Mali : des organisations paysannes exigent l’arrêt des pesticides interdits en Europe

En marge du Forum national sur l’agriculture biologique et l’agroécologie qui se tient actuellement à Bamako, plusieurs organisations paysannes et de la société civile du Mali ont lancé un appel pressant aux autorités nationales et internationales.

01 Déc 2025 - 02:18
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Mali : des organisations paysannes exigent l’arrêt des pesticides interdits en Europe
Des pesticides interdits (photo à titre illustratif

À travers une déclaration intitulée « Stop aux pesticides dangereux», elles dénoncent l'utilisation persistante en Afrique de substances chimiques pourtant interdites en Europe en raison de leur toxicité avérée.

Les signataires affirment leur engagement pour une transition agroécologique et biologique, tout en tirant la sonnette d’alarme sur ce qu’ils qualifient de « scandale sanitaire et environnemental ». Selon la déclaration, plusieurs pesticides classés parmi les plus dangereux, notamment les néonicotinoïdes tels que l’Imidaclopride, la Clothianidine ou le Thiaméthoxame interdits dans l’Union européenne depuis 2018 continuent d’être massivement exportés vers les marchés africains. Ces produits se retrouvent au Mali, parfois par des voies illégales, exposant agriculteurs, consommateurs et écosystèmes à des risques graves. «Ce qui est interdit ailleurs ne peut être acceptable ni en Afrique ni au Mali », insistent-elles.

Les organisations rappellent que ces substances sont à l’origine de nombreuses intoxications ainsi que de maladies chroniques comme des cancers, des troubles neurologiques, des problèmes de fertilité, des malformations congénitales ou encore l’affaiblissement du système immunitaire. Les groupes les plus touchés, selon elles, incluent les enfants, les femmes enceintes et les travailleurs agricoles, quotidiennement exposés à ces produits toxiques.

Au-delà des risques sanitaires, l’impact écologique est tout aussi préoccupant. Les pesticides interdits entraînent la dégradation des sols, l’appauvrissement de la biodiversité, la disparition massive des abeilles et pollinisateurs, ainsi que la pollution des rivières et nappes phréatiques. Une situation qui compromet la sécurité alimentaire du pays et freine les efforts de transition écologique initiés par les autorités maliennes. Les organisations dénoncent par ailleurs une « injustice environnementale », estimant que l’Afrique ne doit pas devenir un «déversoir » pour des produits jugés trop dangereux pour les populations européennes.

Dans leur déclaration, elles formulent une série de demandes fortes à l’adresse de l’Union européenne, qu’elles exhortent à interdire la production de pesticides déjà bannis sur son territoire et dont les fabricants continuent pourtant l’exportation vers l’Afrique. Elles appellent également à mettre fin à toutes les exportations de pesticides extrêmement dangereux (HHP), notamment ceux prohibés en Europe.

 Transition vers une agriculture biologique et l’agroécologie

S’agissant des autorités maliennes, les organisations demandent un renforcement strict des contrôles douaniers, la sanction des importateurs illégaux, ainsi que la mise en place d’un système d’information et d’alerte accessible aux producteurs, y compris dans les langues locales. Elles plaident également pour un soutien accru à la transition agroécologique et à l’agriculture biologique, notamment par le développement de bio-intrants et le renforcement du Système participatif de garantie (SPG). Une autre proposition majeure concerne la création d’un cadre de concertation réunissant État, scientifiques, société civile, paysans et consommateurs afin d’élaborer une politique nationale de réduction des pesticides dangereux.

Les organisations paysannes réaffirment enfin leur détermination à poursuivre la sensibilisation, la mobilisation communautaire et le plaidoyer auprès des décideurs. Elles appellent à renforcer les capacités des producteurs pour favoriser l’adoption de pratiques agroécologiques, promouvoir des alternatives naturelles pour la protection des cultures et encourager des politiques publiques cohérentes avec les ambitions d’une agriculture durable et biologique.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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Commentaires (5)

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Noublions pas que leurs religions….
Noublions pas que leurs religions…. 5 mois
….nous combattent, nous désorientent, nous dénaturent, pour coloniser et eux s installent en maitres des esclavagisés colonisés,…..
Sorroz
Sorroz 5 mois
AYEZ LES YEUX OUVERTS, GRANDEMENT, DES GENS VEULENT DÉTRUIRE L HOMME NOIR, DEPUIS DES SIECLES ET SONT ENTRAIN DE REUSSIR EN TUANT DANS GUERRES INTERMINABLES ET EMPOISONEMENT ALIMENTAIRE ET MEDICINAL.
Kankan 11 mois
Aspect of golden rules of pesticides are if it is banned where it is produced plus in that nation non African partner nations it should be banned in Africa plus any found using it commits most serious criminal act. In 1994 while working in Detroit Michigan meat packing house cutting much beef with Nigerian who was college student that wanted to be captain of transport vessels working next me assistant to one of bosses told me boss want you to know that pesticide is dangerous. At that time in 1980s neither I nor Nigerian (Abuja) knew what in hell he was talking about or why he came to me. Sometimes later upon researching pesticides I come learn they are primarily toxic bacteria that are to kill pest but be harmless to humans where food is duly managed. Most of bacteria have treatment that is cure if mismanaged by humans. HIV have proven to have dynamic input from pesticide that cure was not found thus that pesticide was pulled off market but, after all existing was dumped in places like Africa plus Haiti at unbelievably low price. It was effective however, after dumping stories begin to spread that that pesticide was key element in causing HIV/ AIDS. It was homosexual mixture of uncooked digested corn, hormones of two different men, semen of of one plus bacteria of anal of other mixing together in infected ulcer of anus to become HIV/ AIDS that could be transmitted by anal or vaginal intercourse but, unfortunately could not be cured. Later it was discovered HIV could be transmitted by blood transfusion. This above all other reasons is why we should not tamper with banned pesticides plus severely punish those who do. If we are civilized we must have life or death rules that we do not allow to be violated. Prohibiting use of ban pesticides is one. Despite homosexual behavior created plus maintain HIV/ AIDS in homosexual community I do not blame homosexuals for HIV/AIDS in heterosexual community. I blame perpetrator who are bisexual punks. Yes few number of heterosexuals due to blood transfusion would have contracted HIV but, that would not equal one percent of world HIV population. This is one more cause of why we are our Brothers' keepers. Africa First People of Books. Henry Author Price Jr aka Kankan
Kinguiranke
Kinguiranke 11 mois
Tre bonne decision! Commençons a produire 100% de nos propres pesticides!
roton577 11 mois
https://www.maliweb.net/author/roton577
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