Koulouba : tenue de la 1ère session du Comité de pilotage du programme PROTECT

3 Avr 2026 - 08:58
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Koulouba : tenue de la 1ère session du Comité de pilotage du programme PROTECT

La première session du Comité de pilotage du Programme de renforcement du système de protection de la population au Mali (PROTECT) s’est tenue ce jeudi 2 avril 2026, dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, à Koulouba. La rencontre a été présidée par le représentant du ministre, Yamoussa Kiramakan Traoré, directeur Europe par intérim.

« Le Comité de pilotage a un rôle central : il est le garant de la cohérence politique de PROTECT et de son intégration dans les priorités nationales », a indiqué Claude Wandeler, Chef de la Coopération suisse au Mali et partenaire financier du programme. Selon lui, les priorités au menu de la session sont : l’évaluation des progrès réalisés depuis le démarrage du programme et l’examen du bilan financier.

Attendu depuis un an et demi, le programme PROTECT vise à créer un environnement protecteur en pérennisant les actions locales. Il est mis en œuvre dans plusieurs localités du Mali, notamment dans les régions de Tombouctou, Mopti et Sikasso. En collaboration avec les acteurs communautaires (ASACO, mairies, chefs de quartier), PROTECT vise à faciliter l'accès des populations vulnérables aux services de santé et juridiques.

Aux dires de Célestin Dembélé, directeur pays de l’ONG HELVETAS, qui assure le lead des organisations chargées de la mise en œuvre du programme, PROTECT met à la disposition des autorités maliennes un budget permettant aux services techniques de fonctionner et de mener des activités de protection sur le terrain. « Quand il y a une crise, il y a des victimes : c'est un programme qui prend en charge une réponse rapide à ces situations de crise », a-t-il souligné.

PROTECT : un nouveau souffle

Les ambitions du programme restent intactes, notamment bâtir un environnement protecteur garantissant à chaque citoyen une vie à l’abri de la violence. Cependant, comme l’a reconnu Yamoussa Kiramakan Traoré, le démarrage de PROTECT a été freiné par des contraintes opérationnelles, notamment des retards dans la mobilisation des financements. « Certains transferts de fonds n’ont été effectifs qu’en octobre et novembre 2025 », a-t-il précisé, soulignant que cette situation a limité la capacité d’action des services techniques et des collectivités territoriales.

Face à ces retards et à l’échéance initiale fixée à juin 2026, le représentant du ministre des Affaires étrangères a demandé la prorogation de 18 mois du programme PROTECT, conformément aux dispositions de l’article 3 de l’Accord de projet. Cette extension devrait permettre d’assurer l’exécution complète du budget prévu et l’achèvement des plans d’action prioritaires sur le terrain.

Au-delà des aspects financiers, les discussions du Comité de pilotage ont porté sur la nécessité de renforcer le cadre législatif en matière de protection de l’enfant, d’assistance aux déplacés internes, d’accès à l’état civil et de lutte contre les violences basées sur le genre. Pour y parvenir, le représentant du ministre a préconisé la mise en place d’un cadre permanent de concertation entre les ministères concernés. L’objectif, a-t-il conclu, est de fluidifier le dialogue politique et d’assurer un suivi régulier des actions menées par le Comité de pilotage.

Mamadou TOGOLA/maliweb.net