Grève des enseignants : mais où sont les parents d’élèves ?

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Syndicats de l’éducation: Un grand meeting ce mercredi
Une vue du syndicat des enseignants

L’école malienne est paralysée depuis le début de cette année scolaire. Toutes les deux ou trois semaines, les enseignants font grève au seul motif : l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Malgré cette menace grave contre l’avenir des futurs responsables de ce pays, on constate  non seulement la négligence et l’insouciance des  gouvernants,   mais aussi le silence coupable et ridicule des parents d’élèves.

L’école malienne est malade. Sa maladie est-elle curable ? Incertain, car chacun fuit sa responsabilité. En effet, s’il y’a un secteur très menacé aujourd’hui au Mali, c’est bien celui de l’éducation avec la grève intempestive   des enseignants. Depuis le début de cette année scolaire 2018-2019, on ne constate que des grèves du côté des enseignants au seul motif : l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Après les  préavis, les négociations ont toujours échoué. Il est temps maintenant de se poser la question si le gouvernement malien accorde une importance à l’éducation. On peut, sans se tromper, dire que les autorités se soucient peu de  l’avenir de ces pauvres élèves qui sont appelés à diriger ce pays demain. L’éducation, la base de tout développement, est bafouée. Les autorités maliennes ne sont peut-être pas conscientes de cette célèbre citation de  Nelson Mandela : « l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde ».

On se souvient très bien, lors de  la grève de 10 jours entamée par les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, les écoles publiques étaient pratiquement toutes fermées. Dans beaucoup de zones, les écoles étaient devenues les lieux de rencontres entre les jeunes filles et les jeunes garçons. C’est d’ailleurs ce qui nous a confié le proviseur du Lycée Massa Makan Diabaté, Amadou Guindo, expliquant le cas de son établissement : « c’est pendant la grève que toutes les choses malicieuses se passent entre les garçons et les filles ».

Cette grève de 10 jours n’a,  malheureusement, pas  été la dernière de la série de grèves de cette année. Les enseignants entament ce mercredi 13 février 2019 (sauf en cas en cas de consensus avec le gouvernement dans les dernières heures) une autre grève, mais de 13 jours pour cette fois-ci. Que de soucis pour les candidats des classes d’examens ! Que de perte de temps pour ces pauvres élèves !

Les parents d’élèves ont fui leurs responsabilités

Après l’État, les parents d’élèves se rendent coupables de cette situation déplorable de l’école malienne. L’association des Parents d’Élèves (APE) semble  être inexistante. Aucune action concrète de cette association malgré ces multiples grèves des syndicats des enseignants. Si les parents  sont aussi vraiment soucieux de l’avenir de ces pauvres élèves victimes de la mauvaise gouvernance, ils doivent s’impliquer pour que la partie gouvernementale et les syndicats aient un terrain d’entente. Mais, on est dans un pays où les interventions sont faites dans les dernières minutes, autrement dit  le médecin après la mort. Donc le silence des parents d’élèves explique aussi leur culpabilité face à la menace de l’avenir des écoliers.

Messieurs du gouvernement, Messieurs les Parents d’élèves, trouvez une solution aux problèmes des enseignants et mettez fin à cette grève dont les conséquences sont graves pour l’avenir de ce pays !

 

Boureima Guindo

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4 COMMENTAIRES

  1. Les parents se foutent éperdument de l’éducation et de l’avenir de leurs enfants………. C’est ça le vrai malien malheureusement!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Ces enseignants grévistes ne sont que des farceurs. Qu’ils nous disent combien de francs versent-ils au budget d’Etat pour prétendre une augmentation de salaire.
    En général celui qui ne sait pas comment recouvrer les recettes, sont des prétentieux dépensiers.
    Qu’ils aillent au diable !!!

  3. Un très bon article. Mais c’est très dommage pour ce pays. Le Gouvernement n’a aucune considération pour l’école Malienne et d’ailleurs le ministre de l’éducation, Pr TEME (le plus mal habillé des ministres) doit démissionner car il n’a pas sa raison d’être. En ce qui concerne les parents d’élèves, ils ne doivent pas rester les mains croisées aussi, il y a tellement de moyens démocratiques aujourd’hui pour se faire entendre (les marches, les conférences de presse……) mais hélas. S’agissant des enseignants, ils doivent savoir que le Gouvernement n’a rien à perdre mais c’est plutôt nos pauvres enfants qui ramassent la peau cassée. C’est vraiment une situation qui dépasse tout commentaire. Que Dieu sauve le Mali.

  4. Dans la gestion de notre école, les parents d’élèves ont été mis à l’écart et considérés comme des pestiférés; les ténors du pouvoir au lieu de s’appuyer sur ce groupe de sages, ils se mettent à les ignorer totalement et en les mettant dans le rôle de dindon de la farce. Les ténors des régimes successifs depuis l’avènement de la démocratie malienne n’ont pas mis les parents d’élèves à leur place avec respect et dignité. C’est dommage pour ce régime qui préfère piloter à vue en ignorant la démarche scientifique de la progression d’un système complexe, il ne se focalise que sur les voies faciles incapables de gérer une situation à court, moyen et long terme, ainsi ce régime s’érige en pompier qui se contente d’éteindre les feux au fur et à mesure que ceux se déclenchent, quelle ignominie? Quelle honte pour un régime qui titube à tout bout de champ, c’est dommage pour les ténors actuels de notre cher Mali qui ne veulent aucune réflexion à moyen et long terme, c’est bizarre et très bizarre.

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