Pour mettre un terme à l'effondrement des habitations : Vers une vaste opération d'identification et d'évaluation des bâtiments à risques
Pour mettre un terme à l'effondrement des maisons à usage d'habitation sur l'ensemble du territoire national, le gouvernement entend désormais prendre le taureau par les cornes ...
Pour mettre un terme à l'effondrement des maisons à usage d'habitation sur l'ensemble du territoire national, le gouvernement entend désormais prendre le taureau par les cornes à travers plusieurs mesures qui ont été annoncées la semaine dernière au cours d'une conférence de presse animée par le directeur national de l'Urbanisme Mahamadou Ouologuem. C'était dans la salle de conférence de la structure.
Pour cette conférence de presse, le directeur national de l'urbanisme Mahamadou Ouologuem avait à ses côtés le représentant de l'ordre des architectes, du directeur régional de la protection civile …
Pour le directeur national de l'Urbanisme, le gouvernement a été profondément touché par l'effondrement survenu le 22 mars 2026 à Sogoninko, en commune VI du district de Bamako qui a coûté la vie à 5 de nos compatriotes et fait 20 blessés. Il a rappelé avec gravité que la question de la sécurité des constructions est une exigence absolue. C'est pourquoi a-t-il poursuivi dès les premières heures, les services de secours et de sécurité ont été pleinement mobilisés pour porter assistance aux victimes. "Le gouvernement salue leur engagement et leur professionnalisme. Une commission d'enquête indépendante a été mise en place afin d'établir les causes exactes de cet effondrement. Les enquêtes sont en cours" a-t-il révélé tout en ajoutant qu'à ce stade, aucune piste n'est écartée qu'il s'agisse de défaillances techniques, du non-respect des normes de construction, ou de manquements dans la chaîne de contrôle.
Pour le conférencier, notre pays dispose de textes et de normes clairs en matière d'urbanisme et de construction. Ces règles encadrent notamment les études de sol, les études techniques, la délivrance du permis de construire, et le contrôle des travaux et leur respect n'est pas facultatif. "C'est une obligation légale pour garantir la sécurité des population", a averti le conférencier. A l'en croire, au-delà de la gestion de cette situation, des décisions fortes sont engagées : le renforcement immédiat des contrôles sur les chantiers en cours, le lancement d'une opération nationale d'identification et d'évaluation des bâtiments à risques, l'accélération de la réforme du système de délivrance des permis de construire pour plus de rigueur et de traçabilité le renforcement de la sensibilisation des promoteurs, des professionnels et des citoyens au respect des normes. Il a appelé l'ensemble des acteurs de la chaîne de construction - promoteurs, architectes, ingénieurs, entreprises, collectivités - à faire preuve de responsabilité. "Construire est un acte technique, mais aussi un acte de responsabilité. Chaque manquement, chaque négligence peut avoir des conséquences humaines irréversibles. Dans ce contexte sensible, nous invitons les citoyens à se référer exclusivement aux sources officielles" a-t-il conseillé.
Ajoutant que la diffusion d'informations non vérifiées est de nature à perturber les opérations en cours et les enquêtes.
Le directeur national de l'urbanisme a donné l'assurance que le gouvernement s'engage à communiquer de manière régulière, transparente et responsable sur l'évolution de la situation. "Plus que jamais, nous devons collectivement faire du respect des normes une priorité absolue, afin que de tels drames ne se reproduisent plus dans notre pays" a martelé M. Ouologuem.
Kassoum Théra