Kassoum Coulibaly dit "Yambox" s'est éteint à Paris : Le football malien perd une figure influente

Le monde sportif malien est en deuil après le décès, à Paris, de Kassoum Coulibaly, plus connu sous le nom de "Yambox",...

13 Juin 2026 - 01:42
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Kassoum Coulibaly dit "Yambox"  s'est éteint à Paris : Le football malien perd une figure influente

Le monde sportif malien est en deuil après le décès, à Paris, de Kassoum Coulibaly, plus connu sous le nom de "Yambox", survenu dans la nuit de mardi à mercredi 11 juin 2026 des suites d'une longue maladie. Acteur majeur du football et de l'économie sportive au Mali, il laisse derrière lui un héritage marquant.

 Le monde du sport malien est en deuil. Kassoum Coulibaly, plus connu sous le sobriquet de "Yambox", est décédé dans la nuit de mardi à mercredi 11 juin 2026 à Paris, des suites d'une longue maladie.

La disparition de Kassoum Coulibaly alias "Yambox" laisse un grand vide dans les sphères sportives et économiques du Mali, où il aura marqué plusieurs générations par son engagement et son influence.

Promoteur de la société de Transit Capitole, Kassoum Coulibaly s'était imposé comme un acteur économique reconnu, avant de devenir une personnalité incontournable du football malien.

Dirigeant respecté et parfois controversé, il a surtout occupé des fonctions de premier plan au sein des instances sportives nationales.

Il a notamment été dirigeant du Club olympique de Bamako (COB), où il a contribué à structurer et accompagner le développement du club.

Mais c'est surtout à la Fédération malienne de football (Fémafoot) qu'il aura laissé une empreinte durable. Il y a occupé le poste de 1er vice-président sous l'ère de Mamoutou Touré dit "Bavieux", participant activement à la gouvernance du football national.

Figure influente des coulisses du ballon rond, "Yambox" avait toutefois quitté ses fonctions après avoir présenté sa démission, évoquant des raisons personnelles.

Son retrait n'avait pas effacé son empreinte dans les débats et réformes qui ont traversé le football malien ces dernières années.

Sa disparition intervient alors qu'il restait une personnalité connue et respectée dans les milieux sportifs et économiques. Elle rappelle, une fois encore, la fragilité de l'existence et la place que chacun laisse derrière soi. La mort est parfois inattendue, mais toujours inexorable.

Dors en paix Yambox !                               

El hadj A. B. HAIDARA

 

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Hommage à mon frère et ami :

Yambox, le baobab !

L'histoire nous enseigne que, dans la vie des hommes, certaines rencontres s'inscrivent directement sur la boussole de l'univers. Ma rencontre avec mon aîné Kassoum peut être définie ainsi.

De son passage au COB puis au CSK, jusqu'à son engagement à la Fédération sous les présidences de Niambélé et de feu Baba, j'ai connu un homme de paix, un homme de dignité, mais surtout un homme d'une grande humilité.

Sa présence à la tête de la Ligue de Football de Bamako en est la parfaite illustration. Les multiples compétitions de jeunes qu'il a organisées avec une discrétion exemplaire témoignent de son engagement constant en faveur de la jeunesse.

Yambox était le reflet même de la sagesse et de la bonté. Président-Directeur Général de la société Transit Capitole du Mali, ce grand Monsieur n'a jamais cessé d'assister les jeunes et les anciens du football. Lorsque je l'ai sollicité pour m'accompagner dans mon projet à la présidence de la Fédération, il s'est aussitôt mis à notre disposition en nous ouvrant les portes de sa société pour en faire notre quartier général. Tout au long de cette campagne puis de ce mandat, tu as servi le football avec un dévouement total, parfois au détriment de ta propre santé. Tu as toujours œuvré pour une gestion consensuelle de la Fédération. L'idée d'assister nos anciens joueurs internationaux démunis fut l'une de tes plus belles initiatives.

Mon grand Baobab, malgré la maladie, tu t'inquiétais davantage de ma santé et de ma liberté que de toi-même. Tu es venu me rendre visite, les larmes aux yeux. Tu me disais : "Président, je suis convaincu que tu retrouveras bientôt la liberté et je serai encore là."

Pourtant, tu es parti sans me dire un mot. Cher aîné, le monde du football te pleure. Tu étais et tu resteras ce confident loyal, digne et profondément engagé pour ton pays et sa jeunesse. Les jeunes de ton centre de formation, ainsi que l'ensemble des acteurs du football, pleurent aujourd'hui ton départ. Mon frère et ami, nous acceptons la volonté de Dieu. Nous acceptons cette décision divine afin que le grand Baobab puisse enfin trouver le repos.

Qu'Allah t'accueille dans Son Paradis éternel et t'accorde Sa miséricorde infinie. Repose en paix, mon frère et ami. Dors en paix, cher aîné.

                                        

    

Mamoutou Touré dit "Bavieux"