La page Sanogo, définitivement tournée? Les grandes manœuvres !

07 Mai 2013 - 08:10
Mis à jour: 13 ans
137
Rien, à première vue, ne lie les deux affaires. A savoir, celle dite Boukary Daou, directeur de publication du journal «Le Républicain » et la prétendue demande d’exil du capitaine Sanogo, toute chose, soit- dit en passant, vivement démentie par l’intéressé. Et pourtant ! [caption id="attachment_69164" align="alignleft" width="310"]Capitaine Sanogo Amadou Haya Capitaine Sanogo Amadou Haya[/caption] L’arrestation du confrère, on le sait, a été attribuée à l’homme fort de Kati. Et là aussi, le démenti, par lui apporté, n’a visiblement pas atteint les dimensions de l’accusation (l’information a été relayée par tous les médias du monde). Du coup, s’est rependue, dans l’imaginaire collectif,  l’intime conviction selon laquelle, c’est bien Kati qui tirerait les ficelles en eau trouble devant un président de  transition qui n’existerait finalement que de façade. Si cette croyance populaire a de quoi renforcer le chef de la junte, elle affaiblit aussi et surtout toute l’équipe de la transition. Citant le dernier rapport du Sénat français en date du 22 avril dernier, l’AFP rappelle en effet « l’influence des anciens acteurs du coup d’Etat, à savoir la junte commandée par le capitaine Sanogo… Le Mali doit […]  composer avec un chef d’Etat dont l’énergie n’est pas la première qualité, comme l’explique Roland Marchal.  Bien qu’officiellement écartés du pouvoir, ils peuvent compter sur leurs alliés qui détiennent des ministères clés, comme celui organisant les élections ». C’est bien «l’affaire Boukary Daou» qui a laissé percevoir, à tort ou à raison, cette «influence»  présumée du capitaine Sanogo et les «limites» du professeur Dioncounda Traoré. Et patatras ! Le président nigérien rebondit sur la remarque et invite la junte à s’abstenir de toute influence sur le processus électoral ; le capitaine Sanogo est invité  à s’exiler (sa prétendue demande d’exil est en fait une invitation, voir un avertissement pour ce faire); les ministres présumés sous sa coupe tentent alors le tout pour prouver qu’ils restent  libres de tout engagement avec le putschiste; même si, pour ce faire, ils se doivent d’organiser des élections bâclées; et en valider les résultats ! Qu’importe ! Il faut montrer pattes blanches à Messieurs François Hollande et Laurent Fabius! Mission presque accomplie, en tout état de cause. Le capitaine est de plus en plus isolé et il ne fait pas bon aujourd’hui,  dans certaines sphères de se réclamer  de Kati. Ceci semble bien être le but de la manœuvre. Et en bon soldat, le capitaine a prêté le flanc à travers des sorties médiatiques pour le moins litigeuses et contre-productives. Selon toute évidence, il a été poussé à la faute. Sa marge de manœuvre est désormais très réduite et l’exil semble dorénavant l’une des rares alternatives qui se présentent désormais à lui. B. Diarrassouba

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (137)

User
amadou
amadou 13 ans
Vous semblez ignorer que l'avènement de ce capitaine n'est que la résultante d'un échec criard de notre classe politique la mauvaise gouvernance du pays. C'est pourquoi la maxime nous enseigne 'au lieu d'accuser là où tu es tombé, il faudra t’en prendre à là où tu as trébuché. En tous les cas, si nous devrons continuer comme auparavant, bonjour aux dégâts. En conclusion, pour nous éviter de tels pans honteux dans notre histoire, améliorer la gouvernance de ce pays chers politiciens, l'opinion international bien que favorable à la constitutionnalité, ne pourra pas vous sauver à tous les cas, pour une fois, ce serait peut être trop tard.
Kadi
Kadi 13 ans
Amadou Haya SANOGO, le farceur de l'histoire. Le grand comédien qui hier menaçait et aujourd'hui se cache car des hommes des vrais lui ont dit de la fermer.Je pensais sincèrement qu'il avait du courage et là je vois que c'est un plaisantin qui a foutu notre pays dans une voie presque sans issue et qui ne s'en rend même pas compte. Dommage!
MALINDIVISIBLE
MALINDIVISIBLE 13 ans
COMME LE PEUPLE EST FAIBLE DEVANT LES POLITICIENS CORROMPUS, DIEU A DECIDE DE VENIR EN AIDE AUX MALIENS EN METTANT SUR SCENE SANOGO QUI EST LA SOLUTION POUR FAIRE PEUR CES POURRIS D'HOMMES POLITIQUES QUI N'ONT AUCUNE PITIE POUR LE PEUPLE PAUVRE DU MALI.
makdia
makdia 13 ans
salut a tous dit vous avez pas mare de parler de sanogo car on s en fous de lui si vous ete mallien le probleme du mali c est kidal ces la qu on a besoin de vos lumiere et comenteur merci
Soldat Raté
Soldat Raté 13 ans
Mais mon frère ... l'article est sur le monsieur et moi je n'aime pas faire hors sujet ... j'ai eu trop de mauvaises notes à cause de ça au lycée .... :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: Moussa Ag,....qui comprend les préoccupations du frère makdia....
Boubacar Sakado
Boubacar Sakado 13 ans
La page Sanogo sera réellement tournée le jour ou il sera assit au banc des accusés de la cour martiale et condamné à la peine de mort. Le MNLA a assassiné des soldats à Aguel'hoc, aucun Malien ne peut ni ne veut pardonner cette horreur. La capitaine Sanogo et sa junte ont assassiné 21 soldats parachutistes bérets rouges des frères d'arme. Ces paras ne sont pas morts dans des combats, non ils ont été sortis de leur prison pour être égorger comme des moutons. <strong>Comment des assassins pourraient-ils avoir leur mot à dire dans les affaires du Mali ? Comment des assassins pourraient-ils êtres toujours parmi les premier dirigeants du Mali ? </strong> Ceux qui prétendent de telles absurdités ne méritent pas d'être sur terre car ils sont les complices des assassins.
Onate
Onate 13 ans
"La capitaine Sanogo et sa junte ont assassiné 21 soldats parachutistes bérets rouges des frères d’arme. Ces paras ne sont pas morts dans des combats, non ils ont été sortis de leur prison pour être égorger comme des moutons." cette seule phrase suffit à qualifier le pantin de Kati et sa bande. tout ceux qui le soutiennent devront eux aussi répondre de cette action devant le peuple et la justice.
LaBamakoise
LaBamakoise 13 ans
<i>« La capitaine Sanogo et sa junte ont assassiné 21 soldats parachutistes bérets rouges des frères d’arme. Ces paras ne sont pas morts dans des combats, non ils ont été sortis de leur prison pour être égorger comme des moutons. »</i> Oui, et ce ne sont pas les seuls assassinats dont est responsable ce groupe d'ouvreurs de marmite: NON À LA RÉINTÉGRATION DES ASSASSINS DE L'EMIA</b> <b>« Le Sphinx » avait décidé, pour la cohésion sociale et l’entente entre tous les militaires, de geler les révélations et témoignages accablants</b> qu’il a pu recueillir auprès des principaux témoins qui ont assisté à l’exécution sommaire de cinq de leurs camarades par leurs ainés de la 3ème année de l’EMIA. Exécution qu’ils ont voulu cacher sous fonds de bizutage ou de « bahutage » comme le disent nos militaires. Mais seulement, depuis quelques moments, une certaine presse a été commanditée, pour lancer des ballons d’essai afin de préparer l’opinion nationale et internationale à la réintégration de ces assassins au sein de notre armée. L’argument fallacieux est tout trouvé : nos spin doctors largement rétribués par certains membres du CNRDRE – devenus multimillionnaires depuis le coup d’Etat du 22 mars, à force de rapine, pillage et chantage- ont pour mission de faire croire à l’opinion que les élèves-officiers d’Active étrangers inculpés dans le meurtre de cinq de leurs cadets ont été réintégrés au sein de leur armée respective et que certains font même partie des contingents de leurs pays, envoyés au Mali, dans le cadre de la MISMA pour aider notre pays à reconquérir son septentrion. <b>Pourquoi ces officiers s’agitent-ils aujourd’hui ?</b> Tout simplement, ils veulent être exonérés de toute poursuite parce qu’ils ont « pris » le pouvoir depuis un certain 22 mars 2012. <b>Oui parmi les putschistes, il y a quatre lieutenants qui avaient été mis sous mandat de dépôt par le juge d’instruction chargé de l’affaire pour le délit de non assistance à personnes en danger. Ce sont eux avec justement leurs élèves – qu’on avait arrêtés à et inculpés pour coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort, sans intention de la donner, coups et blessures volontaires avec préméditation, tortures, complicité, à la suite d’une enquête préliminaire minutieusement menée par le Groupement de la Gendarmerie de Koulikoro,- qui sont les auteurs du putsch du 22 mars 2012.</b> <b>Ce jour-là, ils ont libéré</b> les élèves-officiers d’active qui étaient incarcérés -disons plutôt en résidence surveillée – à l’école d’application des officiers de Kati, leur ont remis armes et minutions pour descendre sur le Palais présidentiel sis à Koulouba. . Ce sont ses officiers encadreurs à l’EMIA et leurs élèves-officiers d’Active qui devraient être radiés des effectifs de l’armée qui ont perpétré le putsch qui a fait une quinzaine de morts. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles, les putschistes n’ont jamais voulu donné la liste des membres du tristement célèbre Comité national de redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE ), au risque d’être dès les premiers jours désavoués par les Maliens. <b>ATT avait, malheureusement refusé de signer leur décret de radiation</b> sous le prétexte qu’il ne voulait pas affaiblir davantage l’Armée malienne qui était déjà en guerre au Nord . Et il avait même, entre temps rappelé et nommé le colonel-major, Soungalo Coulibaly, directeur de l’EMIA au moment des faits au poste de chef d’Etat major adjoint de l’Armée. Il faut noter cependant que le capitaine Amadou Aya Sanogo, bien qu’étant encadreur à l’Emia au moment des faits n’est, contrairement à certaines allégations, pas du tout concerné par ce dossier pour la simple raison qu’il était, ce jour-là absent de Tientienbougou, où ont eu lieu les assassinats. A son retour le soir à Koulikoro, c’est lui qui est allé demander aux encadreurs et aux élèves de retourner à l’Ecole. <b>Flash-back sur des assassinats prémédités</b> <b>Cinq jeunes élèves-officiers d’Active sont morts ce triste jour du lundi 3 octobre 2011. Ils ont pour noms : Fatou Seck Gningue venue du Sénégal, Sékou Aw, Cheick Oumar Bouaré, Sidiki Tangara, Thierno S Kéïta, tous jeunes maliens</b>. Une chose est pour le moins sure : il ne s’agit pas d’accident, encore moins d’incident. Un des bourreaux, en l’occurrence Amadou Kaba Diakité, n’avait-il pas promis pendant le week-end mort d’homme aux victimes lors de ladite séance de « bahutage » ? Une tradition très contestée, au cours de laquelle, les aînés ou « affreux » dans le jargon militaire, à savoir ceux de la classe supérieure, manœuvrent quelque peu leurs cadets. Qu’on se le dise tout de suite : la pratique n’est pas réglementaire. Il s’agit à l’origine juste de donner un aperçu des difficultés du parcours au nouvel arrivant dans le compartiment supérieur. Il a pour objectif de developper chez le futur officier le respect de la hiérarchie, le caractère et la personnalité , la résistance et l’endura
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (111)
  • Nfp (82)
  • Kankan (53)
  • Sissoko (25)
  • Citoyen du monde (22)