Intervention au Mali : pourquoi le président égyptien Morsi hausse le ton contre Paris

22 Jan 2013 - 19:28
Mis à jour: 14 ans
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Le chef d'État égyptien s’est élevé, lundi, contre les opérations des forces françaises engagées au Mali pour repousser les combattants islamistes contrôlant le nord du pays africain. Décryptage. [caption id="attachment_121251" align="alignleft" width="345"] Mohamed Morsi © AFP[/caption] L’Egypte a réitéré, lundi 21 janvier, son opposition à l’intervention militaire française au Mali. Dans un discours tenu à l’ouverture du sommet économique arabe, à Riyad, le président Mohamed Morsi s’est élevé contre les opérations des forces françaises au Mali "Nous n’acceptons en aucun cas l’intervention militaire au Mali (...) qui est de nature à alimenter le conflit dans la région", a-t-il déclaré, non sans rompre avec la quasi-unanimité, même timide, de la communauté internationale, observée depuis le coup d’envoi de l’intervention militaire, le 11 janvier dernier, contre les islamistes contrôlant le nord Mali. Et ce, alors qu’il est attendu dans la capitale française début février, où il doit se rendre en visite officielle. Indépendance et politique africaine "Nous ne voulons pas que soit créé un nouveau foyer de conflit sanglant en Afrique", a poursuivi le président égyptien issu des rangs des Frères musulmans. Selon lui, "toute intervention doit être pacifique et comprendre une aide financière au développement". Il a ajouté : "Ce que nous rejetons totalement, c’est la séparation du nord arabe du cœur de l’Afrique". La volonté du président égyptien d’apparaître comme un homme d’Etat à même de défendre une diplomatie forte n’est peut-être pas étrangère à ses propos, tenus devant ses pairs du monde arabe, réunis en Arabie saoudite. "Depuis son élection, l’une des priorités de Mohamed Morsi est de replacer l’Egypte comme un acteur-clé, voire incontournable de la région, en prouvant son indépendance à l’égard des Occidentaux, et ce, par opposition au président Moubarak, souvent critiqué pour son alignement quasi-systématique sur les positions des grandes puissances", précise Sonia Dridi, correspondante de FRANCE 24 au Caire. Et justement, la crise au Mali lui offre l’occasion de s’illustrer à l’échelle du continent africain. "Après avoir récemment fait ses preuves en œuvrant pour un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, le Mali lui offre l'opportunité d'affirmer sa politique africaine", poursuit-elle en ajoutant que l’électorat de la Confrérie attend justement que le pouvoir affiche des positions tranchantes en matière de politique étrangère. Flatter les courants islamistes égyptiens En outre, sur le plan interne, cette prise de position "est indissociable du contexte politique actuel en Egypte", estime le journaliste Ayma al-Sissi, spécialiste des questions africaines du quotidien égyptien al-Ahram. Et ce, à quelques jours du deuxième anniversaire du début de la révolte qui a abouti à la chute d'Hosni Moubarak, en février 2011. "Compte tenu du climat social et économique très difficile, et à l’aube de l’anniversaire de la révolution qui risque de provoquer des débordements dans la rue, le président Morsi cherche à resserrer les rangs des différents courants islamistes du pays, en flattant notamment les salafistes, qui se sont élevés contre l’intervention française au Mali", explique-t-il à FRANCE 24. Une centaine d'islamistes, en grande majorité des salafistes, avaient manifesté vendredi près de l'ambassade de France au Caire pour protester contre l'intervention militaire française au Mali, accusant Paris d'être en "guerre contre l'islam". "Les Frères musulmans craignent qu’une éventuelle déstabilisation de la région, provoquée par la guerre au Mali, n’ait des répercussions sur les pays du printemps arabe, à commencer par l’Egypte", note de son côté Sonia Dridi. Et d’ajouter : "À quelques mois des législatives, prévues en avril, la Confrérie veut éviter toute agitation interne, or avec les évènements au Mali, des djihadistes ou des salafistes égyptiens pourraient trouver une nouvelle cause à défendre et créer du désordre dans le pays". Par Marc DAOU France24.fr - 22 jan 2013

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Commentaires (60)

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Monpays
Monpays 14 ans
Qu'est ce qu'il a à foudre dans les affaires du Mali? Pourquoi n'applique-t-il pas la charia dans son propre pays? C'est qu'à même hypocrite ces pays qui soutiennent les Jihadistes. Pourquoi ne coupent-ils pas les pieds et les mains des gens dans leur pays et ils viennent soutenir cela au Mali? La quasi-totalité des responsables de ces viennent d'Algérie, qu'ils aillent appliquer leur charia là bas d'habord.Âprès ils pourront songer à l'extérieur. Mais ce n'est pas leur faute, ce sont les responsables politiques, administratifs et militaires du Mali qui les ont laissés s'installer depuis 2003 au Mali quien sont responsables.
blanche neige
blanche neige 14 ans
Morsi la France t'emm.erde barbu à la c.on :mrgreen: occupes toi plutot du bor.del qu'il y a dans ton pays ,avec des dizaines de morts pour un match de foot !!Trouves toi un tombeau dans une pyramide et disparais de la circulation ,barbichu de mer.de :evil: :evil:
ggg
ggg 14 ans
cet imbécile de Morsi, a tu fini avec tous les problèmes qui pèsent sur le peuple egyptien? As tu demandé le peuple malien sil est oui ou contre une intervention militaire. Sale con, tu narrives même pas à la cheville de Moubarack. le peuple egyptien sen rendra compte très bientôt et ils te chasser à coup de baton dans le cul.
malidron
malidron 14 ans
Des vrais RACISTES ces gens, ehh oui les noirs ne sont des exclaves de personnes et sa je pense que les arabes ne lont pas encore compris. Ils se croient supérieurs au noir, ils n'ont que de la haine et de la violence en eux, ils se disent musulmans mais ils méprisent et tuent les noirs musulmans. Mais allah il voit tout, je peux vous dire que le paradis est loin d'être acquis pour les arabes de ce genre! qu'allah les punissent comme il se doit
djimmy
djimmy 14 ans
si ces nostalgiques arrivés au pouvoir grâce à la maladresse de certains dirigents occidentaux, la democratie à fait de sorte que ces derniers soient destitués democratiquement et que Dieu a mis des hommes de valeur pour redresser les torts commis. Si ce n'était pas par effraction Morsi ne serait jamais président dans un pays civilisé comme l'Egypte; il en est de même pour ce transfuge tunisien. Quant au Qatar, les mots nous manquent car le Prince a oublié ce pays frère qui l'a accueilli en pompe sous le regime du General Moussa Traoré . L'ingratitude d'un prince nous étonne
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