Mali: les rebelles touareg dans Gao, une force ouest-africaine "en alerte"

31 Mars 2012 - 17:43
Mis à jour: 15 ans
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[caption id="attachment_57951" align="alignleft" width="350" caption="La Cédéao (15 pays membres) a annoncé samedi avoir mis en alerte une force armée de 2.000 hommes, après la prise la veille par les rebelles touareg de la ville de Kidal."][/caption] Des rebelles touareg ont pénétré samedi dans la ville de Gao, dernière place-forte au nord Mali des troupes d'une junte désormais prise en tenaille par la rébellion au nord, et les pays d'Afrique de l'Ouest qui ont mis en alerte leur force d'intervention.   Sous les tirs d'armes lourdes, des rebelles sont entrés dans au moins trois des huit quartiers de Gao, principale ville du nord, à un millier de km au nord-est de Bamako, et qui abrite l'état-major de l'armée malienne pour toute la région septentrionale. Les combats se concentraient autour des deux camps militaires de Gao, où les forces gouvernementales se sont réfugiées pour résister aux assaillants, selon des témoignages concordants. Toujours selon des témoins, des islamistes ont participé à l'assaut, dont certains s'en sont pris à des débits de boissons, et criaient "Allah Akbar" (Dieu est grand) ou "Ansar Dine", du nom du groupe armé du chef touareg Iyad Ag Ghaly, l'une des principales composantes de la rébellion. Après la chute de Kidal vendredi, l'attaque sur Gao est un coup d'autant plus dur pour la junte qu'elle avait justement invoqué l'échec du régime à mater la rébellion pour renverser le 22 mars le président Amadou Toumani Touré (dit ATT). Kidal, à environ 300 km plus au nord-est vers la frontière algérienne, avait été prise par Ansar Dine, appuyé par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), le grand groupe rebelle touareg, et des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). C'est désormais l'essentiel du nord-est du pays qui est aux mains des rebelles touareg et de groupes islamistes qui mènent depuis la mi-janvier une vaste offensive pour "libérer" les territoires de l'Azawad, berceau des Touareg. Seules les garnisons de Gao et Tombouctou restent encore sous contrôle gouvernemental. A un millier de km, Bamako semble encore hors de portée des rebelles, mais la prise de Kidal et les combats en cours dans Gao menacent plus que jamais la junte du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE). Acculée face aux rebelles, totalement isolée sur la scène internationale, la junte, par la voix de son chef, le capitaine Amadou Sanogo, avait déjà jugé vendredi la "situation critique", après les menaces de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest" (Cédéao) d'imposer un embargo "diplomatique et financier" si l'ordre constitutionnel n'est pas rétabli d'ici lundi. "Préserver à tout prix l'intégrité du Mali" Trois représentants de la junte de sont rendus samedi à Ouagadougou, où ils ont rencontré le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, marquant ainsi le début d'un véritable dialogue entre les mutins et les chefs d'Etat de la région. "Sur les grands principes qui nous ont été demandés, nous disons que nous sommes d'accord", a affirmé à l'issue le colonel Moussa Sinko Coulibaly, directeur de cabinet du chef de la junte. "Il faut une vie constitutionnelle régulière et normale, et maintenant les modalités pour arriver à ça, c'est ça que nous allons discuter (...) ", a déclaré l'officier, peu avant de repartir pour Bamako. Le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé devait lui aussi se rendre "immédiatement" à Bamako pour rencontrer le capitaine Sanogo et discuter des "modalités de sortie de crise". Samedi matin, le président en exercice de la Cédéao, le chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, a annoncé la mise en alerte d'une "force d'intervention" régionale de 2.000 hommes. L'objectif est de "préserver à tout prix l'intégrité territoriale du Mali", a expliqué le président Ouattara: "si la légitimité est rétablie et que ces mouvements armés s'aperçoivent qu'il y a une mobilisation régionale et internationale, ils quitteront Kidal tout de suite". La ou les missions de cette force d'intervention comme ses modalités de déploiement restent bien floues pour le moment: remettre la junte au pas, ou stopper l'avancée de la rébellion dans le nord. A Bamako, la nouvelle de l'avancée des rebelles jusqu'à Gao a suscité de l'inquiétude, mais pas de mouvement de panique ou de soudaine manifestation de patriotisme. A l'appel de religieux musulmans, catholiques et protestants, près de 25.000 personnes ont participé dans un stade du centre de la capitale à un grand rassemblement oecuménique "pour la paix". "Nous devons nous donner la main, taire nos différences et sauver le Mali", a plaidé le président du Haut conseil islamique du Mali (HCIM), Mahmoud Dicko, se disant "très inquiet" de la situation à Gao. Des milliers de partisans de la junte se sont retrouvés lors d'un autre meeting en périphérie sud de Bamako pour exprimer leur hostilité au régime renversé d'ATT, à la France et aux pays voisins du Mali.   AFP Publié le 31/03/2012 à 19:30

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Commentaires (25)

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On sait que tout le système a faillit « Am bê nodoh » c’est la faute à nous tous…et sincèrement on n’en a marre et si on pouvait couper la maison de ATT pour leur rajouter LE COMPTE SERA BON…pour eux (et c’est pour ça QU IL NE FAUT JAMAIS FAIRE CONFIANCE à ces gens, ces maures, ces arabes ou ces TOUAREGS même s’il ne faut pas mettre « tout le monde dans le même SAC » ces gens ont le soutien des fils de p…des MONARCHIES bourrées d’argent comme le QATAR Les SAOUDIENS…donc on ne finira jamais de ce conflit (surtout que le Mali n’a plus de Mamadou Sissoko, de Kissima, de Siaka Koné etc…mais que des généraux FELONS hyper climatisés… Je pense que c’est fini ces territoires et il nous faudrait plusieurs années avant de REMETTRE la main sur ces entités (regardez la petite SOMALIE même les GI, les MARINES etc..ce sont cassées, se sont fracassées lA BAS ) à plus forte raison le NORD Mali 2 fois plus grand que la FRANCE etc…
Rafale 15 ans
L'important est le mali au lieu de vous agitez pour vos intérêts personnels sachez que de source sûre ançar dine et AQMI contrairement au MNLA ne s'arrêteront pas a Gao Kidal et Tombouctou toute les secondes les minutes les heures et les jours perdue nous approche du K.O total vous êtes tous avertis.
dexy 15 ans
Gao puis Tombouctou aux mains des rebelles,voila les conséquences d'un coup d'Etat idiot et non reflechi;qui aurait pu croire à la reussite d'un tel coup en 2012 sous pretexte d'incompétence de SEM ATT voila ou nous à méner leurs compétence (junte). après le retour à l'ordre constitutionnel il faudra que cette junte reponde de leurs acte devant la justice Malienne. le retour constitutionnel signifie alors l'application de la constitution,je ne comprends donc pas pourquoi une convention nationale devrait mettre en place un organe de transition ????
zagalo 15 ans
Salut Dexy: qui a laissé ces rebelles lourdement armés entrer au Mali, en allant les accueillir avec des officiels et leur offrant 50 millions du contribuable malien? Qui etait au pouvoir quand Tessalit tombait? Qui etait au pouvoir lors du massacre de Haguel Hoc. Par principe, je ne suis pas pour un coup d'Etat: mais de grace, defend ton PAIN, mais n'insulte pas la memoire de ces jeunes envoyés à l'abatoire!!!
bafati 15 ans
Chers compatriotes, l'heure est grave pour se diviser en pros et cons de ATT ou de Sanogo. Nous devons essayer de faire face a la realite et d'essayer de trouver une solution salutaire pour le pays. ce n'est pas un secret que le Mali n'a eu pas d'armee depuis que les dirigents du Mali ont fait embaucher leurs enfants dans l'armee qui n'ont pas recu aucune education militaire donc incapables de proteger le Mali. D'ailleurs je pensse que cette realite est la base de la mutunerie. Maintenant que les rebelles sont a la porte de Tombouctou et que dans quelques heures Tombouctou aussi tombera,il est temps que les maliens se ressaissent. Nous devons laisser de cote notre fiere mal plassee et accepter les conditions de la communition internationles pour la sortie de l'impasse et surtout accepter que le nord est dejas partit et qu'on ne pourra jamais recuper. Ce ne sont pas les autres qui vont venir se faire tuer pour liberer notre pays alors que la majeure partie a ete offerte par des retraits tactiques de nos imcapables militaires. Si les maliens ne veulent pas se faire tuer pour le Mali, qui le feront? Ou est alle notre chere Phrase de l'hymne national: "Mieux vaut la mort que la honte"
badou 15 ans
La ville de GAO est présentement livré au pillage, surtout des banques et du marché central suivant le témoignage d'un ami au telephone il y a moins de 5minutes
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