Sécurité sur les routes : L’autre casse-tête !

Comment les autorités peuvent-elles assurer la sécurité des voies de transports terrestres, surtout celles desservant les grands centres urbains ?

18 Mai 2026 - 10:00
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Sécurité sur les routes : L’autre casse-tête !

Même si les groupes armés terroristes subissent de lourdes défaites que leur administrent nos braves FAMAs, nos routes demeurent insécurisées…

En effet, conscients des revers qu’ils subissent, sous le feu des Forces armées maliennes (FAMAs), sous la direction des généraux Assimi Goïta et Oumar Diarra, les groupes armés terroristes sont en débandade et tentent de semer la mort et la désolation sur le passage de leur fuite.

C’est ainsi qu’ils ont ciblé certains axes routiers, pour s’attaquer aux personnes et aux marchandises. Ce qui a donné lieu récemment à des scènes horribles d’incendies de véhicules de transports en commun sur certaines voies principales. Ce qui a occasionné d’importants dégâts aux transporteurs et aux opérateurs économiques du secteur des transports. La question se pose alors de savoir comme l’Etat peut-il procéder, pour mettre fin à ces attaques ? Peut-il déployer des convois militaires pour suivre tous les transporteurs ? Impossible ! Ne faut-il pas accentuer les efforts de sécurisation des voies reliant surtout les capitales régionales avec un vecteur aérien plus actif ? Rien n’est moins sûr. Même si ce dispositif impose des moyens financiers conséquents, aucun sacrifice n’est de trop, lorsque la sécurité nationale l’exige.

Car, sans un renforcement du mécanisme de sécurisation des routes principales, l’on risque d’assister à une certaine asphyxie de Bamako et des capitales régionales, où l’on signale déjà de nombreuses pénuries de produits. C’est le cas du charbon de bois, dont le prix du sac vient d’enregistrer une nette augmentation à Bamako et dans d’autres villes.

Par ailleurs, il urge que le ministère des Transports et ceux de la défense et de la sécurité travaillent de concert pour mettre sur pied des patrouilles régulières et multiplier des postes de contrôle sécurisés, voire de péage sur les routes concernées. C’est tout cela qui peut dissuader un tant soit peu cette menace terroriste supplémentaire.

Boubou SIDIBE/maliweb.net