Conseil consultatif de sécurité régionale de Mopti : une dynamique civilo-militaire pour renforcer la paix et la sécurité
La consolidation de la paix et le renforcement de la résilience communautaire étaient au centre de la première session ordinaire de l’année 2026 du Conseil consultatif de sécurité régionale de Mopti.
Tenue cette semaine dans les locaux du gouvernorat, la rencontre a réuni autorités administratives, forces de défense et de sécurité, partenaires techniques ainsi que des représentants de la société civile autour des enjeux sécuritaires de la région.
Cette session s’inscrit dans une volonté de renforcer la collaboration civilo-militaire et d’analyser les dynamiques locales de conflits afin de préserver les acquis et définir de nouvelles perspectives pour les mois à venir. Au cours des échanges, l’ONG DIAM SAHEL et ses partenaires ont renouvelé leur engagement à accompagner durablement les communautés de Mopti dans la quête de la paix et de la stabilité. Représentant l’organisation, Marc Jean Pierre Téssougué a insisté sur la nécessité de traduire les débats en résultats concrets pour les populations.
« La sécurité que nous discutons ne doit pas rester confinée entre les murs de cette salle. Elle doit se ressentir dans les champs des paysans, dans les écoles qui doivent rester ouvertes, sur les routes qui relient nos familles et nos villes », a déclaré le sieur Tessougué, qui assure que l’ONG poursuivra ses actions aux côtés des autorités et des communautés afin de faire des orientations stratégiques des réponses concrètes aux défis sécuritaires et sociaux de la région.
Même engagement affiché par les partenaires internationaux. Le représentant de la Coopération suisse, Abdoul Wahab Dieng, a souligné que les réponses durables aux défis sécuritaires reposent sur des mécanismes de gouvernance partagée et une implication accrue des acteurs locaux. Présidant la rencontre, le gouverneur de la région de Mopti, le Général de Brigade Daouda Dembélé, a salué une initiative conforme à la vision des autorités de la Transition. Selon lui, cette démarche illustre la volonté des plus hautes autorités du pays d’associer davantage les citoyens à la gestion des questions sécuritaires. « Elle représente une étape décisive dans la mise en œuvre de l’architecture de sécurité voulue par le gouvernement avec à sa tête le général de division Abdoulaye Maïga, lequel a placé le citoyen au cœur de l’action publique comme acteur et bénéficiaire de la sécurité », a-t-il affirmé.
Les participants ont enfin procédé à l’évaluation des actions menées jusque-là et à l’élaboration d’une feuille de route pour les prochains mois. Tous ont insisté sur la nécessité d’une synergie renforcée entre forces de défense et de sécurité, autorités administratives et organisations de la société civile afin d’instaurer un climat de confiance durable au bénéfice des populations de Mopti.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net