Sidy Kagnassi, le conseiller spécial de IBK démissionne….et reste au Palais

11 Oct 2014 - 09:45
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_199679" align="alignleft" width="300"]Sidi Mohamed Kagnassy Sidi Mohamed Kagnassy[/caption] “Il est démis de ses fonctions, mais que fait-il toujours au Palais ? “, aurait  demandé au Président de la République du Mali, un visiteur. -Ecoutez-moi bien. M. Sidy Kagnassy n’a pas été démis de ses fonctions. Il a présenté sa démission, pour des raisons personnelles. Ce jeune qui n'a que d’amour pour son pays, a estimé qu’il peut être aussi utile en n’étant pas à ce poste qui nécessite quand même des contraintes. Mais je puis vous dire que M. Kagnassy reste utile au Palais, il reste utile à son pays, le Mali », aurait répondu le Président malien IBK.   Et le témoin oculaire, chargé de mission au palais d’ajouter : « Actuellement, M. Sidy Kagnassy est en train de trouver pour le Mali une convention de financement de plusieurs milliards de FCFA, pour l’éducation, pour la construction de classes. ».   Aussi à l’aise en boubou traditionnel qu'en costume, Sidy Kagnassy a un parcours atypique.   Fils de Cheikna Kagnassi, l'ex-roi du coton ouest-africain, dont l'empire économique, L'Aiglon, a eu ses belles années à Genève jusqu'en 2007,   Sidi Mohamed, a suivi ses études de commerce en Suisse. Dans les années 1990 il prend la relève de son père en Côte d'Ivoire.   Malgré les coups et les échecs, homme volontaire et tenace, Sidi Mohamed se relève. Il compte désormais parmi les hommes d'affaires africains incontournables et sillonne l'Afrique d'Est en Ouest.   Son bureau à la Présidence de la République du Mali est resté vide depuis son départ. En réalité, explique Moussa Diakité, fin connaisseur de Koulouba (palais présidentiel) , il y a des hommes qui sont plus efficaces dans l’ombre que dans la lumière.   Dans des communiqués, Sidy Kagnassy a été cité par des partis politiques maliens dans l’affaire d'achat de matériels militaires pour le Mali. L’une de ses formations politiques, le Parti du peuple pour le développement (PPD, plutôt un petit parti politique) a officiellement fait marche arrière jeudi en publiant un communiqué dans lequel il déclaré: « Nous présentons toutes nos excuses à M. Sidi Kagnassy si nos propos ont été blessants. La réalité, est que nous n’avons pas, à ce jour, tous les éléments pour nous prononcer sur l’affaire de l’achat de l’avion et des équipements militaires. De toutes les manières, la lumière doit être faite ». Communiqué alambiqué, mais communiqué quand même.   MAHAMED DIAKITE Info-Mali

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Commentaires (1)

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Kassin 12 ans
Le Mali au bord d'un autre effondrement! En 2012, la stupéfaction était de taille quand le monde entier, découvrit avec quelle facilité déconcertante le régime ATT partait en lambeaux dans une république qui était considérée (à tort) comme étant l'une des plus stables en Afrique occidentale. En effet, tous les ingrédients d'une absence d'État étaient déjà réunis deux ans plutôt en 2010, alors que le pays s'efforçait, à célébrer les festivités d'un cinquantenaire avec fastes et arrogance. Un État coquille vide avec des institutions de la république, totalement à côté de leurs missions régaliennes et des fonctionnaires et autres agents de l'État plus orientés affaires personnelles et privées que services publics. La grande corruption, le laisser aller, le mensonge et le faire semblant étaient la règle acceptée par tous ou presque avant la catastrophe de 2012. Avec les élections de juillet et août 2013, l'espoir était de nouveau permis et la communauté internationale qui avait déjà promis 3,25 milliards d'euros d'aide au pays avait cru aux capacités du Mali à se réinventer. Mais une année plus tard, le malade Mali fait une rechute, et perd le peu de crédit que la transition du professeur Dioncounda Traoré avait pourtant pu colmater au prix de moult agitations et concessions y afférentes. IBK, le président élu, dans une piqûre mégalomaniaque digne du temps de Bokassa et de Mobutu, parvient tour à tour à gaspiller le capital de sympathie de la communauté internationale et des maliens placé en lui et à son régime. Fraudes à ciel ouvert de l'argent public, légalisation du mensonge d'État, légalisation du vol, légalisation des voleurs et normalisation de milieux mafieux et crapuleux au sommet de l'État deviennent les marques du fabrique du régime à bout de souffle de Ladji Avion. Après reniement/dénigrement des agents du FMI, le régime IBK, toute honte bue, finit à la corde de deux rapports d'audit (celui du vérificateur général et celui de la cour suprême) qui relevèrent l'ampleur du vol et de la cupidité des hommes de Koulouba version 2013 et 2014. Une année est passée et les maliens savent désormais que celui à qui ils ont porté leur espoir et leur confiance aux dernières élections présidentielles, est venu avec un autre agenda, celui du pillage systématique de l'État malien. Les parents pauvres de cette politique dévastatrice et ravageuse de l'argent public chez nous ce sont d'abord, l'autorité de l'état, l'école, la santé et l'investissement public dans les infrastructures économiques et sociales de bases (routes, barrages, électricités, télécommunications, eau potable, aménagements agricoles, hôpitaux, etc). L'armée dont tout le monde attendait la nécessaire restructuration, n'a jamais rien reçu du régime IBK à part frauder en son nom des marchés publics à coup des dizaines voire des centaines de milliards. Et quand les audits accablants tombent et nous révèlent le méga vol du régime IBK, on nous apprend, que les marchés publics (qui ont déjà fait l'objet de décaissements indus de l'argent public) sont "annulés" sans daigner nous dire quelles suites judiciaires tout cela a aboutit. Comment peut-on annuler une fraude massive qui a déjà coûté des milliards de nos maigres ressources publiques sans saisir la justice pour qu'elle châtie les malfaiteurs? À cause de cette fourberie qui consiste à détourner l'argent public tout en faisaient croire (par un exercice rodé de mensonge des ministres, premier ministre et conseillers de Koulouba) que ce sont des dépenses normales de fonctionnement de l'État, nous sommes restés faibles au niveau de la capacité opérationnelle de notre armée, aucune amélioration dans les conditions de vie et de combat de nos soldats au front nord de notre pays. Cette situation est bien exploitée par une coalition de bandits armés du nord de notre territoire qui n'hésitent plus à demander carrément le fédéralisme car ils ont su avant tout le monde qu'il n'y a plus d'État digne à Bamako. Les autres institutions de la république laissent faire Koulouba comme bon lui semble de l'argent public sans respect d'aucune loi et procédure. L'assemblée nationale reçoit dans ses murs, les mensonges de Moussa Mara, de Fily Bouaré et pleins d'autres ministres sur la gouvernance du pays, sans lever le petit doigt alors qu'elle a mandat du contrôle de l'action gouvernementale. La cour suprême ne diligente aucune mission de contrôle de l'utilisation des deniers publics, elle attend gentiment que le FMI coupe ses fonds au pays et que le premier ministre lui commande un audit comme on commande une pizza au coin de la rue. Le plus grave est que les enquêteurs de la cour suprême se focalisent sur la régularité formelle des transactions objet de l'audit sans jamais regarder la réalité et la sincérité des prestations effectivement rendues à l'armée dans le cadre des marchés publics incriminés. C'est à dire quels sont les biens réellem
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