Ces Républicains qui lâchent Donald Trump après ses propos sur les “fraudes”

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Depuis que Donald Trump pointe des “fraudes” dans l’élection présidentielle, parlant sans preuve de votes “illégaux” et engageant des procédures judiciaires, des figures du Parti républicain ont commencé à se désolidariser de propos jugés “dangereux”.

Donald Trump n’est assurément pas seul, mais à l’évidence son attitude face à la tournure prise par l’élection présidentielle qui l’oppose à Joe Biden tend à l’isoler au sein de son propre parti. Ce vendredi, deux jours après le scrutin, les voix sont nombreuses à s’élever parmi les élus républicains pour dénoncer son obstination à évoquer sans preuve des “fraudes”, voire des “votes illégaux” censés avoir corrompu le processus électoral. Ces soupçons nourrissent sa volonté d’exiger un arrêt des dépouillements dans certains Etats pour un recomptage intégral.

“Il n’y a aucune excuse pour les commentaires du président”

Larry Hogan, gouverneur républicain du Maryland, est de ces critiques. Ancien soutien de Chris Christie lors de la primaire de 2016, et très critique envers le comportement de Donald Trump face au Covid-19, c’est peu dire que l’homme ne comptait déjà pas parmi les amis du président sortant. Mais le tweet publié dans la nuit de jeudi à vendredi le fait cette fois nettement entrer en confrontation avec le chef d’Etat:

“Il n’y a aucune excuse pour les commentaires du président qui ont sapé notre processus électoral ce soir. L’Amérique compte les voix, et nous devons respecter les résultats comme nous l’avons toujours fait jusqu’ici. Aucune élection, aucun individu n’est plus important que notre démocratie”.

Autre visage cardinal des Républicains et opposant de l’intérieur notoire, le sénateur de l’Utah Mitt Romney a lui aussi haussé le ton. Celui qui fut candidat à la présidence en 2012, dont on sait qu’il n’a pas apporté son suffrage à Donald Trump, a souligné sur Twitter l’absence d’éléments étayant les théories avancées par le candidat:

“Compter chaque vote est le coeur de notre démocratie. Le processus est souvent long et frustrant pour les candidats. Les votes seront comptés. Si on découvre des irrégularités présumées, il y aura des enquêtes puis on résoudra l’affaire devant les tribunaux. Ayez foi en votre démocratie, dans notre constitution, et dans le peuple américain”.

La révolte des élus

Ces charges seraient-elles restreintes au pré carré de dissidents du Parti républicain? Non. Marco Rubio, sénateur de Floride, ancien rival de Donald Trump lors de la primaire de 2016 puis rallié au chef de l’exécutif, est lui aussi sorti du bois.

“Prendre plusieurs jours pour compter des votes légalement exprimés n’est pas une fraude. (…) Si un candidat croit qu’un Etat transgresse les lois électorales il a le droit de porter le dossier devant la justice et de présenter des preuves à l’appui de ses dires”, a-t-il écrit.

Will Hurd, élu du 23e district du Texas à la Chambre des Représentants, a été plus clair encore dans sa désapprobation.

“Un président en exercice qui sape notre processus politique et qui met en doute la légalité des votes d’innombrables Américains sans preuve, ce n’est pas seulement dangereux et mauvais, ça sape la fondation même sur laquelle cette nation s’est bâtie. Le vote de chaque Américain doit compter”, a-t-il écrit.

Adam Kinzinger, représentant de l’Illinois, un temps envisagé par la Maison Blanche pour endosser les fonctions de secrétaire à la Force aérienne, s’est emporté sur Twitter: “Si vous avez de légitimes préoccupations concernant une fraude présentez des preuves, et portez-les devant les tribunaux. Arrêtez de propager des désinformations déjà démontées… Ça devient dingue”.

“Où sont les Républicains!”

Nikki Haley, qui fut l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations Unies, dont les relations avec Donald Trump se sont révélées complexes durant le mandat, s’est fendue d’un commentaire plus contourné, dans lequel des partisans du président ont vu un “éloge funèbre” déguisé: “Nous sommes tous reconnaissants envers le président Donald Trump pour la manière dont il a permis des victoires conservatrices au Sénat, à la Chambre des Représentants, dans les législatures d’Etat. Lui et le peuple américain méritent équité et transparence dans le comptage des votes. La loi doit être respectée. Nous devons continuer à avoir foi dans le fait que la vérité prévaudra”.

Ce spectacle de mutinerie n’a pas échappé à Eric Trump, l’un des fils du président sortant, qui s’est époumoné sur Twitter: “Où sont les Républicains! Redressez-vous. Combattez la fraude. Si vous vous comportez comme des moutons, nos électeurs ne l’oublieront jamais!”

Fox News en position inconfortable

Quelques responsables républicains ont tout de même défendu la cause de Donald Trump publiquement. CNN relève ainsi que Lindsey Graham, sénateur de Caroline du Sud, a martelé jeudi: “Si je suis là ce soir c’est pour soutenir le président Trump. Tous les Américains devraient faire front. Quoi qu’ils voient… Dites-nous si vous repérez quelque chose d’anormal. (…) Ne gardez pas le silence. On ne peut pas laisser ça se passer juste sous notre nez”.

C’est à l’antenne de Fox News qu’il a lancé son appel. Or, Fox News se trouve elle-même en une position inconfortable. Après avoir servi de caisse de résonance à l’administration en place au cours du dernier mandat, la chaîne est à présent en butte aux vives critiques de celle-ci, et de ses supporters, notamment pour avoir attribué très tôt le succès dans l’Arizona à Joe Biden.

Ce média n’est pas un cas isolé dans le monde de la presse conservatrice. Le New York Post, un tabloïd associé à la droite américaine, a également dit tout le mal qu’il pensait des dernières saillies présidentielles. “Un Donald Trump abattu dénonce sans preuve une fraude électorale lors d’un discours à la Maison Blanche”, a ainsi tweeté le journal.

Commentaires via Facebook :

9 COMMENTAIRES

  1. Fraude électorale massive aux États-Unis.

    R.I.P USA

    (1776-2020)

    • L’Amerique va tres bien et ses institutions sont toujours tres fortes!!!!
      J’ai enseigne’ American History, African American History, Civics and U.S. Government et je vis aux USA DEPUIS PLUS DE 30 ANS!!!!! Il etait tres evident que le president actuel avait des problemes avec les democrates et plusieurs membres influents de son propre parti republicain. Tip O’neil le defunt president du parlement Americain avait dit: ” All politics is local.”
      Trump a perdu ,je dis bien a perdu, parce que son camp n’avait pas compris l’importance de MAILED IN BALLOTS!!! Avec Biden en tete dans l’etat de Michigan, Pennsylvania, Geogia, Nevada et Arizona, la PROBABILITE’ D’UN SECOND MANDAT DE TRUMP EST 0%!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Meme si on elimine les suffrages de l’etat de Pennsylvania arrive’s par courrier apres le 3 novembre, Trump ne sera pas en mesure de rattrapper Biden. IL N’Y A ABSOLUMENT AUCUN DOUTE DANS MON ESPRIT QUE LES GRANDS ELECTEURS DE PENNSYLVANIA ET CEUX DE WISCONSIN IRONT A’ BIDEN!!!!
      Meme si nous donnons Georgia a’ Trump, il ne peut pas rattrapper.
      LES URNES ONT PARLE’ ET LA SOLUTION OU TENTATIVE LEGALE QUI FAIT ESPERER LE CAMP DU PRESIDENT TRUMP, N’EXISTE PAS!!!!!
      MAITRE FETICHEUR , YUGU ET KINGUIRANKE’, AW BE’ KA SABALI!!!!

  2. BFMTV, MAIS C EST LA MERDE DES INFORMATEURS

    L ABRAHAMERAIE NOUS PREND POUR DES IDIOTS, ILS APPRENDRONT UN JOUR A LEUR PROPRE FRAIS, …you can fool part of us for a time not all of us forever…
    CESSEZ! VOS CALCULS NE VOUS MENENT QU A L OPPOSEE DE L HUMANISME , TRES PUNISSABLE

  3. 😎 BIENVENUE A KARINE BECHET SUR CE FORUM, POUR UNE AMELIORATION NETTE DE LA QUALITE DES DEBATS!😎

    C EST AMUSANT, UN JOURNALISTE PROPOSAIT MEME SUR TV5 MONDE , QUE LA PRESSE, LA PUISSATE PRESSE ABRAHAMIQUEMENT MONDIALE ET MONDIALISTE DU MENSONGE, DECLARE DES DEMAIN ET SANS ATTENDRE LA VOIE OFFICIELLE ET LEGALE, JOE BIDEN PRESIDENT!….

    UN AVOCAT AMERICAIN SUR LA MEME CHAINE A DECLARE QUE PERSONNE N A LACHE TRUMP ET QUE TOUT LES REPUBLICAINS SONT DERRIERE LUI POUR SOUTENIR, ENCORE PAR LA PRESSE ILS VEULENT DETRUIRE PSYCHOLOGIQUEMENT L AUTRE CAMP…

    LA DEMOCRATIE TELLE QUE NOUS VIVONS AUJOURDHUI TUE LES NATIONS, TRANSFORME LE POUVOIR EN JEU DE PING PONG OU EN PARI DANS UN CABARET, DETRUIT LE POUVOIR ET L AUTORITEE LOCALE (NATIONALE) PUIS LA TRANSFORME EN UNE THEATRALISATION DRAMATIQUE POUR LES NATIONS TOUT EN LES RENVOYANT VERS UN PRECIPICE D OU ILS AURONT TOUTES LES PEINES A S EN SORTIR D EUX MEMES, BREF UNE RELIGION ABRAHAMIQUE IMPITOYABLEMENT DEBIKISANTE-CETTE PSEUDO DEMOCRATIE CONTRE LES PEUPLES, POUR LAQUELLE DES BOMBES ET DES ASSASSINATS AU QUOTIDIEN…

  4. EDIFIANT :

    Elections américaines : Biden importe les techniques de révolutions de couleur et met fin à la légitimité électorale

    Alors que le monde politico-médiatique bien-pensant se gargarisait un peu tôt d’une victoire écrasante de Biden, qui devait signifier la victoire écrasante du « nouveau monde », porté par un papi grabataire, d’un monde progressiste, du monde globaliste contre les Hommes et les États, le combat s’avère beaucoup plus rude que prévu.

    Toutes les technologies de trucage électoral grossier ont été mises en place, de la disparition / apparition de bulletins, de la suspension des décomptes, de la manipulation médiatique, pour finalement en arriver à la mise en place d’un « staff de transition du pouvoir Biden-Harris« .

    Un véritable vainqueur aurait-il besoin de cela ?

    Quand les États-Unis trébuchent sur leurs propres cadavres, pour finalement ressembler à leurs marionnettes, biélorusse ou vénézuélienne.

    C’est la mort du système électoral, déjà mal en point, qui se joue aux États-Unis, n’étant plus possible comme mécanisme d’accession au pouvoir conformément à la volonté populaire.

    C’est la fin de la souveraineté populaire qui se joue, incompatible avec la globalisation.

    C’est la première fois qu’un parti politique majeur œuvre à ce point ouvertement contre son pays.

    Car c’est tout le système politique et institutionnel américain qui est mis dos au mur par Biden et les globalistes, qui jouent la politique de la terre brûlée, emportant avec eux les mécanismes de la légitimité électorale, donc la volonté populaire légitimant l’accession au pouvoir.

    Le monde de la globalisation ne peut se permettre la légitimité populaire, sa légitimité vient d’une minorité dominante, non pas de la majorité populaire.

    Le vote populaire n’a pas sa place ici.

    Puisque le peuple n’a plus sa place dans ce monde.

    POUR PLUS DE DETAILS :

    https://lesakerfrancophone.fr/elections-americaines-biden-importe-les-technologies-des-revolutions-de-couleur-et-met-fin-a-la-legitimite-electorale

    MERCI!

  5. Trump acknowledged on multiple occasions he would not easily accept losing. In light of his conduct as president for past few years it should be no surprise his actions are on losing election anything but presidential as Americans know proper.
    Trump knew moment Biden announced his candidacy for president he would not be reelected. Biden candidacy was American Establishment unequivocal sign Trump will go. Trump though member of American Establishment under circumstance tried to do impossible. Trump family benefitted greatly from his presidency by way of business ventures. Trump made billions of US dollars with funds likely hidden in foreign bank accounts under businesses names. Trump world actions were with Establishment approval but they did not get desired response to desired extent. China know Trump actions toward it was not of Trump alone approval. Trump loss means American Establishment have accepted it will no longer have number 1 world economy plus it will be years if it ever do again. America must cleanup its illicit drugs plus immigration impropriety that cause 2 to 4 trillion dollars per year to be taken out of American economy by foreign drug dealers plus reinvested by them in over priced stock for laundering. Those selling drug dealers over price stock will continue to welcome those investments but condition of US will continue deteriorate unto remedy to abundance of illegal drugs, plus orderly immigration is applied. Not likely to degree needed in future.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

  6. Elections américaines : Biden importe les techniques de révolutions de couleur et met fin à la légitimité électorale

    Alors que le monde politico-médiatique bien-pensant se gargarisait un peu tôt d’une victoire écrasante de Biden, qui devait signifier la victoire écrasante du « nouveau monde », porté par un papi grabataire, d’un monde progressiste, du monde globaliste contre les Hommes et les États, le combat s’avère beaucoup plus rude que prévu.

    Toutes les technologies de trucage électoral grossier ont été mises en place, de la disparition / apparition de bulletins, de la suspension des décomptes, de la manipulation médiatique, pour finalement en arriver à la mise en place d’un « staff de transition du pouvoir Biden-Harris« .

    Un véritable vainqueur aurait-il besoin de cela ?

    Quand les États-Unis trébuchent sur leurs propres cadavres, pour finalement ressembler à leurs marionnettes, biélorusse ou vénézuélienne.

    C’est la mort du système électoral, déjà mal en point, qui se joue aux États-Unis, n’étant plus possible comme mécanisme d’accession au pouvoir conformément à la volonté populaire.

    C’est la fin de la souveraineté populaire qui se joue, incompatible avec la globalisation.

    C’est la première fois qu’un parti politique majeur œuvre à ce point ouvertement contre son pays.

    Car c’est tout le système politique et institutionnel américain qui est mis dos au mur par Biden et les globalistes, qui jouent la politique de la terre brûlée, emportant avec eux les mécanismes de la légitimité électorale, donc la volonté populaire légitimant l’accession au pouvoir.

    Le monde de la globalisation ne peut se permettre la légitimité populaire, sa légitimité vient d’une minorité dominante, non pas de la majorité populaire.

    Le vote populaire n’a pas sa place ici.

    Puisque le peuple n’a plus sa place dans ce monde.

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