Edito : Non, Rasta n’est pas libre !

22 Août 2016 - 00:53
Mis à jour: 10 ans
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Edito : Non, Rasta n’est pas libre !
Edito : Elles ont délibérément trop fauté"
Cela est bien  une triste réalité. Le chroniqueur censuré par le Procureur puis mis sous contrôle judiciaire, peu après, a choqué plus d’un. Pas non seulement les membres de sa corporation (la presse), ses fans (auditeurs), mais même au niveau de la famille judiciaire son interpellation est diversement appréciée.  Nombreux sont-ils à avancer la maladresse dans l’acte qui d’ailleurs a été qualifié autrement qu’un délit de presse. C’est bel et bien le cas. Ras est animateur, chroniqueur et son émission se fait à travers un support des médias qu’est la radio. La justice, par l’intermédiaire,   du Chef de l’Etat a compris la nécessité et l’urgence d’ailleurs de ramener Rasta chez lui et le placer sous contrôle judiciaire.  Cela est bien loin d’être une victoire comme ses fans le pensent aujourd’hui. Les conditions d’une telle décision sont floues. Rasta est interdit d’animer son émission pendant un certain temps et il ne fait rien sans en avoir avisé le juge en charge de son dossier qui l’autorise. Peut-on parler alors de liberté en ce moment ? Non ! Il aurait été rationnel, du moment où les raisons de son interpellations sont partielles, de trouver des conditions moins fâcheuses de sa libération qu’au lieu de l’interdire l’exercice de son métier. Si c’est pour les injures comme relayé, par son avocat Maître Touré,  alors au lieu de l’interpeller  et ouvrir une enquête judiciaire pourquoi ne pas l’avertir ou même demander l’arrêt, via les associations faitières de la presse (telles que la Haute autorité de la Communication, l’URTEL ect.),  des propos jugés ‘’injurieux’’ et le laisser poursuivre son émission. Le problème se trouve à un autre niveau. Rasta, par cette décision de justice, vient d’être muselé tout simplement par qu’il étalait des actes malsains émanant de certains de nos responsables politiques, religieux, commerçants etc. Comme l’a si bien dit un de ses avocats, Maitre Siriki Zana Koné, nous devons interroger l’histoire. Toutes les personnes qui ont tenté d’éclairer sont tombées. Non, Rasta n’est pas libre et cela est le début d’une véritable menace pour la liberté d’expression. Aux autorités de faire un clin d’œil à l’histoire récente de ce pays. Je veux dire l’avènement de la Démocratie. Boubacar Yalkoué

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Commentaires (10)

User
TRA
TRA 10 ans
Jeune "Dogon" et cousin, peut-on parler réellement de liberté d'expression dans ton pays en ce moment ? Dis-non comme tu viens de l'évoquer dans ton paper. Alors, ton rasta va rejoindre le cercle de ces innombrables personnes muselées dans ce pays pour avoir dénoncé, refusé ou éclairé l'opinion publique Malienne. Mais, cette liberté acquise depuis le 26 mars, sera un jour, totale.
djobalar
djobalar 10 ans
c la prison c ca ce ministre farfelu a tout dit il n est libre de rien si ce n est pas la prison c quoi
Halala
Halala 10 ans
Accepter être muselé à être enfermé la voie d'un lache est vite choisi. N'est pas Mandela qui le veut
Talby
Talby 10 ans
C'est bien comme le Mali n'as besoin de çà en moment, je ne sais pas comment les gens réfléchisse au lié de chercher une solution aux problèmes du nord on casse ici à Bamako hors que la France entrain de voler nos sous sol dans région de Kidal. Que Dieu le Mali
Mouawiya
Mouawiya 10 ans
La vérité n'as pas été dite sur les conditions dans lesquelles nous avons pris la démocratie. Voilà la cause de notre mal.
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