Crise au Nord Mali : Le silence inexpliqué du Président Konaré

09 Mars 2012 - 00:00
Mis à jour: 15 ans
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Du début de la rébellion qui secoue le nord de notre pays depuis le 17 janvier dernier à aujourd’hui, nombreux sont des Maliens et des Maliennes à ne pas comprendre, le silence observé jusqu’ici, par l’ancien président de la république, Alpha Oumar Konaré. L’ancien ne sait confier à personne à propos de la crise actuelle qui empêche les populations du septentrion du Mali de dormir à leur faim.   Pour la petite histoire, la rébellion au nord Mali a été critiquée et condamnée par presque tous les politiques et hommes d’Etat du Mali, les Organisations de la société civile, les Associations, les clubs, groupements et mouvements ; en un mot, toutes les couches sociales, y compris de tierces personnes. Tous ont apporté leur soutien au Président ATT et aux vaillants soldats de l’armée malienne face au danger qui guette notre pays en cette année électorale (présidentielle et législative). Curieux, les Maliens le sont aujourd’hui, et ils demeurent très nombreux à ne pas comprendre ce grand silence de la part d’un homme d’Etat et pas n’importe lequel : Alpha Oumar Konaré, qui n’est autre que l’ancien maître de Koulouba. De partout et dans presque tous les lieux de rendez-vous publics, récréatifs, culturels, sportifs et festifs ; les Maliens et les Maliennes dans leur majorité  s’interrogent sur ce grand silence qu’observe Son Excellence Monsieur Alpha Oumar Konaré à propos de cette crise du nord. Eh bien, comment peut-on comprendre ce silence inexpliqué d’un grand homme d’Etat ayant été le premier pendant dix, soit entre : 1992 et 2002. Son Excellence Alpha Oumar Konaré ; ancien Président de la République et ancien chef Suprême des Armées et de la Magistrature devrait au moins faire connaître au grand peuple malien, son point de vue en rapport l’actuelle rébellion du secoue le nord de notre cher pays. Alors, qui pourrait expliquer ce silence si assourdissant du Président Konaré? Ou, c’est  parce qu’il n’a pas été consulté par ceux qui sont actuellement aux affaires de l’Etat ? Ou, le Président Alpha Oumar Konaré, a-t-il désormais tourné la page de l’histoire politique dans ses calculs et pensées ? Ou bien, croit-il, qu’il ne doit plus intervenir dans les actions (bonnes ou négatives de l’Etat) ? En tout cas, la seule certitude est que : le Président Alpha Oumar Konaré n’a rien dit à propos et ne s’est confié à personne concernant la situation actuelle de rébellion du nord Mali. Pourquoi le Président Alpha Oumar Konaré, n’a-t-il pas réagi à propos de la crise du nord Mali ? La réponse à cette question ne peut être donnée que seul, par le Président Konaré. Pourtant, si j’ai bonne mémoire, c’est sous le régime du Président Alpha Oumar Konaré (qui avait comme premier ministre à l’époque, Ibrahim Boubacar Kéita), que la fameuse «Flamme de la Paix » avait eu lieu à Tombouctou en 1996. Est-ce doit-on dire, que les accords qui avaient abouti à cette flamme de la paix ; et les mêmes accords visaient à détruire  des armes de guerre,  n’ont presque rien servi au peuple malien? La flamme de la paix ; pour rafraîchir les mémoires humaines, particulièrement maliennes, avait été saluée par tout le monde entier, au Mali, en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et en Océanie. Mais de nos jours, ne pouvions-nous pas affirmer et clamer sur tous les toits ; que les accords ayant abouti à cette flamme de la paix n’ont vraiment rien servi d’intérêt au peuple malien ? Surtout, au vu de tout ce qui se passe en ce moment dans plusieurs localités du nord du pays : « Tessalit, Aguelhok, Ménaka, entre autres ». Mais, en faisant une petite analyse des faits, quelque part, on peut soutenir que le geste a été et demeuré salutaire ; puisque, même si certains croient que ces accords ont été un véritable fiasco, ils avaient permis une accalmie de la rébellion, jusqu’à la révolte de certains individus mal intentionnés « un 23 mai » ; et surtout la récente barbarie que d’autres individus aux idées et intentions divisionnistes (revenus au bercail, bredouilles de leur malheureuse aventure libyenne) sont en train de commettre sur des paisibles citoyens ; cela sans cause fondamentale. Bref, qu’il en soit ainsi, les Maliens et les Maliennes n’ont de toutes les façons, rien compris dans le grand silence d’un homme d’Etat aussi important dans l’histoire de notre démocratie et de notre chère patrie « le Mali ». Alpha Oumar Konaré, ancien président de la république, ancien chef de l’Etat et ex-chef Suprême des Armées et de la Magistrature, devrait à mon humble avis au moins dire un  mot sur la rébellion actuelle qui dérange plus d’un citoyen du nord du Mali. Par Zhao Ahmed Amadou Bamba

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Commentaires (25)

User
Justement, Alpha Oumar Konare devrait dire un mot....qui serait enregistre dans l'histoire... contre lui ou avec lui? Personne ne peut le savoir mais il avait le devoir de se statuer sur un evenement qui nous a tous bouleversait et qui risque d'etre un tournant dans l'histoire du Mali! ... Je ne pourrai comme Bamba dire qu'il doit forcement condamner ou critiquer tel ou tel sujet...Il devrait dans tous les cas s'exprimer surtout que nous sommes dans un cadre democratique. :-? Quand a vous meme Bamba vous devriez vous encadrez encore plus dans le journalisme!!!!!!!! car je le repete sur ce site un journaliste doit ou bien interviwer une personalite ou bien faire l'effort de se deplacer sur un lieu d'actualite pour amener du nouveau... Regarder moi encore une fois un article base sur une idee qui est deja vieille car tout le monde y est pense! Au moins, essayez de contacter la personne et dites nous qu'apres x tentatives vous avez fini par interviwer son entourage sur la raison de son mutisme ....:roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll:
pengyou 15 ans
"L’ancien ne sait confier à personne". Mr Bamba, apprenez a ecrire d'abord, avant d'apprendre aux autres ce qu'ils ont a faire. Voila dix ans que vous faites les louanges d'ATT comme un dieu, maintenant que ca chauffe vous reprochez a l'autre de ne pas parler. Quand IBK a parle en 2006 qu'est ce qu'il a fait en reponse a cela?
Sokolois 15 ans
Mon chere, laissez le francais tranquil et vous concentrez sur ce qui se trouve dans l'article comme information. Personnelement, moi je ne suis meme pas fiere de parler en francais ou savoir bien ecrire, parceque quand je parle francais ca m'arrive souvent de penser a la colonisation et tout les barbarismes que mes ancestres ont souffert. I apology
salut a tous mes freres, bonsoir Kassin, prions pour TESSALITE car la situation est trés trés trés critique
Kassin 15 ans
Encadrer fortement les milices privées sous le commandement de l'armée à défaut de les intégrer. La guerre, les exactions commises sur les populations civiles à Menaka, Aguelhoc, Andaramboukane, Léré, Ténékou, Youwarou, Niafounké, Hombory, et j'en oublie, et les exécutions sommaires des soldats de l'armée malienne à Aguelhoc ont créé une psychose sécuritaire sans précédent dans l'histoire de notre pays. La hantise de se protéger et de protéger les siens dans cette situation est un réflexe humain et non pas seulement un manque de confiance à l'armée qui rappelons-le se bat sur un front aussi vaste que le triangle Léré-Tinzaoutène-Andaramboukane. Pour ceux qui incriminent l'armée malienne et la traitent de tous les noms, je leur dis que l'armée a une mission de combat (avec la gestion logistique qui va avec) dans une zone aussi vaste que le Sénégal, la Côte d'Ivoire, ou le Burkina. C'est comme ci on demandait d'un seul coup à ces pays voisins de faire la guerre en ouvrant des fronts sur tout leur territoire, ou tout au moins du bout à l'autre de leur territoire, en même temps.  Et si vous vous faite une idée de la difficulté du terrain et de l'importance des moyens militaires engagés dans le conflit, vous comprenez de quoi il s'agit. Donc quoi qu'est fait ou quoi que fasse l'armée, le risque zéro d'atteintes sécuritaires pour les populations civiles n'existe pas. C'est la principale particularité de cette guerre. Alors des milices communautaires se sont réactivées : Ganda Koy, Ganda Izo, milices arabes ou maures , et autres prolifèrent comme des immeubles dans l'Aci 2000. Si de prime abord ces milices communautaires peuvent répondre aux défis actuels de sécurités de citoyens maliens dans le sens des actions d'autodéfenses, il faut prendre garde de dérives impardonnables et suicidaires. Pour qui connait le nord de notre pays, les rivalités intercommunautaires, les haines nourries de longues dates, les conflits de leadership, les règlements de compte, ou les égos de tout genre, ne sont jamais loin en cas de confusion de rôles. Nous devrons oeuvrer à ce que les milices communautaires ne tombent pas dans ces travers. Cette prudence est évidente, puis que aussi brave soit-il, ce n'est jamais une arme portée en main qui fera du milicien le parfait soldat parce qu'il n'a pas fait de centre d'instruction (C.I.) et connait mal la discipline militaire et l'éthique du soldat. Alors toutes les actions des milices doivent être fortement encadrées par le commandement militaire à défaut de les intégrer à l'armée. Elles doivent être soumises à la discipline et aux règles de l'armée. Nous ne pouvons pas nous dérober de cet strict encadrement au risque d'exacerber la guerre par des affrontements communautaires inutiles et de créer des zones de non droit.  Je crois que nous n'en avons plus besoin sur notre territoire, pour des raisons que chacun connait. Aussi violants et longs  que pourraient être les combats et les menaces dans cette guerre au nord, nous ne devrons, en aucun moment, non seulement pas dévier de nos idéaux de démocratie et d'état de droit, mais aussi et surtout nous devrons restés fidèles à nos valeurs ancestrales de tolérance et de sagesse. Ainsi font les grands peuples.
Ben77 15 ans
AOK devrait en principe parler, ne serait-ce que d'exprimer son soutien pour la défense de l’intégrité du pays. Mais s'il va plus loin, il risque de dire le contraire de ce qu'il fait pendant son temps de pouvoir à Koulouba. Car si aujourd'hui les iforas continuent à hausser le ton et à se conduire comme des enfants gâtés du pays, c'est bien grâce au soutien materiel (y compris armes et munitions), financier et moral de AOK qui ne voyait autre chose que sa place (se faire réélire à tout prix). Nous sommes entrain de gerer les conséquences de sa politique au Nord-mali. Une situation que ATT n'a fait qu'entretenir et pire, encourager les touaregs dans leur attitude et fermer les yeux sur tout mal ou crime commis par ceux-ci. C'est l'Armée malienne qui le plus souffert de ces deux politiques; elle a été désorganisée, bafouée et sa colonne vertébrale (discipline et instruction) très mis en mal. Que Dieu sauve notre grand Mali!
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