Des activistes réclament la partition du Cameroun

0
Après son indépendance obtenue en Octobre 1961 de la Grande Bretagne, elle a formé une union avec le Cameroun francophone pour former un Etat fédéral.
Après son indépendance obtenue en Octobre 1961 de la Grande Bretagne, elle a formé une union avec le Cameroun francophone pour former un Etat fédéral.

Le comitĂ© des affaires publiques du “Southern Cameroon”, la rĂ©gion anglophone du Cameroun, a rĂ©clamĂ© la partition du pays aux Nations Unies jeudi.

Après son indépendance obtenue en Octobre 1961 de la Grande Bretagne, elle a formé une union avec le Cameroun francophone pour former un État fédéral.

Plus d’une cinquantaine d’annĂ©es plus tard, le “Southern Cameroon” rĂ©clame son autonomie pour mieux faire face aux dĂ©fis de dĂ©veloppement de la rĂ©gion qui, estime-t-il, ne sont souvent pas pris en compte par les autoritĂ©s de YaoundĂ©.

Kingsley Ashu et Calèche Bongo, deux activistes et membres du comité des affaires publiques de la partie Sud du Cameroun étaient jeudi à New York au siège des Nations Unies pour se faire entendre.

Ils Ă©taient d’abord au bureau du conseiller spĂ©cial de l’ONU pour la prĂ©vention du gĂ©nocide, Adama Dieng, avant la rencontre avec les mĂ©dias.

A ces deux Ă©tapes le message est le mĂŞme, attirer l’attention de la communautĂ© internationale sur les abus des droits de l’homme en cours dans la partie anglophone du Cameroun comme l’indique leur conseil, Chritina Hioureas.

” Pendant que nous parlons des atrocitĂ©s de masse sont en train d’ĂŞtre commises. Nous avons des situations oĂą le gouvernement effectue Ă  la fois des dĂ©tentions massives, des dĂ©tentions arbitraires, des tueries extrajudiciaires, des tueries de masses et des traitements inhumains”, a indiquĂ© Kingsley Ashu.

A l’en croire, cette partie du Cameroun est marginalisĂ©e.

“Il n’y a pas d’aĂ©roport dans le “Southern Cameroon”, pas de port.

Les ressources dont dispose le Cameroun en tant que Nation viennent du “Southern Cameroon” mais il n’y pas de dĂ©veloppement dans cette rĂ©gion. Donc, nous croyons que seule l’indĂ©pendance nous permettra de rĂ©soudre les problèmes fondamentaux du “Southern Cameroon”, a-t-il ajoutĂ©.

“Nouvelle colonisation”

La coupure d'internet dans la partie Sud du Cameroun du 17 janvier au 21 avril 2017 était selon eux, l'une des conséquences de leurs revendications.
Copyright de l’imageAFP Image captionLa coupure d’internet dans la partie Sud du Cameroun du 17 janvier au 21 avril 2017 Ă©tait selon eux, l’une des consĂ©quences de leurs revendications.

Selon ces activistes, ce qui se passe dans les rĂ©gions anglophones, n’est pas un conflit entre des anglophones et des francophones.

“Nous n’avons aucun problème avec nos frères et soeurs francophones. C’est tout simplement un pays qui se bat pour avoir son indĂ©pendance”.

Ils dĂ©noncent “la colonisation des anglophones par les francophones”, et la marginalisation dont ils sont victimes, tout en sollicitant l’intervention, des Nations Unies pour rĂ©fĂ©rendum en vue de se sĂ©parer du Cameroun francophone pour prendre leur destin en main.

La coupure d’internet dans la partie Sud du Cameroun du 17 janvier au 21 avril 2017 Ă©tait selon eux, l’une des consĂ©quences de leurs revendications.

Toutes les tentatives de nĂ©gociations d’un bon voisinage avec les autoritĂ©s camerounaises ayant visiblement Ă©chouĂ©, ils veulent faire valoir leur indĂ©pendance acquise en Octobre 1961 de l’occupation britannique.

 Par bbc.com/afrique
PARTAGER

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here