Dossier : Le visage du Mali Ă  Rome

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Messe du pape concélébrée avec les cinq nouveaux cardinaux : son homélie.

 En concĂ©lĂ©brant la messe pour la solennitĂ© des saints apĂŽtres Pierre et Paul, ce 29 juin 2017, le pape François a lancĂ© cet appel aux baptisĂ©s : aujourd’hui le Seigneur nous regarde dans les yeux et demande : ‘Qui suis-je pour toi ?
 Suis-je encore, moi, le Seigneur de ta vie, la direction de ton cƓur, la raison de ton espĂ©rance, ta confiance indestructible ?.

Homélie du pape François :

La liturgie de ce jour nous offre trois mots essentiels pour la vie de l’ApĂŽtre : confession, persĂ©cution, priĂšre.

La confession est celle de Pierre dans l’Evangile, quand la question du Seigneur, de gĂ©nĂ©rale devient particuliĂšre. En effet, JĂ©sus demande d’abord : Aux dires des gens, qui est le Fils de l’homme ? (Mt 16, 13). Chez la plupart des gens, il Ă©merge de ce sondage que le peuple considĂšre JĂ©sus comme un prophĂšte. Alors le MaĂźtre pose aux disciples la question vraiment dĂ©cisive : Et vous ? Que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ? (v.15). A ce moment seul Pierre rĂ©pond : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant (v. 16). VoilĂ  la confession : reconnaĂźtre en JĂ©sus le Messie attendu, le Dieu vivant, le Seigneur de sa propre vie.

Cette question vitale, JĂ©sus l’adresse aujourd’hui Ă  nous, Ă  nous tous, en particulier Ă  nous pasteurs. C’est la question dĂ©cisive, devant laquelle il n’y a pas de rĂ©ponses de circonstance, parce que la vie est en jeu : et la question de la vie demande une rĂ©ponse de vie. Car si l’on ne confesse pas JĂ©sus Seigneur par sa propre vie, connaĂźtre les articles de foi sert Ă  peu de choses. Aujourd’hui il nous regarde dans les yeux et demande : Qui suis-je pour toi ? Comme pour dire : Suis-je encore, moi, le Seigneur de ta vie, la direction de ton cƓur, la raison de ton espĂ©rance, ta confiance indestructible ? Avec Saint Pierre, renouvelons aujourd’hui, nous aussi, notre choix de vie comme disciples et apĂŽtres. Passons de nouveau de la premiĂšre Ă  la seconde question de JĂ©sus, pour ĂȘtre Ă  lui non seulement en paroles, mais dans les faits et dans la vie.

Demandons-nous si nous sommes des chrĂ©tiens de salon, qui bavardent sur la maniĂšre dont vont les choses dans l’Eglise et dans le monde, ou plutĂŽt des apĂŽtres en chemin, qui confessent JĂ©sus par la vie parce qu’ils l’ont dans le cƓur. Celui qui confesse JĂ©sus sait qu’il est tenu non seulement de donner son opinion mais de donner la vie ; il sait qu’il ne peut pas croire de maniĂšre tiĂšde mais qu’il est appelĂ© Ă  brĂ»ler d’amour ; il sait que dans la vie il ne peut se laisser vivre ou s’installer dans le bien ĂȘtre, mais qu’il doit risquer d’avancer au large, renouvelant chaque jour le don de soi. Celui qui confesse JĂ©sus fait comme Pierre et Paul : il le suit jusqu’à la fin ; non jusqu’à un certain point, mais jusqu’à la fin, et il le suit sur son chemin, non pas sur nos chemins. Son chemin est le chemin de la vie nouvelle, de la joie et de la rĂ©surrection, le chemin qui passe aussi par la croix et par les persĂ©cutions.

VoilĂ  le second mot, persĂ©cutions. Ce ne sont pas seulement Pierre et Paul qui ont donnĂ© le sang pour le Christ, mais toute la communautĂ©, au dĂ©but, a Ă©tĂ© persĂ©cutĂ©e, comme le rappelle le Livre des Actes des ApĂŽtres (cf. 12, 1). Aujourd’hui aussi, en diverses parties du monde, parfois dans un climat de silence – un silence souvent complice -, beaucoup de chrĂ©tiens sont marginalisĂ©s, calomniĂ©s, discriminĂ©s, faits l’objet de violences mĂȘme mortelles, souvent en l’absence d’engagement de la part de ceux qui pourraient faire respecter leurs droits sacrosaints.

Mais je voudrais surtout souligner ce que l’ApĂŽtre Paul affirme avant d’ĂȘtre – comme il Ă©crit – offert en sacrifice (2Tm 4, 6). Pour lui, vivre c’était le Christ (cf. Ph 1, 21), et le Christ crucifiĂ© (cf. 1Co 2, 1), qui a donnĂ© sa vie pour lui (cf. Ga 2, 20). Ainsi, fidĂšle disciple, Paul a suivi le MaĂźtre en offrant lui aussi sa vie. Sans la croix il n’y a pas de Christ, mais sans la croix il n’y a pas non plus de chrĂ©tien. En effet, c’est le propre de la vertu chrĂ©tienne, non seulement de faire le bien, mais aussi de savoir supporter les maux (Augustin, Disc. 46, 13), comme JĂ©sus. Supporter le mal, ce n’est pas seulement avoir de la patience et aller de l’avant avec rĂ©signation ; supporter, c’est imiter JĂ©sus : c’est porter le poids, le porter sur ses Ă©paules pour lui et pour les autres. C’est accepter la croix, allant de l’avant avec confiance parce que nous ne sommes pas seuls : le Seigneur crucifiĂ© et ressuscitĂ© est avec nous. Ainsi, avec Paul nous pouvons dire qu’en toute circonstance nous sommes dans la dĂ©tresse, mais sans ĂȘtre angoissĂ©s ; nous sommes dĂ©concertĂ©s, mais non dĂ©semparĂ©s ; nous sommes pourchassĂ©s, mais non pas abandonnĂ©s (2Co 4, 8-9).

Supporter, c’est savoir vaincre avec JĂ©sus Ă  la maniĂšre de JĂ©sus, non pas Ă  la maniĂšre du monde. VoilĂ  pourquoi Paul – nous l’avons entendu – se considĂšre comme un vainqueur qui va recevoir la couronne (cf. 2Tm 4, 8) et il Ă©crit : J’ai menĂ© le bon combat, j’ai achevĂ© ma course, j’ai gardĂ© la foi (v. 7). L’unique conduite de son bon combat a Ă©tĂ© de vivre pour : non pour lui-mĂȘme mais pour JĂ©sus et pour les autres. Il a vĂ©cu en courant, c’est-Ă -dire sans s’épargner, mais au contraire en se consumant. Il dit avoir gardĂ© une chose : non pas la santĂ©, mais la foi, c’est-Ă -dire la confession du Christ. Par amour pour lui, il a vĂ©cu les Ă©preuves, les humiliations et les souffrances, qu’il ne faut jamais rechercher mais accepter. Et ainsi, dans le mystĂšre de la souffrance offerte par amour, en ce mystĂšre que tant de frĂšres persĂ©cutĂ©s, pauvres et malades incarnent encore aujourd’hui, resplendit la force salvifique de la croix de JĂ©sus.

Le troisiĂšme mot est priĂšre. La vie de l’ApĂŽtre, qui jaillit de la confession et dĂ©bouche en offrande, se dĂ©roule tous les jours dans la priĂšre. La priĂšre est l’eau indispensable qui nourrit l’espĂ©rance et fait grandir la confiance. La priĂšre fait que nous nous sentons aimĂ©s et nous permet d’aimer. Elle nous fait aller de l’avant dans les moments sombres, car elle allume la lumiĂšre de Dieu. Dans l’Eglise c’est la priĂšre qui nous soutient tous et nous fait surmonter les Ă©preuves. Nous le voyons encore dans la premiĂšre lecture : Tandis que Pierre Ă©tait ainsi dĂ©tenu dans la prison, l’Eglise priait Dieu pour lui avec insistance (Ac 12, 5). Une Eglise qui prie est gardĂ©e par le Seigneur et marche en sa compagnie. Prier c’est lui confier le chemin pour qu’il en prenne soin. La priĂšre est la force qui nous unit et nous soutient, le remĂšde contre l’isolement et l’autosuffisance qui conduisent Ă  la mort spirituelle. Car l’Esprit de vie ne souffle pas si l’on ne prie pas, et sans priĂšre les prisons intĂ©rieures qui nous retiennent captifs ne s’ouvrent pas.

Que les saints ApĂŽtres nous obtiennent un cƓur comme le leur, fatiguĂ© et pacifiĂ© par la priĂšre : fatiguĂ© parce qu’il demande, frappe et intercĂšde, chargĂ© de beaucoup de personnes et de situations Ă  confier ; mais en mĂȘme temps pacifiĂ©, parce que l’Esprit apporte consolation et force quand on prie. Combien il est urgent dans l’Eglise d’avoir des maĂźtres de priĂšre, mais avant tout d’ĂȘtre des hommes et des femmes de priĂšre, qui vivent la priĂšre !

Le Seigneur intervient quand nous prions, lui qui est fidĂšle Ă  l’amour que nous lui avons confessĂ© et qui nous est proche dans les Ă©preuves. Il a accompagnĂ© le chemin des ApĂŽtres et il vous accompagnera vous aussi, chers frĂšres Cardinaux, ici rĂ©unis dans la charitĂ© des ApĂŽtres qui ont confessĂ© la foi par le sang. Il sera aussi proche de vous, chers frĂšres ArchevĂȘques qui, en recevant le Pallium, serez confirmĂ©s Ă  vivre pour le troupeau, en imitant le Bon Pasteur qui vous soutient en vous portant sur ses Ă©paules. Que le Seigneur lui-mĂȘme, qui dĂ©sire ardemment voir tout son troupeau rĂ©uni, bĂ©nisse et garde aussi la DĂ©lĂ©gation du Patriarche ƒcumĂ©nique, et le cher frĂšre BartholomĂ©e, qui l’a envoyĂ©e en signe de communion apostolique

 

CREATION DE CARDINALE JEAN ZERBO : Une délégation malienne de qualité

AprĂšs l’arrivĂ©e de la dĂ©lĂ©gation du ConfĂ©rence Ă©piscopale lundi, S. E. M. l’ambassadeur Bruno MaĂŻga a accueilli ce matin avec sa cellule du protocole, Messieurs les ministres Abdoulaye Diop des Affaires Ă©trangĂšres et Thierno Mamadou Hass Diallo celui chargĂ© des Cultes.

Auparavant, sont venus hier dans l’aprĂšs-midi, Emmanuel Sagara, reprĂ©sentant de la prĂ©sidence et Abraham Bengaly, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du ministĂšre des Droits de l’Homme.

D’autres illustres invitĂ©s sont arrivĂ©s dans la journĂ©e, S. E. M. l’ambassadeur du Mali en France, Cheick Mouctary Diarra, qui reprĂ©sente le Mali au Vatican et l’ancien Premier ministre du Mali Diango Sissoko.

Tout cela tĂ©moigne de tout l’intĂ©rĂȘt qu’accorde le peuple malien par son prĂ©sident Ă  cette crĂ©ation du cardinal Jean Zerbo. En effet, c’est pour ses actions dans l’inter-religieux au Mali que le pape a choisi notre Ă©vĂȘque pour cette mission noble mais aussi exaltante.

Merci Ă  S. E. M. Bruno Maiga pour tous les efforts consentis depuis la semaine derniĂšre et mĂȘme avant pour la prĂ©paration de cette grande cĂ©rĂ©monie.

 

VATICAN : Pour ses 25 ans d’épiscopat, le pape invite les cardinaux Ă  se lever

 

Le pape François a concĂ©lĂ©brĂ© le mardi 27 juin 2017 au matin une messe avec les cardinaux prĂ©sents Ă  Rome, Ă  l’occasion du 25e anniversaire de son ordination Ă©piscopale. C’est en effet le 27 juin 1992 que Jorge Mario Bergoglio avait Ă©tĂ© ordonnĂ© Ă©vĂȘque auxiliaire de Buenos Aires par le cardinal Quarracino, qui avait demandĂ© Ă  Jean-Paul II de nommer ce jĂ©suite pour l’assister dans son ministĂšre d’archevĂȘque de la capitale argentine. Il lui succĂšdera aprĂšs sa mort, en 1998.

 

Lors d’une messe en la chapelle Pauline, lĂ  mĂȘme oĂč il avait cĂ©lĂ©brĂ© ses 80 ans le 17 dĂ©cembre 2016, le pape a dĂ©livrĂ© une mĂ©ditation sur la vieillesse, montrant que l’appel du Seigneur doit ĂȘtre entendu jusqu’au bout, et qu’il faut se mettre en chemin mĂȘme quand les forces physiques dĂ©clinent.

Les précisions de Cyprien Viet

Va-t’en. Quitte ta terre. LĂšve-toi ! Regarde ! EspĂšre ! C’est sur ces interpellations lancĂ©es par Dieu Ă  Abram, dans la premiĂšre lecture de ce jour, tirĂ©e du Livre de la GenĂšse, que le pape a dĂ©roulĂ© son homĂ©lie, devant la cinquantaine de cardinaux rĂ©unis pour l’occasion.

LĂšve-toi, chemine, ne reste pas immobile. Tu as un devoir, tu as une mission, et tu dois l’accomplir en chemin. Il ne faut pas rester assis : lĂšve-toi, debout ! Le pape a rappelĂ© que malgrĂ© son Ăąge avancĂ©, Abram n’avait pas de maison, mais une simple tente. Cependant, il avait construit un autel, pour adorer Celui qui lui avait demandĂ© de se lever, d’ĂȘtre en chemin.

Abram avait plus ou moins notre Ăąge, il s’apprĂȘtait Ă  prendre sa retraite, pour se reposer, mais il s’est levĂ©, comme un jeune homme, comme s’il Ă©tait un scout, a prĂ©cisĂ© le pape avec humour. Alors aujourd’hui aussi le Seigneur nous dit que notre histoire est ouverte, jusqu’à la fin, avec une mission.

 

Invitation au rĂȘve

Face Ă  ceux qui critiquent la gĂ©rontocratie de l’Eglise, le pape a invitĂ© les cardinaux Ă  rĂ©pondre en devenant des grands-parents qui peuvent donner aux jeunes un sens Ă  la vie, avec une expĂ©rience qui ne doit pas amener Ă  s’enfermer dans la mĂ©lancolie, mais au contraire Ă  s’ouvrir, Ă  rĂȘver, comme Anne et SymĂ©on qui dans leur vieillesse, au Temple de JĂ©rusalem, avaient su identifier JĂ©sus comme le Sauveur, et avaient transmis leur joie Ă  Joseph, Ă  Marie et aux autres tĂ©moins. Aujourd’hui aussi, les jeunes ont besoin de nos rĂȘves, a insistĂ© le Pape François.

Aux termes de la cĂ©lĂ©bration, le pape a repris la parole, en dĂ©clarant aux cardinaux : Je vous remercie pour cette priĂšre commune en cet anniversaire, en demandant le pardon pour mes pĂ©chĂ©s, et la persĂ©vĂ©rance dans la foi, dans l’espĂ©rance, dans la charitĂ©. Je vous remercie beaucoup pour cette compagnie fraternelle et je demande au Seigneur qu’il vous bĂ©nisse et vous accompagne sur la route du service de l’Eglise.

Bon anniversaire Sa Sainteté, et merci encore une fois pour le choix sur Mgr Jean Zerbo comme un de vos collaborateurs directs.

 

COMMENT LE CARDINAL SE CREE ? Le rite et sens du consistoire : remise des insignes du cardinal

ConsidĂ©rons Ă  prĂ©sent le rite qui d’une certaine maniĂšre consacre officiellement un cardinal, et qui donne dĂ©jĂ  une rĂ©ponse Ă  notre question principale : l’importance d’avoir un cardinal dans son pays. Le consistoire pour la crĂ©ation des nouveaux cardinaux se dĂ©roule actuellement selon le rite introduit Ă  l’occasion du consistoire du 28 juin 1991.

C’est sous le pontificat de saint Jean-Paul II qu’a Ă©tĂ© Ă©tabli son contenu. Au cours de la cĂ©lĂ©bration et aprĂšs le salut liturgique (au dĂ©but mĂȘme de la messe), le pape lit la formule de crĂ©ation et proclame les noms des nouveaux cardinaux. Le premier d’entre eux s’adresse alors au Saint-PĂšre au nom de ses collĂšgues. Suivent la liturgie de la Parole, l’homĂ©lie papale, la profession de Foi et le serment.

Ensuite, chaque nouveau cardinal s’approche du pape et s’agenouille devant lui pour recevoir la barrette, ainsi que son titre cardinalice ou sa diaconie. A ce moment, le Pape place la barrette sur la tĂȘte de l’impĂ©trant, en disant : “Reçois cette pourpre en signe de la dignitĂ© et de l’office de Cardinal, elle signifie que tu es prĂȘt Ă  l’accomplir avec force, au point de donner ton sang pour l’accroissement de la foi chrĂ©tienne, pour la paix et l’harmonie au sein du Peuple de Dieu, pour la libertĂ© et l’extension de la Sainte Eglise catholique et romaine”. In Le nouveau ThĂ©o, encyclopĂ©die catholique pour tous).

Le pape assigne Ă  chaque nouveau cardinal une Ă©glise de Rome (titre ou diaconie) en signe de participation Ă  la mission pastorale du pape sur la Ville Ă©ternelle (Rome). Le rite prĂ©voit ensuite la remise de la bulle (dĂ©cret) de crĂ©ation des cardinaux et l’échange du baiser de paix avec les autres Ă©lus et tous les autres membres du collĂšge cardinalice. Enfin, le rite se termine par la priĂšre universelle, le “Notre PĂšre” et la bĂ©nĂ©diction finale.

Par la suite, souvent au lendemain du consistoire, le pape concĂ©lĂšbre une messe d’action de grĂące avec les nouveaux cardinaux auxquels il remet l’anneau cardinalice “signe de dignitĂ©, de sollicitude pastorale et d’une plus Ă©troite communion avec le SiĂšge de Pierre”.

Un cardinal en tant qu’il est prince de l’Eglise catholique incarne aussi dans sa personne le signe de l’unitĂ© et la communion Ă©troite avec le pape dont il est d’ailleurs le conseiller. Il a prĂ©sĂ©ance partout sauf en prĂ©sence du pape, et il peut officier pontificalement dans toutes les Ă©glises hors de Rome, en faisant usage de la cathĂšdre (c’est-Ă -dire, comme s’il Ă©tait Ă©vĂȘque du lieu en question), ce qui est l’expression tangible de l’unitĂ© et de l’universalitĂ© de l’Eglise catholique.

 

 

SON EMINENCE JEAN ZERBO : Notre cardinal à tous

Une dĂ©lĂ©gation inter religieuse venue du Mali mais aussi du BĂ©nin et du Togo Ă©tait d’ailleurs prĂ©sente dans la basilique Saint-Pierre pour accompagner le nouveau Cardinal Jean Zerbo.

Le travail de Jean Zerbo dans le domaine de l’inter-religieux lui a valu le choix de sa saintetĂ©, le pape François pour le crĂ©er cardinal.

Et la prĂ©sence de toute cette diversitĂ© religieuse du Mali Ă  Rome ne fait qu’attester et confirmer l’évidence de ce choix.

Les deux délégations étaient

– Mohamed Moufar HaĂŻdara du Groupement des leaders spirituels musulmans du Mali.

– Issa Kaoudim du Haut conseil islamique

– Mme HaĂŻdara DjĂ©nĂ©ba Sy de l’Union des Jeunes Musulmans du Mali

– Le pasteur Marc Coulibaly

– Issa Djim chargĂ© de la communication du Conseil islamique du Mali

La deuxiÚme délégation qui est le Comité panafricain pour le dialogue des religions et des cultures était conduite par Mgr NicodÚme Batiga dont fait partie notre ancien Premier ministre Django Sissoko. Ses membres viennent de plusieurs pays notamment, le Togo, le Bénin, Haïti, Burkina Faso, etc.

Ce groupe a fait une requĂȘte Ă  l’ONU, celle d’instituer une JournĂ©e internationale du Vivre ensemble.

Compte tenu des contraintes de protocole du Vatican et du nombre de participants, les délégations ont eu le bonheur de se retrouver tous en la résidence de Son Excellence Bruno Maiga, ambassadeur du Mali en Italie, sur son invitation.

C’est le lieu de remercier Son Excellence pour sa contribution trĂšs apprĂ©ciable Ă  l’organisation de la cĂ©rĂ©monie de crĂ©ation du cardinal Jean Zerbo. Il faut souligner que c’est plutĂŽt Son Excellence Cheick Mouctary Diarra, notre ambassadeur Ă  Paris, qui reprĂ©sente le Mali au niveau du Vatican.

Il faudrait donc saluer le dynamisme et surtout les bonnes relations entre nos représentants diplomatiques pour la cause du Mali.

 

CARDINAL JEAN ZERBO : Curé de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue à Rome

Un nouveau cardinal pour l’Afrique, le premier pour le Mali : Jean Zerbo, l’ArchevĂȘque de Bamako, a Ă©tĂ© crĂ©Ă© mercredi 28 juin cardinal par le pape François lors d’une cĂ©rĂ©monie de consistoire dans la basilique Saint-Pierre et prĂ©cisĂ©ment dans la chapelle Santa Martha. Il y a ainsi revĂȘtu la pourpre cardinalice devenant ainsi le premier cardinal de l’histoire de son pays, le vingt-cinquiĂšme du continent africain.

La grande surprise mĂȘme pour les cinq nouveaux cardinaux a Ă©tĂ© la visite au pape Ă©mĂ©rite Benoit XVI, juste avant de regagner la Chapelle Santa Martha. Quelle Ă©motion ! AprĂšs la mise de la barrette, le pape François lui remit l’anneau cardinalice en ces termes :
Reçois l’anneau de la main de pierre. Saches qu’avec l’amour du prince des apîtres se fortifie ton amour envers l’Eglise.

AprĂšs leur avoir remis la barrette et l’anneau cardinalice, le Souverain Pontife a assignĂ© Ă  chacun des nouveaux cardinaux leur titre cardinalice qui souligne leur lien particulier avec le pape, Ă©vĂȘque de Rome. Chaque cardinal a reçu en effet une paroisse de Rome dont il est le curĂ© en titre. Pour le cardinal Jean Zerbo, ArchevĂȘque de Bamako (Mali) le Pape lui a assignĂ© La Paroisse Saint-Antoine-de-Padoue sur la Via Tuscolana.

Nous vous souhaitons au cardinal de réussir cette lourde tache comme vous avez amorcé les actions entre les religions et pour la réconciliation au Mali.

 

MESSE CONCÉLÉBRÉE DU PAPE AVEC LES CINQ NOUVEAUX CARDINAUX: SON HOMELIE

En concĂ©lĂ©brant la messe pour la solennitĂ© des saints apĂŽtres Pierre et Paul, ce 29 juin 2017, le pape François a lancĂ© cet appel aux baptisĂ©s : aujourd’hui le Seigneur nous regarde dans les yeux et demande : ‘Qui suis-je pour toi ?
 Suis-je encore, moi, le Seigneur de ta vie, la direction de ton cƓur, la raison de ton espĂ©rance, ta confiance indestructible ?’”.

 

Homélie du pape François :

La liturgie de ce jour nous offre trois mots essentiels pour la vie de l’ApĂŽtre : confession, persĂ©cution, priĂšre.

La confession est celle de Pierre dans l’Evangile, quand la question du Seigneur, de gĂ©nĂ©rale devient particuliĂšre. En effet, JĂ©sus demande d’abord : “Aux dires des gens, qui est le Fils de l’homme ?” (Mt 16, 13). Chez la plupart des gens, il Ă©merge de ce “sondage” que le peuple considĂšre JĂ©sus comme un prophĂšte. Alors le MaĂźtre pose aux disciples la question vraiment dĂ©cisive : “Et vous ? Que dites-vous ? Pour vous qui suis-je ?” (v.15). A ce moment seul Pierre rĂ©pond : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant” (v. 16). VoilĂ  la confession : reconnaĂźtre en JĂ©sus le Messie attendu, le Dieu vivant, le Seigneur de sa propre vie.

Cette question vitale, JĂ©sus l’adresse aujourd’hui Ă  nous, Ă  nous tous, en particulier Ă  nous pasteurs. C’est la question dĂ©cisive, devant laquelle il n’y a pas de rĂ©ponses de circonstance, parce que la vie est en jeu : et la question de la vie demande une rĂ©ponse de vie. Car si l’on ne confesse pas JĂ©sus Seigneur par sa propre vie, connaĂźtre les articles de foi sert Ă  peu de choses. Aujourd’hui il nous regarde dans les yeux et demande : “Qui suis-je pour toi ?” Comme pour dire : “Suis-je encore, moi, le Seigneur de ta vie, la direction de ton cƓur, la raison de ton espĂ©rance, ta confiance indestructible ?” Avec saint Pierre, renouvelons aujourd’hui, nous aussi, notre choix de vie comme disciples et apĂŽtres. Passons de nouveau de la premiĂšre Ă  la seconde question de JĂ©sus, pour ĂȘtre “Ă  lui” non seulement en paroles, mais dans les faits et dans la vie.

Demandons-nous si nous sommes des chrĂ©tiens de salon, qui bavardent sur la maniĂšre dont vont les choses dans l’Eglise et dans le monde, ou plutĂŽt des apĂŽtres en chemin, qui confessent JĂ©sus par la vie parce qu’ils l’ont dans le cƓur. Celui qui confesse JĂ©sus sait qu’il est tenu non seulement de donner son opinion mais de donner la vie ; il sait qu’il ne peut pas croire de maniĂšre tiĂšde mais qu’il est appelĂ© Ă  “brĂ»ler” d’amour ; il sait que dans la vie il ne peut “se laisser vivre” ou s’installer dans le bien ĂȘtre, mais qu’il doit risquer d’avancer au large, renouvelant chaque jour le don de soi. Celui qui confesse JĂ©sus fait comme Pierre et Paul : il le suit jusqu’à la fin ; non jusqu’à un certain point, mais jusqu’à la fin, et il le suit sur son chemin, non pas sur nos chemins. Son chemin est le chemin de la vie nouvelle, de la joie et de la rĂ©surrection, le chemin qui passe aussi par la croix et par les persĂ©cutions.

VoilĂ  le second mot, persĂ©cutions. Ce ne sont pas seulement Pierre et Paul qui ont donnĂ© le sang pour le Christ, mais toute la communautĂ©, au dĂ©but, a Ă©tĂ© persĂ©cutĂ©e, comme le rappelle le Livre des Actes des ApĂŽtres (cf. 12, 1). Aujourd’hui aussi, en diverses parties du monde, parfois dans un climat de silence – un silence souvent complice -, beaucoup de chrĂ©tiens sont marginalisĂ©s, calomniĂ©s, discriminĂ©s, faits l’objet de violences mĂȘme mortelles, souvent en l’absence d’engagement de la part de ceux qui pourraient faire respecter leurs droits sacrosaints.

Mais je voudrais surtout souligner ce que l’ApĂŽtre Paul affirme avant d’”ĂȘtre – comme il Ă©crit – offert en sacrifice” (2Tm 4, 6). Pour lui, vivre c’était le Christ (cf. Ph 1, 21), et le Christ crucifiĂ© (cf. 1Co 2, 1), qui a donnĂ© sa vie pour lui (cf. Ga 2, 20). Ainsi, fidĂšle disciple, Paul a suivi le MaĂźtre en offrant lui aussi sa vie. Sans la croix il n’y a pas de Christ, mais sans la croix il n’y a pas non plus de chrĂ©tien. En effet, « c’est le propre de la vertu chrĂ©tienne, non seulement de faire le bien, mais aussi de savoir supporter les maux » (Augustin, Disc. 46, 13), comme JĂ©sus. Supporter le mal, ce n’est pas seulement avoir de la patience et aller de l’avant avec rĂ©signation ; supporter, c’est imiter JĂ©sus : c’est porter le poids, le porter sur ses Ă©paules pour lui et pour les autres. C’est accepter la croix, allant de l’avant avec confiance parce que nous ne sommes pas seuls : le Seigneur crucifiĂ© et ressuscitĂ© est avec nous. Ainsi, avec Paul nous pouvons dire qu’”en toute circonstance nous sommes dans la dĂ©tresse, mais sans ĂȘtre angoissĂ©s ; nous sommes dĂ©concertĂ©s, mais non dĂ©semparĂ©s ; nous sommes pourchassĂ©s, mais non pas abandonnĂ©s” (2Co 4, 8-9).

Supporter, c’est savoir vaincre avec JĂ©sus Ă  la maniĂšre de JĂ©sus, non pas Ă  la maniĂšre du monde. VoilĂ  pourquoi Paul – nous l’avons entendu – se considĂšre comme un vainqueur qui va recevoir la couronne (cf. 2Tm 4, 8) et il Ă©crit : “J’ai menĂ© le bon combat, j’ai achevĂ© ma course, j’ai gardĂ© la foi” (v. 7). L’unique conduite de son bon combat a Ă©tĂ© de vivre pour : non pour lui-mĂȘme mais pour JĂ©sus et pour les autres. Il a vĂ©cu “en courant”, c’est-Ă -dire sans s’épargner, mais au contraire en se consumant. Il dit avoir gardĂ© une chose : non pas la santĂ©, mais la foi, c’est-Ă -dire la confession du Christ. Par amour pour lui, il a vĂ©cu les Ă©preuves, les humiliations et les souffrances, qu’il ne faut jamais rechercher mais accepter. Et ainsi, dans le mystĂšre de la souffrance offerte par amour, en ce mystĂšre que tant de frĂšres persĂ©cutĂ©s, pauvres et malades incarnent encore aujourd’hui, resplendit la force salvifique de la croix de JĂ©sus.

Le troisiĂšme mot est priĂšre. La vie de l’ApĂŽtre, qui jaillit de la confession et dĂ©bouche en offrande, se dĂ©roule tous les jours dans la priĂšre. La priĂšre est l’eau indispensable qui nourrit l’espĂ©rance et fait grandir la confiance. La priĂšre fait que nous nous sentons aimĂ©s et nous permet d’aimer. Elle nous fait aller de l’avant dans les moments sombres, car elle allume la lumiĂšre de Dieu. Dans l’Eglise c’est la priĂšre qui nous soutient tous et nous fait surmonter les Ă©preuves. Nous le voyons encore dans la premiĂšre lecture : “Tandis que Pierre Ă©tait ainsi dĂ©tenu dans la prison, l’Eglise priait Dieu pour lui avec insistance” (Ac 12, 5). Une Eglise qui prie est gardĂ©e par le Seigneur et marche en sa compagnie. Prier c’est lui confier le chemin pour qu’il en prenne soin. La priĂšre est la force qui nous unit et nous soutient, le remĂšde contre l’isolement et l’autosuffisance qui conduisent Ă  la mort spirituelle. Car l’Esprit de vie ne souffle pas si l’on ne prie pas, et sans priĂšre les prisons intĂ©rieures qui nous retiennent captifs ne s’ouvrent pas.

Que les saints ApĂŽtres nous obtiennent un cƓur comme le leur, fatiguĂ© et pacifiĂ© par la priĂšre : fatiguĂ© parce qu’il demande, frappe et intercĂšde, chargĂ© de beaucoup de personnes et de situations Ă  confier ; mais en mĂȘme temps pacifiĂ©, parce que l’Esprit apporte consolation et force quand on prie. Combien il est urgent dans l’Eglise d’avoir des maĂźtres de priĂšre, mais avant tout d’ĂȘtre des hommes et des femmes de priĂšre, qui vivent la priĂšre !

Le Seigneur intervient quand nous prions, lui qui est fidĂšle Ă  l’amour que nous lui avons confessĂ© et qui nous est proche dans les Ă©preuves. Il a accompagnĂ© le chemin des ApĂŽtres et il vous accompagnera vous aussi, chers frĂšres Cardinaux, ici rĂ©unis dans la charitĂ© des ApĂŽtres qui ont confessĂ© la foi par le sang. Il sera aussi proche de vous, chers frĂšres ArchevĂȘques qui, en recevant le Pallium, serez confirmĂ©s Ă  vivre pour le troupeau, en imitant le Bon Pasteur qui vous soutient en vous portant sur ses Ă©paules. Que le Seigneur lui-mĂȘme, qui dĂ©sire ardemment voir tout son troupeau rĂ©uni, bĂ©nisse et garde aussi la DĂ©lĂ©gation du Patriarche ƒcumĂ©nique, et le cher frĂšre BartholomĂ©e, qui l’a envoyĂ©e en signe de communion apostolique.

 

MESSE CONCÉLÉBRÉE PAR LE PAPE ET LES CINQ CARDINAUX CRÉES

“Tu es Petrus, et super hanc petram ĂŠdificabo

Ecclesiam meam ; et portĂŠ inferi non prĂŠvalebunt adversum eam”

“Tu es Pierre et sur cette pierre, je bĂątirais mon Eglise”.

AprĂšs la cĂ©rĂ©monie de la crĂ©ation des cinq nouveaux cardinaux dont le cardinal Jean Zerbo, avec la grĂące de Dieu, il a Ă©té  cĂ©lĂ©brĂ© le martyre de saint Pierre et de saint Paul, le monde entier solennise aujourd’hui leur mĂ©moire, les unissant dans les mĂȘmes cantiques, comme ils ont Ă©tĂ© unis par une mĂȘme foi et couronnĂ©s par un mĂȘme triomphe. C’est la fĂȘte de Paul, et, tous le proclament, c’est aussi la fĂȘte de Pierre.

Le choix de cette solennitĂ© n’est pas anodin pour la premiĂšre messe concĂ©lĂ©brĂ©e avec les nouveaux cardinaux. Le pape a dit que “sans la croix, pas de Christ et sans Christ pas de ChrĂ©tiens”. Demandons-nous si nous sommes des chrĂ©tiens de salons ou des apĂŽtres en chemin qui confessent JĂ©sus ? poursuit-il.

Le pape a remis aux 36 archevĂȘques mĂ©tropolitains nommĂ©s au cours de l’annĂ©e leur Pallium mais les impositions se feront dĂ©sormais dans leurs archidiocĂšses plus tard par les nonces apostoliques, reprĂ©sentant le Pape.

Comment garder le silence sur Pierre, quand on se rappelle avec quelle fermeté il a refoulé la rage de Simon le Magicien, lui a enseigné la saine doctrine et a confondu son orgueil ?
Par leur trĂ©pas glorieux, ces deux ApĂŽtres ont prouvĂ© combien la mort des saints est prĂ©cieuse devant Dieu. Paul est un vase d’Ă©lection, Pierre tient les clefs de la maison du Seigneur ; l’un Ă©tait pĂȘcheur, l’autre a Ă©tĂ© persĂ©cuteur. Paul a Ă©tĂ© frappĂ© d’aveuglement, afin de mieux voir ; Pierre a reniĂ©, afin de croire. Paul, embrassant la foi de JĂ©sus-Christ aprĂšs la rĂ©surrection de l’Eglise, s’est montrĂ© le disciple d’autant plus glorieux de la vĂ©ritĂ©, qu’il avait Ă©tĂ© plus obstinĂ© dans son erreur. Pierre pĂȘcheur n’a pas dĂ©posĂ© ses filets, mais les a changĂ©s, parce qu’honorĂ© le premier du sacerdoce, il prĂ©fĂ©ra dĂ©sormais les sources Ă  la mer, et chercha les poissons, non pas pour les dĂ©truire, mais pour les purifier.

Tous deux furent heureux dans l’administration de la doctrine, mais la mort les confirma dans un bonheur plus grand encore. Sur la terre, la gloire n’est qu’en dĂ©sir ; au ciel, elle a toute sa rĂ©alitĂ©. Sur la terre, les tribulations se succĂšdent, la mort met les saints en possession de la vĂ©ritable grandeur. La voix de ces ApĂŽtres se fait entendre jusqu’aux confins de la terre. Partout s’Ă©lĂšve en leur faveur un concert de louanges ; partout la voix des fidĂšles redit la magnificence de leur triomphe. Comment appeler morts des hommes dont la foi est un principe de vie et de rĂ©surrection pour le monde entier ? Pour arriver au glorieux sĂ©jour de l’Ă©ternelle lumiĂšre, que personne n’hĂ©site Ă  se confier en toute assurance Ă  la direction de ces illustres docteurs ; Ă  leur suite, la conquĂȘte du ciel n’est plus impossible. Paul est lĂ  pour seconder nos efforts, et Pierre pour ouvrir les portes de l’Ă©ternel sĂ©jour.

Du reste, il ne peut que nous ĂȘtre utile de rappeler le glorieux martyre de ces ApĂŽtres. Paul fut dĂ©capitĂ©, Pierre fut crucifiĂ© la tĂȘte en bas. Ce genre de mort est plein de mystĂšre. Il convenait que Paul eĂ»t la tĂȘte tranchĂ©e, parce qu’il est pour les Gentils le chef ou la tĂȘte de la foi. Pierre avait reconnu que JĂ©sus-Christ est la tĂȘte de l’homme, et comme JĂ©sus-Christ Ă©tait alors assis dans sa gloire, Pierre lui prĂ©senta d’abord sa tĂȘte, que les pieds devaient suivre, afin que dans ce nouveau genre de martyre, pendant que les pieds et les mains Ă©taient enchaĂźnĂ©s, la tĂȘte pĂ»t prier et prendre le chemin du ciel. Je ne suis pas digne, disait Pierre, d’ĂȘtre crucifiĂ© comme mon Seigneur. Par ce langage il ne refusait pas le martyre, mais il craignait de s’approprier le genre de mort du Sauveur, et ne se trouvait digne que de honte et de chĂątiment. Bienheureux Pierre, quand nous vous voyons suspendu Ă  la croix, combien vous l’emportez Ă  nos yeux sur le Magicien aspirant Ă  prendre son vol dans les airs ! Il ne s’Ă©lĂšve que pour tomber plus profondĂ©ment, tandis que vous n’inclinez votre tĂȘte vers la terre que pour possĂ©der le ciel aprĂšs votre mort, par la grĂące de JĂ©sus-Christ qui vit et rĂšgne dans les siĂšcles des siĂšcles. Ainsi soit-il.

” Sermon 58 de Saint Augustin, sur le martyre de Saint Pierre et Saint Paul”

Cette messe concĂ©lĂ©brĂ©e met fin aux cĂ©rĂ©monies de crĂ©ation de notre Cardinal Jean Zerbo. Prions pour lui afin le Seigneur l’aide Ă  bien s’acquitter de la lourde tĂąche.

 

NOUS AVONS NOTRE CARDINAL JEAN ZERBO : Alléluia, Alhamdoulillah, Do ka djan a sebali tÚ

Nous comptions les jours depuis l’annonce du pape François de crĂ©er Mgr Jean Zerbo Cardinal, le 21 mai 2017 a l’AngĂ©lus, prĂ©cisĂ©ment il y a un mois et une semaine.

Ce jour 28 juin 2017, Ă  la Chapelle Santa Marta du Vatican, en prĂ©sence de prĂšs de 200 cardinaux, de la famille de Jean Zerbo, des Officiels politiques et de la sociĂ©tĂ© civile du Mali, des responsables de la CommunautĂ© catholique du Mali, des reprĂ©sentants du Conseil Islamique du Mali, des amis du Mali, le Pape François a crĂ©Ă© Cardinal en mĂȘme temps que quatre autres Mgrs, Jean Zerbo ArchevĂȘque de Bamako. Quel parcours !

 

Jean qui es-tu ?

NĂ© le 27 dĂ©cembre 1943 a SĂ©gou Ă  “PĂšrĂšla”, le quartier catholique de SĂ©gou, Jean Zerbo, fils de Ba Antoine Zerbo et de Bernadette que nous appelions bien aimablement Mian, Ă©tait dĂšs Ă  son adolescence remarquĂ© pour sa propension Ă  la paix car Ă  chaque fois qu’il y avait des malentendus et surtout au foot, Jean s’interposait toujours.

C’est le lieu d’avoir une pensĂ©e et une forte reconnaissance pour ce quartier de la Mission catholique de SĂ©gou “PĂšrĂšla” qui doit ĂȘtre considĂ©rĂ© comme le berceau du catholicisme au Mali.
C’est en 1895 que les premiers Peres Blancs sont arrivĂ©s Ă  SĂ©gou. Le premier prĂȘtre malien, PĂšre François Diallo, PĂšre Blanc vient de SĂ©gou. SĂ©gou a Ă©galement fourni quatre Ă©vĂȘques Ă  l’Eglise Famille du Mali, Luc Auguste SangarĂ©, Jean-Marie CissĂ©, Joseph Dao, Augustin TraorĂ©.

Enfin, Ă  SĂ©gou, reposent dans la paix Ă©ternelle, le premier Ă©vĂȘque mĂ©tropolitain Mgr Acquart dĂ©cĂ©dĂ© par noyade en 1901, le pĂšre Prosper Kamara. Et aussi son Ă©vĂȘque, Julien Mory SidibĂ©.
Je ne saurai vous livrer ce qui s’est passĂ© ce mercredi 28 juin 2017 sans avoir une pensĂ©e pieuse et honorable pour le premier Ă©vĂȘque du Mali, Mgr Luc Auguste SangarĂ© qui a Ă©tĂ© aussi avant Jean Zerbo, le premier archevĂȘque malien de Bamako.

 

LA CÉRÉMONIE DU CONSISTOIRE

Avant de venir Ă  la chapelle Santa Martha, le pape François les a accompagnĂ©s voir le pape Ă©mĂ©rite Benoit XVI qui leur a demandĂ© de prier pour lui. Ce qui dĂ©montre que mĂȘme en occident les AinĂ©s tiennent une place importante.

Dans la chapelle, 200 cardinaux avaient pu prendre place pour assister Ă  la crĂ©ation des cinq nouveaux cardinaux. AprĂšs la remise de la Barrette et de l’Anneau aux nouveaux cardinaux, s’en est suivi le salut des anciens. Quelle Ă©motion!

Comme disent les anglais c’était vraiment “on Schedule”, c’est-Ă -dire que le timing a Ă©tĂ© respectĂ©. La cĂ©rĂ©monie a commencĂ© Ă  16h00, Notre Cardinal a eu sa barrette Ă  16h 30 et la cĂ©rĂ©monie a fini Ă  17h comme prĂ©vu.

Le message simple et plein de sagesse de notre nouveau cardinal Ă©tait “Allez dire Ă  ceux qui qui sont au pays que nous ne sommes pas des amis et autres mais de Balimas” c’est dire des frĂšres.

Pour la transmission, il y avait beaucoup de TĂ©lĂ©s internationales ce qui confirme dĂ©jĂ  ce que nous avions dit pour l’image de notre Maliba.

 

LE PALLIUM, SYMBOLE DE L’UNION ÉTROITE DES ARCHEVÊQUES AVEC LE PAPE

Le pallium Ă©tait annuellement imposĂ© par le pape au cours de la messe solennelle de la fĂȘte des saints Pierre et Paul, en la basilique Saint-Pierre au Vatican, le 29 juin.

Avant de recevoir le pallium, ceux à qui il est accordé prononcent un serment solennel de fidélité au Souverain Pontife devant le tombeau de saint Pierre.

Qu’est-ce que le pallium ?

Le pallium est une fine Ă©charpe de laine qui symbolise le pouvoir pontifical et exprime l’union Ă©troite des archevĂȘques avec le pape. Il est donc l’élĂ©ment distinctif des archevĂȘques mĂ©tropolitains que le pape remet lui-mĂȘme Ă  Rome, le 29 juin, jour de la fĂȘte des Saints Pierre et Paul.

Le pallium est un ornement liturgique catholique dont le port, sur la chasuble, est rĂ©servĂ© au pape, aux primats, aux archevĂȘques mĂ©tropolitains et Ă  quelques rares Ă©vĂȘques, pendant la cĂ©lĂ©bration de la messe. Il vient du latin pallium (au pluriel pallia) qui signifie manteau.

Il est surtout devenu l’un des signes de la fonction du pape. TissĂ© Ă  partir de la laine bĂ©nie le jour de la Sainte-AgnĂšs, le pallium est un large collier de tissu, avec deux bandes pendantes marquĂ©es de six croix, que le pape porte sur ses Ă©paules pendant les cĂ©lĂ©brations liturgiques.

Le pallium des archevĂȘques, tel que nous le connaissons Ă  prĂ©sent, se reconnaĂźt aux Ă©lĂ©ments suivants :

  • un col circulaire semi-rigide, ayant trois doigts de large, portĂ©e autour des Ă©paules, avec deux pendants, l’un sur la poitrine et l’autre sur le dos. Ces deux pendants sont maintenus en place Ă  leurs extrĂ©mitĂ©s par deux plaques de plomb recouvertes de soie noire.
  • Il est tissĂ© de laine blanche d’agneaux prĂ©sentĂ©s par les religieuses du couvent de Sainte AgnĂšs de Rome.
  • Il est ornĂ© de cinq croix pattĂ©es monochromes en soie symbole des plaies du Christ5, une sur chaque appendice et quatre sur la partie circulaire.

Les croix et les extrĂ©mitĂ©s des parties pendantes du pallium sont rouges pour le pape et noires pour les autres dignitaires. Elles ont Ă©tĂ© de couleur rouge pendant toute une partie du Moyen Âge.

  • L’encolure est munie de ganses, gĂ©nĂ©ralement au nombre de trois, dans lesquelles sont passĂ©es des Ă©pingles en matĂ©riaux prĂ©cieux servant Ă  fixer le pallium Ă  la chasuble.

Quel est le sens de ce pallium remis par le pape ?

“Le pallium symbolise ce qui est le propre de tout Ă©vĂȘque qui est d’abord le pasteur de son diocĂšse mais qui a Ă©galement une mission par rapport Ă  l’Église universelle, expliquait Mgr Pascal Wintzer. C’est d’ailleurs ce que le concile Vatican II a soulignĂ© en crĂ©ant le synode des Ă©vĂȘques. Les archevĂȘques, de maniĂšre plus particuliĂšre, sont appelĂ©s Ă  entretenir ce lien de communion avec le siĂšge de Pierre.

Le pallium est, avant la mitre (apparue au XIIe), le symbole de la plĂ©nitude de la fonction Ă©piscopale du pape sur l’Église universelle et de la mission que lui a confiĂ©e le Christ. Le port du pallium symbolise un lien personnel et institutionnel avec le pape.

ConsidĂ©rĂ© comme l’ancien vĂȘtement des pĂątres anatoliens, il est portĂ© symboliquement par les pasteurs d’Ăąmes. Sa symbolique est la mĂȘme pour les Églises orientales et l’Église latine, car il Ă©voque la brebis Ă©garĂ©e que le Bon Pasteur ramĂšne au bercail sur ses Ă©paules. Chez les latins, il est tissĂ© avec de la laine d’agneau, pour Ă©voquer l’agneau pascal et la brebis Ă©garĂ©e “Le pallium, tissu en pure laine placĂ© sur mes Ă©paules… peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une image du joug du Christ” (BenoĂźt XVI, messe inaugurale de son pontificat, 24 avril 2005). Il est symbole de zĂšle et d’humilitĂ©, mais aussi de l’autoritĂ© pastorale exercĂ©e en tant que service pouvant aller jusqu’au sacrifice. Chez les orientaux, il est tissĂ© en soie.

En raison de cette riche signification, cet ornement a trĂšs vite symbolisĂ© non pas un degrĂ© particulier du sacrement de l’ordre, mais la communion avec le successeur de Pierre dans la charge pastorale de toutes les Églises qui lui incombe. C’est pourquoi, il ne peut ĂȘtre portĂ© que par le pape ou les Ă©vĂȘques Ă  qui le pape en a confĂ©rĂ© le privilĂšge.

 

Histoire

Le pallium tel qu’il existe dans la liturgie catholique et qui n’a plus rien Ă  voir avec le manteau du mĂȘme nom, dĂ©rive lointainement d’un vĂȘtement grec, l’omophorion, sorte de manteau court dans lequel on se drape, fermĂ© par des Ă©pingles. Dans les Ă©glises de rite oriental (catholiques ou orthodoxes), l’omophorion grec, est devenu une large bande de tissu portĂ©e par les Ă©vĂȘques. Il n’y a pas lieu de donner une importance particuliĂšre Ă  certaines reprĂ©sentations anciennes de Marie, revĂȘtue d’un ornement ressemblant au pallium. Selon la tradition chrĂ©tienne, le pallium est avant le VIIIe siĂšcle une relique reprĂ©sentative de saint Pierre, ce tissu ayant Ă©tĂ© posĂ© sur son tombeau.

Le pallium symbolique apparaĂźt au Ve siĂšcle, comme insigne du pouvoir des empereurs, distinct des vĂȘtements civils. L’emprise des empereurs byzantins sur Rome s’amenuisant, le pallium fut adoptĂ© par le pape, au cours du processus de l’imitatio imperii qui caractĂ©rise le mouvement d’appropriation par les papes des symboles du pouvoir impĂ©rial entre le Ve et IXe siĂšcle2.

Au VIe siÚcle, son utilisation habituelle est supposée par les textes.

Le premier bĂ©nĂ©ficiaire connu est, en 513, CĂ©saire d’Arles que le pape Symmaque institue son vicaire en Gaule. Deux pallia dits de saint CĂ©saire sont conservĂ©s en l’Ă©glise Saint-CĂ©saire d’Arles. PropriĂ©tĂ©s de la commune d’Arles, ils ont Ă©tĂ© classĂ©s le 10 octobre 1998.

En 559, l’Ă©vĂȘque de Taormina, Second, en Ă©tait parĂ© puisque le pape PĂ©lage Ier, pour sanctionner son indiscipline, lui en interdit le port. En 570, Pierre III est le premier Ă©vĂȘque de Ravenne honorĂ©. Le pape GrĂ©goire Ier l’accorde Ă  plusieurs autres Ă©vĂȘques d’Italie ainsi qu’Ă  ses vicaires Ă  Salone, Corinthe, Justiniana Prima, SĂ©ville, Arles et Ă  Augustin de CantorbĂ©ry.
DĂšs le VIIe siĂšcle, le port du pallium s’accompagne d’un serment de fidĂ©litĂ© au pape.

Entre le IXe et XIe siĂšcle, en particulier dans le contexte de la querelle des investitures, le port du pallium a Ă©tĂ© rĂ©servĂ© aux archevĂȘques Ă  qui le pape en concĂšderait le privilĂšge comme symbole d’union avec lui et de soumission. Depuis, il a Ă©tĂ© Ă©tendu au cardinal-doyen et Ă  quelques trĂšs rares autres Ă©vĂȘques comme celui du Puy, ou autrefois celui d’Autun.
En 1978, Jean-Paul Ier choisit de remplacer l’imposition de la tiare par celle du pallium comme symbole du dĂ©but de son pontificat. Jean-Paul II, BenoĂźt XVI et François (pape) firent de mĂȘme.

Le jour de son intronisation, le 24 avril 2005, BenoĂźt XVI adopta un nouveau pallium, de la forme encore en usage au IXe siĂšcle. Ce pallium, conçu par Stefano Zanella, est revenu Ă  la forme prĂ©-mĂ©diĂ©vale d’une Ă©charpe libre, plus large que le pallium traditionnel mais moins que l’omophorion, dĂ©ployĂ©e sur les Ă©paules, et ornĂ©e des croix rouges et des Ă©pingles habituelles.

Le 29 juin 2008, BenoĂźt XVI a abandonnĂ© cet ornement qui s’Ă©tait rĂ©vĂ©lĂ© encombrant et peu pratique, dĂ©saccordĂ© de surcroĂźt avec le style des ornements liturgiques mĂ©diĂ©vaux ou modernes, et avec celui des basiliques de la Renaissance dans lesquelles le pape est habituellement amenĂ© Ă  cĂ©lĂ©brer.

Le nouveau pallium de Benoßt XVI est entiÚrement plat, plus large que les pallia archiépiscopaux et orné de croix pattées rouges et des épingles traditionnelles.
Sur le mobilier hĂ©raldique de ses armoiries, BenoĂźt XVI a remplacĂ© la tiare par la mitre ; il y a ajoutĂ© le pallium (sous l’Ă©cu des armes proprement dites) comme unique signe de la dignitĂ© pontificale. Ce pallium hĂ©raldique porte Ă©galement des croix rouges.

 

Rites

Depuis le 29 janvier 2015 : dans une dĂ©cision prise par le pape François et envoyĂ©e aux nonces apostoliques le 12 janvier prĂ©cĂ©dant, ce n’est plus le pape qui imposera le pallium sur le nouvel archevĂȘque mĂ©tropolitain, mais le nonce apostolique dans la cathĂ©drale de l’archevĂȘque. Les nouveaux archevĂȘques continueront par contre Ă  se rendre le 29 juin Ă  Rome pour assister Ă  la Basilique Saint Pierre de Rome, Ă  la bĂ©nĂ©diction des nouveaux palliums et recevoir en privĂ© des mains du pape François le pallium pour se le voir imposer par la suite6.

Les pallia sont préalablement déposés symboliquement sur le tombeau de saint Pierre.

Le pallium est portĂ© sur la chasuble exclusivement, lors de la messe solennelle, de la collation des ordres sacrĂ©s, pour la bĂ©nĂ©diction d’un abbĂ© ou d’une abbesse, la consĂ©cration d’une vierge, la dĂ©dicace d’une Ă©glise ou d’un autel, etc.

Au Moyen Âge, le pallium ne pouvait ĂȘtre portĂ© par les archevĂȘques qu’Ă  certaines fĂȘtes. Le pape Ă©tait seul Ă  pouvoir porter le pallium dans d’autres cĂ©rĂ©monies que la messe.

Le canon du Code de Droit Canonique qui traite du pallium est le canon 437 :
§ 1. Le MĂ©tropolitain est tenu par l’obligation, dans les trois mois Ă  partir de la consĂ©cration Ă©piscopale, ou s’il a Ă©tĂ© dĂ©jĂ  consacrĂ©, Ă  partir de la provision canonique, de demander lui-mĂȘme ou par procureur au Pontife Romain le pallium qui de fait signifie le pouvoir dont le MĂ©tropolitain, en communion avec l’Église Romaine, est muni par le droit dans sa propre province.

  • 2. Le MĂ©tropolitain peut porter le pallium selon les lois liturgiques, dans toute Ă©glise de la province ecclĂ©siastique qu’il prĂ©side, mais absolument pas hors de celle-ci, mĂȘme pas avec l’autorisation de l’ÉvĂȘque diocĂ©sain.
  • 3. Si le MĂ©tropolitain est transfĂ©rĂ© Ă  un autre siĂšge mĂ©tropolitain, il a besoin d’un nouveau pallium.
    Dans l’Église orthodoxe, il prend le nom d’omophore ou omophorion et il est portĂ© par tous les Ă©vĂȘques.

 

MONSEIGNEUR JEAN CARDINAL ZERBO : SES GRANDES DATES

Jean Zerbo, nĂ© le 27 dĂ©cembre 1943 Ă  SĂ©gou, est un prĂ©lat catholique malien, archevĂȘque de Bamako depuis 1998.

– 27 dĂ©cembre 1943 Ă  SĂ©gou, situĂ©e dans l’actuelle 4e rĂ©gion Ă©conomique au Mali.

– 10 juillet 1971, il est ordonnĂ© prĂȘtre pour le diocĂšse de SĂ©gou par Mgr Pierre Louis Leclerc, son Ă©vĂȘque.

– En dĂ©cembre 1975, il est Ă©tudiant Ă  Lyon. C’est en 1982 qu’il retourne au Mali oĂč il est affectĂ© Ă  la paroisse de Markala.

– 21 juin 1988, il est nommĂ© Ă©vĂȘque auxiliaire de Bamako, avec le titre d’évĂȘque titulaire d’Accia.

– 20 novembre 1988, il est consacrĂ© par le cardinal Jozef Tomko, prĂ©fet de la CongrĂ©gation pour l’Ă©vangĂ©lisation des peuples.

– 19 dĂ©cembre 1994- 27 juin 1998, il est transfĂ©rĂ© au diocĂšse de Mopti.

– 27 juin 1998, il devient archevĂȘque mĂ©tropolitain de Bamako.

– 21 mai 2017, Ă  la fin du Regina CƓli, le pape François annonce sa crĂ©ation comme cardinal lors du consistoire du 28 juin 2017.

– 28 juin 2017, Jean Zerbo est crĂ©Ă© cardinal. Il devient le 25e cardinal africain.

Aujourd’hui est un grand jour pour l’Eglise Famille de Dieu du Mali et pour tout le peuple malien car si le cardinal a rĂ©ussi ses actions inter-religieuses, c’est avec l’Ă©coute et la complicitĂ© des autres confessions.

Prions pour notre cardinal afin qu’il puisse porter cette lourde tache.

Prions pour nous-mĂȘmes afin que cette nouvelle Etoile dans le ciel de notre Grand Maliba soit aussi porteuse de la paix, grand souci du cardinal Jean Zerbo.

Source : Providentiel

Dossier réalisé par Guillaume Mamadou Hachim Diallo et Iréli Dara

 

 

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2 COMMENTAIRES

  1. pasteur Marc DiĂšgnon Coulibaly est le Fondation de la Mission Internationale pour l’Evangelisation et l’Implantation des Eglises (M.I.E.I.E) Mr le Journaliste!!!

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