Crise sociale, économique, institutionnelle, sécuritaire… : De l’imminence d’un remaniement ministériel

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Après plus d’un an passé aux commandes du Mali, le Président Ibrahim Boubacar Kéïta et son gouvernement, sont confronté à de sérieux et graves problèmes parmi les quels la situation économique aigue, sociale avec un chômage galopant, institutionnelle ou sécuritaire avec la montée en flèche du banditisme en plein cœur de la capitale, n’en parlons pas du nord et les libération de terroristes, sans compter des ministres qui passent plus de temps à jaser que d’atteindre les objectifs pour lesquels ils se sont engagés voilà six mois aujourd’hui. C’est fort de ce constat hallucinant que les observateurs avisés et mêmes des compatriotes pensent que le Chef de l’Etat a tout intérêt à procéder à un réajustement ministériel pour baisser la tension. Et pour cause !

Son discours programme qui n’est autre qu’un projet de sortie de crise pour le Mali que tous les acteurs doivent s’approprier (Opposition et la majorité présidentielle), tout comme la société civile, est une aubaine pour le pays des grands empires. « Aussi, l’heure pas aux critiques et autres manœuvres visant à affaiblir un régime déjà faible de part la situation du pays », remarque O.T, ingénieur.

Trois raisons fondamentales exigent ce réajustement ministériel, qu’importe la dénomination : – primo les conditions de vie des populations se dégradent de jour en jour et l’argent se fait rare à tel point que les habitudes sont totalement bouleversées pendant que certains vivent dans l’opulence insultante et les débats font rage; secundo le blocage des pourparlers d’Alger suspendus jusqu’au mois de janvier prochain et qui ravivent les rancœurs par des informations alarmistes malgré les explications peu convaincantes du gouvernement, s’est ajoutée la libération des terroristes dont l’un abattu un gardien de prison à la MCA. Et tertio, la léthargie gouvernementale due au semblant de fonctionnement de certains départements, exigent du Président IBK dont le nom fait la Une des débats dans les grins, de procéder à un réajustement ministériel permettant à de nouvelles têtes de voir le jour. Ce constat est de nos jours partagé par nos compatriotes qui ne se retrouvent plus en IBK, l’homme de parole d’hier et de poigne. « Il est vrai que le Chef de l’Etat attend de sa majorité, un accompagnement intelligent certes, mais toujours est-il qu’il doit préparer les conditions d’une telle opération », se demande Harouna, un jeune loup d’une formation politique. Pour ce leader d’un parti proche de la majorité présidentielle qui a requit l’anonymat : « Le Mali est loin d’être sortie de la crise de 2012 qui persiste et un coup d’état ou autre mouvement visant à affaiblir davantage IBK, plongera ce pays dans un chaos aux conséquences incalculables. Mieux, la résolution de cette crise ne se fera pas avec un bâton magique contrairement à ce que pensent certains, puisqu’elle a rongé les fondements de l’Etat du Mali. Il faut plutôt une synergie d’action ».

Union sacrée autour d’IBK

De l’avis général, tous les fils du Mali doivent sauver le pays en aidant le Président IBK et les amis pour éviter un chaos car, la situation actuelle date de plus de deux décennies de gestion étatique ».

D’où l’imminence d’un réajustement ministériel ou le clash qui ne profitera à personne. Il faut dire que ce réajustement s’impose du fait que les évaluations des Ministres du gouvernement Moussa Mara suite au contrat de performance du premier semestre, à en croire nos informations ne sont pas bonnes pour bon nombre de mebre du gouvernement. Les mêmes sources indiquent que les mauvaises notes sont dans les camps des beaux parleurs et quand on sait que la signature du second contrat de performance devait se faire d’ici la fin de ce mois. D’où la panique dans les rangs pendant que le Chef Mara se frotte les mains lui que certains ont voulu mordicus débarquer sans l’avale du Président de la République. En tout cas, le compte à rebours a commencé et qui explique les sorties médiatiques de certains ministres qui seront notés par le patron de la primature qui demeure encore côté au près du Chef de l’Etat, si l’on en croit certaines sources. En attendant, la question de démission de Moussa Mara est mise de côté et le branlebas de combat qui est de mise pour les membres du gouvernement ; surtout les tocards. En tout cas certains ont déjà la trouille ne sachant pas l’ultime décision du Chef de l’etat, qui à en croire nos sources reconduira Moussa Mara, n’en déplaisent à certains.

Pour ce faire, nos sources font état d’un réajustement ministériel imminent d’ici la fin du mois. Pour le moment, tous les regards sont braqués sur le Président IBK qui doit savoir que les maliens n’en peuvent plus de la situation actuelle. Et en changeant certains ministres, cela contribuera à baisser la vive tension sociale.

Bokari Dicko

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