Mali: la stratégie des jihadistes complique la sécurisation du nord du Mali

22 Fév 2013 - 10:45
Mis à jour: 14 ans
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Selon nos informations, des tirs ont été entendus ce vendredi 22 février. La veille, les islamistes du Mujao ont revendiqué l’explosion d’une voiture piégée à Kidal à quelques centaines de mètres du campement de l’armée française. Deux kamikazes et deux passants ont été tués, selon un notable local. C'est une nouvelle illustration de la stratégie des jihadistes dans le nord du Mali. Ils comptent multiplier les opérations de guérilla contre les militaires, comme ils l’ont fait à Gao en prenant le contrôle pendant plusieurs heures, de la mairie et de la résidence du gouverneur, dont ils n'ont été délogés qu’après de très violents combats. [caption id="attachment_129486" align="aligncenter" width="600"]Les combats entre militaires maliens et français et islamistes ont fait rage, jeudi 21 février à Gao. REUTERS / Joe Penney Les combats entre militaires maliens et français et islamistes ont fait rage, jeudi 21 février à Gao.
REUTERS / Joe Penney[/caption] Trois régions, trois stratégies. Entre la localité de Douentza située plus au sud et la région de Gao, les jihadistes posent ou tentent toujours de poser des mines. Conséquence : très peu de monde ose s’aventurer sur la route nationale qui relie le sud au nord. Autre région où les jihadistes sont toujours présents : la région de Gao. Ils ont notamment trouvé refuge à une dizaine de kilomètres de Gao, dans la localité de Kadji, plus précisément sur une île. De cet endroit, ils regagnent facilement par pirogue la ville de Gao. Un peu plus au nord, vers la localité de Bourem, les combattants islamistes sont également présents.Le porte-parole du Mujao par exemple, Walid Abou Sahraoui, envoie toujours des messages grâce à un téléphone portable, donc il n’est pas loin d’une des principales localités de la région. Guerre asymétrique Guérilla, embuscades, attentats… La technique de combattants des jihadistes est asymétrique. Ils viennent encore une fois de le montrer jeudi 21 février, en pleine ville de Kidal, où un véhicule a explosé. D’autres troupes d’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Dine sont retranchées toujours au nord-est du Mali. Pour les déloger de là, les troupes franco-africaines seront obligées de retrousser davantage leurs manches.  
JOURNÉE DE COMBATS POUR LES ISLAMISTES
Les éléments jihadistes n'ont décidément aucun mal à s'infiltrer dans la ville de Gao, libérée par les Français et les Maliens le 26 janvier. Premier coup de force, les 8, 9 et 10 février : attentats suicides à proximité de postes de contrôle de l'armée malienne et attaques contre des bâtiments officiels. Jeudi 21 février, presque le même scénario s'est produit : infiltration des combattants jihadistes et échanges de tirs nourris durant plusieurs heures, autour du quartier administratif. Dans le même temps un check-point tenu par des soldats nigériens a été pris pour cible à plusieurs reprises, aux sorties nord de Gao. Dans le centre-ville, les forces françaises ont dû intervenir en soutien à l'armée malienne avec des blindés et des hélicoptères. Un missile anti-char a été tiré contre l'un des bâtiments où étaient retranchés les extrémistes. « Des gens fanatisés » A Paris, l'Etat-major annonce la mort de 15 jihadistes. « Nous avons affaire à des gens fanatisés », confie une source militaire qui souligne que certains combattants portaient des gilets d'explosifs qui n'ont pas été actionnés et ont été désamorcés par la suite. Les militaires français reconnaissent que les environs de Gao permettent de se dissimuler facilement. Il s'agit d'une zone de brousse suffisamment vaste pour compliquer les opérations de ratissage. « Nous devons obtenir du renseignement pour être réellement efficaces », conclut cette source. Un autre attentat suicide a été commis près d'un camp occupé par des Français et des Tchadiens prés de Kidal. Il y a peu de dégâts, ce qui fait dire que c'est peut-être seulement le chauffeur qui a fait sauter la bombe qu'il portait sur lui, et qu'il ne s'agissait pas d'un véhicule bourré d'explosif. En dehors du conducteur, il semble que la seule victime soit le gardien de cette enclos ou était stocké du carburant.  
Par RFI Article publié le : vendredi 22 février 2013  

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Commentaires (16)

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gina wadosan
gina wadosan 14 ans
The war against the terrorists in mali is not easy because it took many years for them to reach their goal. For example, i remember, when i was a child, my father, and the others police men attacked the salafists villages nearby Gao to force them to give up their own religion. Those villages are often on the shore of the niger river. It's their home, they have been there over several years. If the french army want to find them, they would have to go from one village to the next one. That's one way to win the war agaisnt the terrorists.
dohafatim
dohafatim 14 ans
Au NORD, il faut être très vigilant aux enfants qui peuvent traînés au vos pieds dans les "grin", je n'ai rien contre les enfants, mais certains peuvent rapporter des informations aux Terroristes! ils peuvent être complice moyenant une somme.
ZI
ZI 14 ans
STL LES FRERES ET SOEUR ON SOUHAITE AUPRES DE BON DIEU QU'IL FAICE LA PAIX AU MALI CAR LA GUERRE N'A JAMAIS REGLER UNE AFAIRE. SOYONS VIGILLANT SINON NOUS PORTERONS LE POT CASSER. JE DEMANDE A TOUS LES MALIEN ET LES MALIENNE DE INVOQUE LE BON DIEU QU'IL NOUS DONNE LA MEILLEUR SOLUTION DANS CETTE SUTIATION. CES DIEU QUI CONNAIT TOUT LE MONDE.
dohafatim
dohafatim 14 ans
Les Gilet pare-balles pour les soldats au front, où sont passés tout l'argent que le mali reçoive? Il ne faut pas penser que le salaire des militaires mais aussi leur vie! Sans gilet pare-balle, cela s'appel les envoyé vers la mort!!!!! :!:
Bacary
Bacary 14 ans
Que des grandes gueules ses maliens C'est les aires qui viennent se battre a vos places non pas a vos cotes ou est ce soulard de Sanogo qui disait nous avons besoin de personne l'armée malienne est suffisamment forte pour bouter ses islamistes hors du mali Honte aux maliens Soundiata doit avoir très mal dans sa tombe Ou sont ses valeureux descendants??????
KONE31
KONE31 14 ans
........C'est le MALI aujourd'hui mais si ça arrive à un autre pays africain, on verra la suite ( chose que je ne souhaite pas). Les africains sont bons pour parler mais mul quant il s'agit des choses concrètes. Sanogo ne représente pas l'ensemble des maliens ou encore moins MARIKO et la COPAM. Les maliens dans leurs grandes majorités étaient pour cette intervention avec l'aide extérieur mais, si vous vous focalisez sur ce qu' à dit SAONOGO pour juger tous les maliens, on appelle ça de la haine envers tout un peuple.
Ils sont au Tchad .... Moussa Ag,...
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