Mali, Emmanuel Macron veut la tête d’Iyad Ag Ghali avant la présidentielle

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Redoutant que l’échec de l’intervention militaire française au Sahel ne vienne polluer sa réélection en 2022, le président français Emmanuel Maroc entend mettre la pression sur les armées dans la région pour obtenir l’élimination du chef djihadiste malien Iyad Ag Ghali.

Cette opération est d’autant plus risquée quand on sait que le groupe armé détient un otage français, le journaliste Olivier Dubois. Un tel assassinat ciblé creuserait encore d’avantage le fossé entre Paris et Bamako dans la mesure où la junte miltaire au pouvoir au Mali négocie avec Ag Ghali une recomposition du paysage politique.

Mohamed Ag Ghali négocie avec la junte militaire au pouvoir au Mali une recomposition du paysage politiqueIyad Ag Ghali mort ou vif ! Les soldats de la force Barkhane et les services de renseignement français devraient subir dans les prochaines semaines de fortes pressions de la part de l’Elysée qui voudrait à tout prix obtenir la « neutralisation » d’Iyad Ag Ghali figure emblématique de la menace terroriste au Sahel avant l’arrivée de la campagne pour la présidentielle française de 2022.

Un contre-feu en vue de la Présidentielle

Les stratèges de l’Elysée voudraient à tout prix l’élimination d’Iyad, président du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), après celles d’Abdelmalek Droukdel en juin 2020, de Yahia Abou El-Hammam, en février 2020, de Bah Ag Moussa en novembre 2020 et cette d’Abou Adnan Al-Saharoui en août 2021 afin qu’elle soit inscrite sur le registre des succès de l’intervention militaire française au Sahel.
Pour Emmanuel Macron, l’enjeu est d’éviter à tout prix que le Mali s’invite dans la campagne présidentielle. Qu’il devienne avec le Sahel un passif du premier quinquennat. Les fortes inquiétudes de l’Elysée sont d’autant plus justifiées qu’il existe des arguments pertinents pour que les adversaires de Macron l’attaquent sur le bilan de l’engagement militaire français au Sahel. En dépit de l’envoi de plus de 5000 soldats, au plus fort de l’opération, l’armée français n’a pas réussi à contenir l’extension territoriale de la menace terroriste.

Un cout de huit millards d’euros En janvier 2013, au début de l’opération Serval, les groupes terroristes n’étaient actifs que dans le nord du Mali. Huit années, après ce sont deux tiers du territoire malien qui sont la coupe des groupes armés terroristes. Bien au-delà de la frontière malienne, la gangrène terroriste s’est propagée au Burkina Faso et au Niger, malgré les opérations Serval et Barkhane. Pourtant, ce que l’Elysée redoute le plus, c’est surtout l’impact électoral du lourd tribut humain et financier par la France payé pour si peu des résultats. E
n effet, on estime que les opérations Serval et Barkhane ont coûté près de 8 milliards d’euros aux contribuables français en huit années. Cinquante-sept soldats français de tous grades ont perdu la vie pendant la même période au Sahel. L’Elysée redoute donc que ces résultats décevants sont transformés en thème de campagne par les adversaires de Macron qui a bien conscience que sa réélection pourrait ne pas être aussi simple qu’une lettre à la poste.

Joe Biden en renfort

Dans le cadre de la réconciliation franco-américaine après la crise des sous-marins australiens, Emmanuel Macron a obtenu de son homologue américain Joe Biden plus d’engagement dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. En clair, plus d’appui en renseignement américain aux forces françaises chargées de traquer les chefs djihadistes au Sahel. Pour Paris, cette assurance du maintien et du renforcement du soutien américain est d’autant essentiel. C’est sur la base notamment des renseignements fournis par Washington,ainsi que des tuyaux donnés parAlger, que la France a réussi à éliminer toutes les cibles djihadistes à « haute valeur » : Al-Saharoui, Droukdel, Ag Moussa.

Emmanuel Macron entend surfer sur cette réconciliation franco-américaine mise en scène vendredi dernier à Rome, en marge du Sommet du G20, pour éliminer Iyad avant la présidentielle. C’est oublier que le chef touareg à la tète du principal groupe armé malien négocie avec la junte militaire la recomposition du paysage politique et joue dans plusieurs régions exposées le rôle de faiseur de paix.

Iyad Ag Ghali, un protégé de toujours du pouvoiralgérien L’impasse sur l’Algérie Si le soutien des Etats-Unis à la volonté de brandir la tête d’Iyad comme trophée de guerre avant la campagne peut paraître déjà acquis, en revanche, la réaction de l’Algérie, elle, ne peut être qu’hostile.. Iyad Ag Ghali, fondateur de l’enseigne djihadiste Ansare Dine, avant de prendre la présidence du GSIM, a bénéficié pendant très longtemps du parapluie de l’Algérie qui lui a permis la fin de l’opération militaire de 2013 de se réfugier dans ce pays ami.

La France le sait parfaitement.
Emmanuel Macron va-t-il informer l’Algérie au moment de passer à l’action de la « neutralisation d’Iyad » ? Et dans ce cas, prendre le risque d’une nouvelle fâcherie entre Alger et Paris, après l’épisode orageux provoqué par la sortie de Macron sur « la rente mémorielle » exploitée par les élites militaires algériennes? La crise diplomatique entre les deux pays avait, rappelle-t-on, amené l’Algérie à interdire le survol de son espace aérien aux aéronefs de l’opération Barkhane.

La junte militaire malienne vent deboutOutre l’Algérie, l’élimination d’Iyad pourrait devenir une nouvelle pomme de discorde entre Bamako et Paris, après l’escalade autour du projet des autorités maliennes de transition de contracter les services de la société privée russe de sécurité Wagner. En effet, si la France cherche à tout prix à éliminer Iyad, les autorités maliennes, de leur côté, envisagent d’en faire avec Amadou Koufa, un des interlocuteurs privilégiés de leur nouvelle stratégie de négociations avec les groupes djihadistes.

Tout porte pourtant à croire que ni les risques de fâcherie avec l’Algérie, ni les querelles d’agenda avec la transition malienne ne suffiront à détourner Macron de son objectif de verser la tête d’Iyad dans le bilan de l’intervention militaire française au Sahel et d’en faire un contre-argument de campagne.

SOURCE: mondafrique.com

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13 COMMENTAIRES

  1. c est le medecin apres la mort, laisser nous dialiguer entre nous Maliens nous prions pour le deces de nos morts que la paix revienne au Mali

  2. Nous Maliens voudrions tous avoir la tete d’Iyad avant la fete de Noel pour celebrer la naissance d’Issa Ibn Mariam!

  3. ECHEC ET MAT MACARONI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    https://mondafrique.com/six-cent-algeriens-formes-en-russie-pour-combattre-au-mali/

    L’alliance Alger/Moscou/Bamako laisse Macron désemparé et furieux
    By La redaction de Mondafrique -1 novembre 2021

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    La Russie a invité, début octobre, six cent soldats algériens en Ossétie du Nord afin de sécuriser ensemble la junte militaire malienne. Pire, cette formation militaire a été dispensée aux cotés des mercenaires de la société Wagner, dont l’arrivée à Bamako est imminente. Au grand dam du président français inquiet qui craint un départ sans gloire des troupes françaises du Mali. Ce qui pourrait miner sa campagne électorale pour la Présidentielle.

    La nouvelle qui a simplement mis Emmanuel Macron hors de lui, la voici: les militaires algériens ont formé en Ossétie du Nord (Russie), début octobre, six cent militaires algériens pour combattre, demain, aux cotés d’un millier de mercenaires russes de la société Wagner qi seront présents au Mali. Certes, la junte militaire à Bamako qui ne peut pas se brouiller totalement avec la France, n’a pas encore confirmé publiquement cette alliance privilégiée avec Moscou et Alger; mais on sent bien qu’elle s’éloigne chaque jour un peu plus d’une quelconque proximité avec la France. Avec en toile de fond une opinion publique malienne hostile au drapeau tricolore !

    Coup de sang
    Le rapprochement entre le Mali, l’allié d’hier, et la Russie, l’ennemi privilégié, a mis le Président français dans une colère noire. La fureur d’Emmanuel Macron était d’autant plus grande que ces derniers mois il avait montré un soutien sans faille au président tebboune. Lui et son ministre des Affaires Etrangères et inspirateur de la politique africaine, Jean Yves Le Drian, avaient espéré constituer un axe diplomatique solide entre Paris et Alger pour traiter notamment les dossiers malien et libyen.

    Le retournement diplomatique algérien en faveur de la Russie, expliquent plusieurs diplomates, pourrait expliquer les scuds violents lancés par Emmanuel Macron, à la surprise générale, contre le pouvoir « politico militaire » algérien. Lle 30 septembre dernier, le président français mettait en cause une « histoire officielle » de l’Algérie qui aurait été « totalement réécrite et qui ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui, repose sur une haine de la France ». Du jamais vu, alors que les Présidents français successifs ont toujours pris d’infinies précautions avec nos amis algériens.

    « La nation algérienne post-1962 s’est construite sur une rente mémorielle », a poursuivi l’impétueux Maron, avant de déclarer que « le système politico-militaire » algérien s’est construit sur « cette rente mémorielle ». Et de conclure: « Le système algérien est fatigué, le Hirak l’a fragilisé ». Une première! Jusquu’à présent, les autorités françaises ignoraient superbement les mobilisations massives du peuple algérien dans les grandes villes du pays

    Coup double
    Au départ, un déjeuner devait être organisé à l’Elysée, avec dix-huit jeunes gens – Français d’origine algérienne, binationaux et pour certains Algériens . L’objectif était d’échanger « librement » avec pour objectif d’apaiser la « blessure mémorielle » de la guerre d’Algérie. Et cela en présence d’un journaliste du Monde dument invité pour reproduire ces dialogues. La date en avait été avancée au dernier moment. Le président français, à la surprise générale, avait utilisé cette opportunité pour lancer une diatribe bien peu diplomatique contre le régime algérien reprise par le journaliste du Monde invité à dessein.

    Emmanuel Macron a obtenu un double résultat. Les relations entre Paris et Alger sont désormais au plus mal. Et l’utile travail mémoriel entrepris par l’Élysée pour réconcilier les enfants et petits enfants des adversaires d’hier, a été totalementbrouillé par ce nouveau psychodrame franco algérieN

    C’est ce qui s’appelle se tirer une balle, voire deux, dans le pied !

    • …tu as raison! Prend aussi celle de Sarkho!…Les criminels et d autres criminels comme Kouffa et Iyad il’ yud.

  4. allez vous en de chez nous, nous nous occuperons de iyad et autres, laissez nous en paix, foutez le camp avec votre cfa et votre langue!

  5. “…La junte militaire malienne vent deboutOutre l’Algérie, l’élimination d’Iyad pourrait devenir une nouvelle pomme de discorde entre Bamako et Paris…”
    POURQUOI?

  6. Poils à gratter,
    Quelques précisions quand même :
    Le Mali ne négocie pas avec les djihadistes. C’est plutôt la junte qui a pris le Mali et son peuple en otage qui veut négocier avec eux.
    Le Mali n’a pas non plus refusé de négocier avec la partie des Touaregs qui ont pris les armes contre le pays. Il le fait depuis 1990, et il y a eu plusieurs accords dont ceux de Tamarrasset sous le régime de Moussa Traoré.
    Quant à Mondafrique, je ne sais pas à quel jeu il joue, s’il surfe sur la politique interne française ou s’il se soucie des peuples martyrisés

  7. “C’est oublier que le chef touareg à la tète du principal groupe armé malien négocie avec la junte militaire la recomposition du paysage politique et joue dans plusieurs régions exposées le rôle de faiseur de paix.”
    AH BON! DEPUIS QUAND?

  8. Pourquoi Maliweb s’intéresse si peu à ce que font les armées du G5 SAHEL …Le pays est en guerre et l’on peut chercher les infos sur cette guerre …
    Il vaut mieux spéculer et inventer ce que vont faire les politiques ..

  9. Il est écrit : ” Emmanuel Maroc entend mettre la pression sur les armées dans la région pour obtenir l’élimination du chef djihadiste malien Iyad Ag Ghali.”
    Nous sommes en pleine fiction journalistique inventée…
    Comment peut-on reproduire sans vérifier des écrits de mondafrique.com …
    Comment cet organe peu connu peut-il avoir des infos de cette sorte ..
    Le Mali pense que les français protégeaient les rebelles de Kidal …Et quelques années après le Mali négocierait avec les rebelles ????
    C’est logique ?

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