Le secrétaire général du MNLA a propos de l’assassinat des 2 reporters de RFI: « C’est aberrant qu’on nous demande des comptes »

05 Nov 2013 - 13:25
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_177909" align="aligncenter" width="620"] Le secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag Acherif Le secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag Acherif[/caption] Aux confins du quartier Cissin, à Ouagadougou, dans un hôtel de la place, le secrétaire général du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Ag Acherif , les présidents du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), Sidi Ibrahim Ould Sidatt, et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), Alghabass Ag Intalla, ont animé un point de presse qui a sanctionné la fin de leur rencontre tenue du 29 octobre au 3 novembre 2013. Objectif du point de presse, rendre public leur déclaration finale et donner des éclaircissements sur l’assassinat des deux reporters de Radio France internationale, le 2 novembre dernier et décliner toute leur responsabilité quant à la sécurisation du Nord Mali.   Au présidium, les trois responsables des trois mouvements à savoir, Bilal Ag Acherif pour le MNLA, Sidi Ibrahim Ould Sidatt pour le MAA et Alghabass ag Intalla pour le HCUA. Dans la salle, se trouvent aussi des membres des mouvements venus, précise-t-on, de l’Algérie, de la Mauritanie, du Niger, du Burkina. Comme il fallait s’y attendre, plus que la stratégie de lutte des mouvements, c’est l’assassinat de nos confrères de RFI et la sécurisation du Nord qui ont occupé les débats.   Comment le MNLA peut-il se dédouaner de l’assassinat de nos confrères de RFI quand on sait que c’est au sortir de la résidence d’un de leur responsable que Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été enlevés et assassinés? Le secrétaire général du MNLA, Bilal Ag Acherif, répond : « Dans le cadre des accords de Ouagadougou, nous n’avons plus la responsabilité de la sécurisation du Nord. Nous sommes dans la logique des accords de Ouagdougou qui veut que nous soyons cantonnés. Par contre, avant les accords de Ouagadougou, nous avions la responsabilité de la sécurité au Nord. Les journalistes venaient à Kidal, à Gao, à Tombouctou faire leur reportage sans être inquiétés. Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de cantonnement. Il y a eu des moments critiques dans la région-présence des islamistes, présence d’Aqmi- pendant lesquels les journalistes sont venus faire leur travail sous notre sécurité.   Pour ce qui concerne les deux reporters français assassinés, ils ont été escortés par la Mission des nations au Mali (MINUSMA). Nulle part, nous avons été informés de leur mission. Le responsable du MNLA a été seulement informé pour l’interview. Et dans ce cadre, il a préparé sa résidence pour accueillir les journalistes. D’habitude, nous escortons les journalistes. Mais dans le cadre du cantonnement, même un officier de l’armée du MNLA, avant de sortir, doit avoir une autorisation de la MINUSMA. Aucun de nos éléments ne circule avec une arme de nos jours. Après les accords de Ouagadougou, il n’y a pas un élément du MNLA qui circule avec une arme.   Ceci dit, quand les deux journalistes ont été kidnappés, le responsable du MNLA a téléphoné à l’Opération Serval et à toutes les forces en présence pour les informer. Le MNLA a demandé l’autorisation de poursuivre les ravisseurs et cela n’a pas été accepté. Il y a des zones d’ombres et des faits extrêmement troublants qu’il faut élucider. Nous allons nous investir dans la recherche de la vérité pour que ce drame soit élucidé. Comment expliquez-vous que les deux journalistes aient fait beaucoup de lieu à Kidal avant de venir chez notre responsable sans être kidnappés là-bas ? Et quand ils ont été arrêtés, les ravisseurs ont pris le temps dans la ville avant de quitter. Nous rejetons donc l’idée que la sécurité est sous notre responsabilité à Kidal. Nous avons été cantonnés et nous trouvons aberrant qu’on nous demande des comptes par rapport aux assassinats des journalistes. Il y a un problème de coordination entre les trois forces à savoir l’armée malienne, l’Opération Serval et la MINUSMA ».   Cantonner, dites-vous, mas pourquoi occuper toujours le gouvernorat en empêchant l’autorité d’y siéger ? « Il faut distinguer le cantonnement et l’occupation du gouvernorat. Chaque point constitue un arrangement spécifique. Celui de l’occupation du gouvernorat n’a jamais fait l’objet d’un arrangement spécifique. Nous sommes dans un processus qui va par étape. Pourtant, lorsque l’armée malienne est arrivée, elle n’a pas respecté les règles de jeux parce qu’elle s’est mise à bouger, contrairement aux règles. Nous refusons que le problème de fond qui est un problème politique se résume à la seule occupation du gouvernorat », réponse du responsable du MNLA.   A quand le véritable dialogue entre les mouvements armés et le gouvernement malien ? « Indéniablement, le mouvement tend la main pour le dialogue, pour la paix, car la cause de l’Azawad est une cause juste », foi du secrétaire général du MNLA. Et au président du MAA, Sidi Ibrahim Ould Sidatt, de poursuivre : « Depuis les années 1960, chaque rébellion est grande que la précédente. Le problème est politique et il faut une solution politique. Nous voulons la démocratie, nous voulons des élections, mais nous ne pouvons faire la démocratie sans un préalable : rentrée des réfugiés, élaboration d’une bonne liste électorale… Depuis 1960, le Nord Mali n’a jamais été sécurisé. L’armée y est, mais c’est pour terroriser les populations au point que celles-ci a peur d’elle. Nous avons eu une armée de répression et non une armée de sécurité. Tant que les populations locales ne seront pas impliquées dans la sécurisation, il n’y aura pas de sécurité ».   Que pensent les mouvements du nord des assises nationales sur le Nord ?  « C’est une mascarade », qualifie le président du MAA, Sidi Ibrahim Ould Sidatt qui s’explique : « C’est plutôt des assises du Sud et non des assises nationales sur le Nord. Car, ils ont ramassé des Touaregs, des Arabes et des Sonraïs du Sud pour faire les assises. Les habitants du Nord n’ont pas été associés. La preuve, vous avez vu les manifestations des populations du Nord qui ont désavoué les assises ».   Iyad Ag Ghaly refait surface avec la libération des otages français : Avez-vous de ses nouvelles ? Le président du HCUA, Alghabass ag Intalla, ironise: « C’est à travers les médias seulement que nous avons les nouvelles de Iyad Ag Ghaly ». « Notre position par rapport à Iyad Ag Ghaly est très claire. Nous avons des revendications légitimes et celles de Iyad non. Iyad Ag Ghaly a dévié les objectifs », conclu Sidi Ibrahim Ould Sidatt .   Yaya Issouf MIDJA  Source: Le Quotidien

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Commentaires (28)

User
DJODJO
DJODJO 13 ans
Selon Sidi Ibrahim Ould Sidatt"Tant que les populations locales ne seront pas impliquées dans la sécurisation, il n’y aura pas de sécurité "ils veulent encore réintégrer dans l’armée nationale mais les maliens doivent bien analyser cette situation ces bado ne cherchent que l'argent.s'ils sont maliens ils doivent réintégrer dans l’armée coe tous les autres maliens pour sécuriser le pays et non leur local .Nous avons une armée nationale et non locale.S'ils veulent la paix ils n'ont qu'a collaboré avec l’armée nationale.la 8e région du mali et y restera.
ALSACE
ALSACE 13 ans
Bilal Ag Acherif, tu n’a pas encore eu l’ocasion de fermer ta bordel de gueule? Espèce de raciste! Avec tout le respect que je dois au peuple français, il faudrait que tu comprenne que le Mali n’appartient pas au parti UMP et il n’appartiendra jamais à une minorité, quelque soit la couleur de leur peau. Tant que les touregs ne rentrent pas dans la République, ils n’auront jamais la paix sur cette terre. En bon entendeur!
Vérité
Vérité 13 ans
Qu a fait le mnla ... Lorsque les mausolée étaient détruits..... Lors des lapidations ... Rien du tout ... Vous vous pensez supérieur au noirs ... Mais Dieu ne vous donneras pas de terre au Mali ... Car vous êtes des traîtres dans l âme des voleurs ... Depuis des millénaires ...ça fait parti de vous
Vérité
Vérité 13 ans
C est faux... Tout juste après l assassinat le responsable du mnla qui a reçu les journalistes ...a dit sur le parisien que les journalistes étaient venus sans prévenir ... C est troublant ...mes frères et sœurs soyons unis contre ce groupuscule sans intérêt qui n a cesse envie d occuper diviser notre pays ..., soyons vigilant ... Car depuis le début ils ne font que des propagandes mensongères ....n oublions pas les soldats égorgés a Aguelhoc.... Et la france est soit dupe ou complice de la partition de notre grand pays ... Ayons du respect pour nos ancêtre.... Kankan moussa ... Nos grands guerriers qui ont fait l histoire de notre pays ....
quiestfou
quiestfou 13 ans
Aux toutes premieres heures de la liberation des regions du Nord vous (Mnla) clame sur tous les medias que kidal est sous votre control, vous etes meme alles loin en affirmant que vous assurez la securite de kidal en compagnie de la force serval et de la minusma.Mais seulemnet voila que ca "pet...te" ! patatra!!! vous n'etes plus responsables de rien, sacres "touaregues" du mnla d'Ag zawad!!! :mrgreen: :mrgreen: :mrgreen:
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