Mali: désaccords entre les mouvements du Nord et les tribus aux discussions d’Alger

11 Sept 2014 - 16:28
Mis à jour: 12 ans
16
[caption id="attachment_434242" align="alignleft" width="350"]Ce que Bamako et les groupes armés négocient à Alger Le 16 juillet à Alger, à l'hôtel El-Aurassi. © Samir Sid (photo archives)[/caption]

Les mouvements armés du nord du Mali et les autorités de Bamako sont toujours dans la capitale algérienne pour avancer dans le processus de paix. Après les auditions de la société civile, et en attendant le début des négociations directes, les six mouvements armés tentent de s'entendre sur leurs revendications politiques. Mais les représentants des mouvements armés ne sont pas toujours d'accord avec les populations, comme à Kidal où es chefs des différentes tribus présents à Alger affirment vouloir une séparation d'avec Bamako.

Ils sont venus pour représenter la société civile de la région de Kidal. Et les chefs des tribus ont un message différent de celui des mouvements armés. « Les mouvements ont été obligés à Ouagadougou de se limiter à l’intégrité territoriale du Mali. Mais nous, nous sommes la voix du peuple, nous avons la liberté de dire ce que nous voulons. Notre option, c’est l’indépendance », déclare sans détour Chorib Ag Attaher, de la tribu Idnan.

Il est conscient que la communauté internationale est opposée à une telle solution, mais pour lui, l’indépendance doit être un but à long terme : « Si on signe un accord, cela veut dire que notre avis ne compte pas et que nous sommes un peuple à qui on impose les choses que nous ne voulons pas. Même si nous acceptons, ce ne sera pas pour longtemps ».

Les différents responsables des tribus de Kidal sont d’accord. Ils sont plus légitimes que les mouvements armés. « Les mouvements sont souvent obligés de nous consulter. Ils sont les flèches, mais nous, nous sommes l’arc », estime Zeïd Ag Hamzada, de la tribu des Taghat Mallet.

Si les auditions de la société civile sont terminées, certains, dont ces hommes de Kidal devraient rester à Alger quelques jours supplémentaires.

Par RFI

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (16)

User
Sikasso
Sikasso 11 ans
Traitre
Behanzin
Behanzin 12 ans
Le jeu serait plus équilibré en demandant l'avis des chefs de canton du Diafounou, du Khasso, du Ouassoulou, du Kenedougou, du Mandé, du Bélédougou, du Guimbala, du Fakala, du Haïré, etc sur leur volonté de vivre avec ces chefs de tribus de Kidal. La réponse sera très surprenante. Qu'on arrête de nous rabâcher les oreilles sur l'appartenance d'une région qui n'est qu'un fardeau pour nous. Bon vendredi à tous.
LE MALIEN
LE MALIEN 12 ans
QUE CA FAIT MAL D'ENTENDRE CES PROPOS D'UNE MINORITÉS DE CHIENS SUR LA MAJORITÉ. OÙ EST PASSÉE L'UNITÉ AFRICAINE DE L'AFRIQUE QUE J'AI PRÉCONISER DANS MON HYMME . BIEN QUE ÇA SOIT CLAIR, NOUS AUSSI,NOUS ACCEPTERONS PLUS JAMAIS QUE DES BANDITS PORTENT ATTEINTE À L'INTEGRITÉ, A LA LAÏCITÉ ET A LA FORME REPUBLICAINE DU MALI.......
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 12 ans
C'est qu'une personne qui parle a son nom propre. Et je suis sûr et certain que ses propos ne sont pas celles de son tribu comme les autres d'ailleurs. Ces bandits qui manipulent leurs tribus, cas c'est très grave. Quant a rfi, elle souffle le chaud et le froid comme d'habitude.
Komaga
Komaga 12 ans
Ces tribus qui demandent la séparation avec le Mali, elle ne sera pas donnée, par contre ces tribus peuvent immigrer et la terre reste, libre à eux d'aller au diable. Vive le Mali unit et prospère.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (127)
  • Nfp (69)
  • Kankan (43)
  • Citoyen du monde (36)
  • Sissoko (30)