Les militaires sierra-léonais interpellés en début de semaine par les forces guinéennes ont été remis à leurs autorités nationales, a annoncé vendredi le ministère sierra-léonais de la Communication, mettant fin à un épisode de fortes tensions le long de la frontière commune entre les deux pays. La partie guinéenne n’avait pas encore officiellement confirmé cette information au moment de la diffusion de la dépêche.
Selon Freetown, les soldats ont été « récupérés sains et saufs » après plusieurs jours de crispations diplomatiques consécutives à un incident frontalier survenu entre dimanche et lundi.
Les autorités guinéennes avaient, de leur côté, affirmé le 25 février avoir arrêté seize militaires sierra-léonais armés entrés en territoire guinéen, à environ 1,4 km de la frontière, dans le district de Koudaya, préfecture de Faranah. Conakry soutenait qu’ils avaient installé un campement et hissé leur drapeau, entraînant la saisie de leur matériel et l’ouverture d’une enquête.
Cette version a été contestée par Freetown, qui a indiqué que ses éléments participaient à la construction d’un poste frontalier dans la localité de Kaleyereh, dans le district de Falaba, accusant à son tour des soldats guinéens d’avoir franchi la ligne de démarcation.
Les autorités sierra-léonaises avaient exigé une libération « sûre et inconditionnelle » de leurs militaires, tout en dépêchant une mission d’établissement des faits.
AC/APA
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