Edito : Quid des mandats d’arrêt internationaux ?

21 Oct 2013 - 03:27
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_85019" align="alignleft" width="200"]Chahana Takiou, Dirpub 22 Septembre Chahana Takiou, Dirpub 22 Septembre[/caption] La levée des mandats d’arrêt internationaux par le gouvernement continue de susciter beaucoup de débats. Certains vont jusqu’à dire que l’équipe d’Oumar Tatam Ly est en train de favoriser  l’impunité. En fait, ce qu’ils n’ont pas bien compris, ce qu’un mandat d’arrêt international n’est pas une inculpation encore moins une condamnation. C’est une simple convocation d’un citoyen qui ne se trouve pas sur son propre territoire.     Le gouvernement précèdent, dirigé par le très controversé Diango Cissoko, qui a lancé ces mandats d’arrêt contre une dizaine de personnalités dont six élus, au moment où il discutait de l’Accord préliminaire de Ouagadougou, soufflait à la fois le chaud et le froid. Cette incongruité, pour reprendre le chroniqueur Adam Thiam, a poussé Bamako à s’asseoir sur la même table que les hommes recherchés, avant de les inviter dans la capitale sans mettre en exécution les mandats d’arrêt internationaux. Ils se sont même moqués des Maliens en rompant le jeun avec Dioncounda Traoré, au grand dam des défenseurs des droits de l’homme. Dès lors, on devrait s’interroger sur le bien fondé de l’action du Procureur général. La procédure, il faut le reconnaitre, n’avait rien de juridique. Elle était purement et hautement politique voire politicienne.     D’abord, aucun moyen n’a été mis à la disposition du Parquet de la commune III désigné pour ce dossier. C’est pourquoi, il n’a même pas pu effectuer le moindre déplacement sur le terrain pour recueillir des témoignages ou voir sur place les immenses dégâts causés.     Ensuite,  en dehors de l’identification des personnes visées, il n’y a rien dans la chemise pour investiguer. La justice ne s’est même pas donné la peine de saisir les pays qui les accueillent  afin de demander leur rapatriement pour qu’ils soient entendus sur les faits qui leur sont reprochés, encore que les accusations formulées sont d’ordre général.     Alors, si les mandats d’arrêt internationaux  sont lancés sur des bases politiques, les mêmes considérations  expliquent leur suspension.     Le montage du dossier est politique, le démontage l’est également.   Maintenant, le gouvernement peut bien discuter avec  des partenaires qui n’ont pas l’épée de Damoclès sur la tête. Ce qui pourrait rendre plus agréables les échanges afin de trouver un compromis et non une compromission. Parce que la levée des mandats d’arrêt internationaux ne saurait être un grand pas vers l’impunité. Tout le monde s’accorde à dire que les crimes commis notamment à Aguel Hoc ne doivent pas rester impunis. Qu’il en soit ainsi. Les négociations politiques ne doivent pas entraver  la saine distribution de la justice ou conduire le pouvoir à oublier les victimes.   Chahana Takiou  

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Commentaires (44)

User
Djenfa
Djenfa 13 ans
Sous des pressions internationales ou par la peur de l'homme bleu on peut lever les poursuites sinon elles sont bien justifiées au regard des atrocités qui ont été commises pas ces gens au nord en 12 mois d'occupataion.
kibaru
kibaru 13 ans
IBK et le son gouvernement ne peuvent rien décidé. C'est à la population qui veut faire la différence. En démocratie si le gouvernement ne justifie pas une décision, un acte ou un fait, c'est à la population de manifester son mécontentement et faire revenir le gouvernement prendre une décision impartiale. Mais cette population qui est doit être la société civile est faible, déchirée, n'a ni tête ni queue. Plus grave, elle s'implique davantage dans la politique pour leurs intérêts personnels. Le la mali est à faire et non à refaire. Merci FASODEN GNUMAN.
nonalinertie
nonalinertie 13 ans
Cet IBK ne peut pas inspirer confiance pour de multiples raisons : - De démocrate convaincu (il est plus ou moins au pouvoir depuis 1991 mais nie sa participation aux Accords de paix antérieurs), il se mue en pro putschiste le 22 mars 2012 et en pro djihadiste pendant la campagne présidentielle avec des versets coraniques mal prononcés, lancés à tout va, jusqu’à ce que SOUMI se croit obligé lui aussi, à nous sortir un AYATAL KOURSI à la dernière nuit de la campagne. - En grand patriote, il s’est rangé du côté des putschistes pour s’opposer à l’arrivée des soldats étrangers en s’opposant radicalement au FDR jusqu’à ce que KONNA sonne la fin de la récréation. - En grand pourfendeur de la corruption, la déclaration de ses biens et de ceux de ses ministres n’est pas encore publique, à fortiori de déclarations à la sortie et de l’existence d’un organisme de contrôle doté de vrais pouvoirs de vérification des avoirs. FAUT-IL EN CONCLURE QU’ILS DISPOSENT SIMPLEMENT DE BIENS FARAMINEUX ACQUIS FORCEMENT DE FAÇON MALHONNETE ? - Dieu ne dormant pas, il s’est trouvé obligé d’arrêter ses anciens amis putschistes bien que protégeant leur griot. - En homme de fermeté, il reçoit, amnistie, se lance dans la libération des ‘’apatrides/violeurs/tueurs’’ sans aucune forme de procès, se faisant de plus en plus complaisant avec un MNLA de jour en jour plus arrogant avec le soutien sans faille de la France qui suit ses intérêts propres à lui. IMAGINEZ LE GOUVERNEUR DE LA CORSE OBLIGE DE SE TAPIR A LA MAIRIE ALORS QUE LES TRUANDS CORSES OCCUPENT LE GOUVERNORAT SOUS LE REGARD GOGUENARD DES SOLDATS FRANÇAIS CANTONNES DANS UN COIN DE LA VILLE !!!! UN MNLA DONT LE FONDS DE COMMERCE RESTE LE SOUS-DEVELOPPEMENT DE KIDAL. UN MNLA/HCUA qui dit clairement : vous acceptez d’être rançonné, vous nous offrez des postes juteux ou on s’oppose à tout. Et cela continue : violence/impunité/récompense/violence/impunité/récompense. Comme au Congo. Comme en Centrafrique. AU RISQUE DE LAISSER LES POPULATIONS CIVILES SE RENDRE JUSTICE. ALORS QU’IBK N’A ETE ELU QUE POUR SA SUPPOSEE FERMETE, PUISQUE C’EST LA MOLLESSE D’ATT QUI NOUS AURAIT AMENE LA. Faut-il désespérer des gouvernements successifs du Mali ? Conclusion, AVEC DES GOUVERNEMENTS FAIBLES, IL N’Y AURA GUERE DE SOLUTION DURABLE SANS UNE REACTION ENERGIQUE ET COORDONNEE DE LA SOCIETE CIVILE MALIENNE ENTENDUE AU SENS LARGE DU TERME: ONG, ASSOCIATIONS/TOUT GROUPE PACIFIQUE CONFONDU DU NORD, PARTIS D'OPPOSITION, JUSTICE, ASSEMBLEE NATIONALE, HAUT CONSEIL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES, SYNDICATS, JOURNAUX... POUR DEFENDRE LA JUSTICE, LA LIBERATION DE KIDAL, L’EQUIPEMENT DE L’ARMEE PAR DE PETITS AVIONS, LA PATROUILLE PERMANENTE DE L’ARMEE DANS LE DESERT, LA LUTTE CONTRE LE DETOURNEMENT DES PIECES DETACHEES ET DU VOL DE CARBURANT DANS L’ARMEE, BREF LA REVISION EN PROFONDEUR DE L’ARMEE MALIENNE ET LE DEVELOPPEMENT DU MALI TOUT SIMPLEMENT.
sabour
sabour 13 ans
LE MALI D'ABORD ET SEULEMENT LE MALI :idea: :!: APRES PLUS DE PRIME A LA REBELLION :!: :wink:
toilettage
toilettage 13 ans
Dans aucune partie des accords de Ouagadougou il n ya levée des mandats d'arrêts. Qu'on dise simplement la verité.
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