Gouvernance foncière : Un forum africain s’ouvre ce jeudi à Sélingué sur la question

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L’annonce a été faite à la faveur d’une conférence de presse par les responsables de la convergence globale des luttes pour la terre et l’eau Ouest Africaine à son siège à Bamako, en début de semaine.

 «  Les rôles et  responsabilités des femmes et des jeunes dans la gouvernance foncière suivant les us et les coutumes ». Tel est le thème de référence  de ce forum qui regroupera, du 5 au 8 décembre à Sélingué, puis à Kangaba 300 participants venus de 13 pays africains.  Lesquels seront constitués des autorités coutumières, les représentants des femmes et des jeunes, des communautés victimes d’accaparement des terres, des universitaires et autorités administratives et politiques.

 Au centre des débats de ce forum,  les participants feront l’état de lieux des us et les coutumes en matière  de la gouvernance foncière en rapport avec les femmes te les jeunes,  l’état d’avancement des législations et réglementations foncières au niveau des pays, l’évolution des droits fonciers coutumiers dans les textes légaux avec focus sur les femmes et les jeunes en Afrique et la position des chefs coutumiers sur l’accès sécurisé des femmes et des jeunes à la terre.

Objectif  de ce forum, selon le conférencier Moussa Koné, est de contribuer à l’amélioration de la gouvernance foncière. Ce, en suscitant une conciliation des bonnes pratiques coutumières avec les politiques et  les lois foncières progressistes. Pour lui, le forum sur la gouvernance foncière sera marqué par la lecture d’une déclaration finale qui renouvèler a l’engagement des altermondialistes sur la conservation de la terre, son partage équitable et sa gestion collective par la famille.  A l’entendre, les précédentes mobilisations au niveau nationale ont permis de fléchir les politiques qui ont adoptées des lois pour limiter l’accaparement des terres.

Parmi elles, Moussa Koné a cité l’adoption de la loi foncière agricole au Mali, la relecture en cours du code foncier.  « Il n’y aura pas de paix tant qu’on ne reconnait pas  la légitimités socioculturelles sur la terre », a prévenu cet altermondialiste convaincu que  la conservation de la terre et de l’eau préviendra le réchauffement climatique.

 Au Mali, les litiges fonciers tiennent la vedette aux différentes éditions annuelles de l’espace d’interpellation démocratique (EID) et demeurent plus de 60% des affaires pendants devant la justice.   

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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