Le renouvellement des bureaux des Maliens de l’extérieur est aujourd’hui sujet à de nombreux débats, de contestations tout azimuts. Car, de plus en plus, les bureaux mis en place sont décriés. L’on exprime que leur mise en place a été entachée de soubresauts qui indignent plus d’un Malien vivant sur ces territoires d’accueil. Mais le hic dans tout cela, c’est l’implication personnelle du Président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) Abdourahamane Chérif Haïdara dans le conseil guinéen afin d’imposer contre vents et marées ses hommes avec la complicité de l’ambassadeur. Malgré la protestation de 13 membres sur 16 du bureau pour une Assemblée Générale de destitution. Alors, c’est plus de 200 millions de franc guinéen à peu près 20 millions de CFA qui sont en jeu pour le maintien du bureau.
La situation en Guinée Conakry est aujourd’hui très préoccupante parce que chaque jour qui passe, c’est la désillusion, la honte pour nos compatriotes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Parce que, souligne-t-ils, celui qui a notre destinée ici ne fait rien pour nous. Pire, depuis son arrivée, 8 mois à peine, il s’arc-boute à ne pas convoquer d’AG, ni de tenir les réunions statutaires entre autres accusations, d’où la demande au Président Chérif par 13 des membres du bureau l’invitant à prendre les dispositions nécessaires dans l’intérêt supérieur de la communauté malienne de Guinée. C’est dans une lettre qui lui a été adressée le 25 juin 2006. Afin de résoudre le problème, le président Chérif envoie son secrétaire général puis le rejoint. Après des tentatives de médiation qui ont échoué, place a été donnée à la corruption. Car, de sources bien informées, une voiture Nissan a été déjà achetée pour un d’entre eux et c’est la somme de 200 millions de franc guinéen qui est en jeu pour surseoir l’AG programmée.
Joints par nos soins, certains des protestataires affirment toute leur indignation. Ils disent : « Nous n’avons plus de respect en Guinée car notre président est incapable à bien mener sa mission qui est celle d’œuvrer pour la cohésion et l’entente entre tous les Maliens résidents en République de Guinée ».
Décidément le ridicule ne tue plus dans notre pays pour qui sait quel est le poids économique de nos compatriotes vivant à l’extérieur, alors tout doit être mis en œuvre pour mieux les gérer. Pour cela, il faut tout d’abord préserver l’unité, l’entente afin qu’ils puissent jouer pleinement leur rôle de précurseur de notre économie. Mais, si c’est le 1er responsable qui est mis sur le banc des accusés par rapport à ses agissements inopportuns, allez-y savoir ! En tout état de cause, il risque d’être mis dans ses petits souliers les jours à venir.
Boubacar DABO