés en mesure de résister aux idées malsaines venues de l'étranger et qui participent pleinement au progrès économique et politique de leur pays. / En matière sécuritaire et diplomatique, les fondamentaux sont là. Je crois qu'il y a peu de choses à revoir en profondeur. Il faut continuer la coopération militaire avec la Chine et la Russie pour former et équiper notre armée nationale dans la durée. Il faut peut-être revoir à la marge la stratégie militaire pour adopter une posture souple et beaucoup plus offensive face aux terroristes. Ne pas faire que "riposter" aux terroristes par des bombardements aériens, mais les infiltrer sur la base de renseignements et les cueillir à la source sur le terrain avant qu'ils n'aient le temps de se réunir par dizaines pour s'adonner aux crimes, surtout dans le centre et le sud du pays. La souplesse, l'agilité et le dynamisme sur le terrain, ce sont aussi, au lieu de trop d'équipements très lourds à manœuvrer et entretenir, des milliers de petits drones à faible coût qu'il faut acheter pour surveiller notre territoire national et neutraliser les bandes de terroristes à motos. Il faut donc recruter et former des milliers de jeunes Maliens au maniement des drones sur lesquels repose désormais la guerre moderne. / Sur le plan diplomatique, moi, je suis assez satisfait de l'action de l’État du Mali. Il faut aussi un peu de chance pour que la junte algérienne de l'alcoolique Tebboune, le régime criminel en Afrique de l’écervelé Macron et le régime de l'esclave des Occidentaux Ouattara tombent. Quant à nos autres voisins les plus belliqueux, les services de renseignement du Mali et de l'AES doivent mobiliser des milliards d'argent public pour aider les régimes hostiles du Bénin, de Côte d'Ivoire et de Mauritanie à tomber et à les remplacer par des gens qui nous politiquement et ethniquement plus favorables. La neutralité des pays de l'AES vis-à-vis de ces voisins est contre-productive parce qu'ils sont une partie de nos problèmes par leur soutien au terrorisme et à l'impérialisme. Ce terrorisme auquel nous sommes confronté dans l'AES ne doit pas être à la charge exclusive du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Tout le monde dans la région ouest-africaine doit en goûter et prendre part physiquement et financièrement à la guerre. Les actions des services de renseignement de l'AES pour mener des opérations politiques et militaires clandestines dans les pays voisins est désormais une condition essentielle pour obtenir le succès.
Diakite
Diakite 1 an
Les politiciens sont chassés par la porte ils veulent rentrer par la fenêtre , le Mali ne sera pas sur la bonne voie tant que les politiciens et leurs partisans seront là
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
AKD merci pour tes hallucinations!
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