Mali: l'ex-président ATT réfugié au Sénégal, les leaders arrêtés relâchés

20 Avr 2012 - 06:00
Mis à jour: 14 ans
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(AFP) -  Les évènements se sont accélérés jeudi au Mali, avec le départ en exil de l'ex-président Amadou Toumani Touré (ATT), qui a trouvé refuge au Sénégal voisin, et la libération des responsables civils et militaires arrêtés en début de semaine sur instruction des putschistes maliens.   [caption id="attachment_61716" align="alignleft" width="250" caption="Un soldat malien devant l'entrée du camp militaire de Kati, près de Bamako, le 1er avril 2012"][/caption] M. Touré, 63 ans, et sa famille ont quitté Bamako à bord de l'avion présidentiel sénégalais, en compagnie du ministre sénégalais des Affaires étrangères Alioune Badara Cissé, selon des sources diplomatiques, militaire au Mali, et la présidence sénégalaise. Tous sont arrivés à Dakar jeudi vers 23H30 locales (et GMT), M. Touré "était serein, il était avec toute sa famille", forte "d'une quinzaine de personnes", il a été installé dans une résidence dakaroise réservée aux hôtes de marque du Sénégal, a affirmé à l'AFP Abou Abel Thiam, porte-parole du président sénégalais Macky Sall. Il n'était pas immédiatement possible de savoir si Amadou Toumani Touré, surnommé ATT, allait demeurer au Sénégal ou y résider temporairement avant d'aller vers une autre destination. Son départ de Bamako a quasiment coïncidé avec la libération de responsables civils et militaires -22 au total- qui avaient été arrêtés en début de semaine, et que la gendarmerie affirme toujours sous le coup d'enquêtes et susceptibles de poursuites judiciaires, assurant que des armes ont été découvertes chez certains d'entre eux. La plupart de ces responsables ont été ou sont considérés comme ses proches. Parmi eux, on compte l'ex-Premier ministre Modibo Sidibé, l'ex-ministre Soumaïla Cissé, l'avocat, député et homme politique Kassoum Tapo ou encore le responsable de patronat et leader politique Tièman Coulibaly. D'après des sources concordantes, ATT a été confronté à l'aéroport de Bamako à des soldats mécontents de lui, qui voulaient s'opposer à son départ du Mali. ATT autorisé à partir [caption id="attachment_61717" align="alignleft" width="200" caption="Le président malien Amadou Toumani Touré, le 1er septembre 2011 à Paris"][/caption] Selon une source militaire, la famille Touré a quitté le Mali "avec l'accord du capitaine Amadou Haya Sanogo", chef des putschistes qui, officieusement, étaient opposés au départ à l'étranger de M. Touré. Ils envisageaient contre lui "des poursuites judiciaires pour haute trahison et malversation financière". Finalement, "le capitaine (Sanogo) a ordonné qu'on l'autorise à partir", a précisé la source militaires, sans plus de détails. Le président sénégalais Macky Sall, en visite à Paris, avait affirmé mercredi que l'ex-président Touré se trouvait alors "sur le territoire de la résidence de l'ambassade du Sénégal à Bamako". Porté au pouvoir par un coup d'Etat en mars 1991, ATT, un militaire, avait dirigé une transition avant de rendre le pouvoir aux civils. Il avait ensuite été élu président en 2002, réélu en 2007 et devait quitter le pouvoir en juin prochain à l'issue de ses deux mandats maximum légaux. Il a été renversé le 22 mars, à cinq semaines de la présidentielle, par des militaires qui l'accusaient d'incurie dans la gestion de la crise en cours depuis mi-janvier dans le nord du Mali. Cette vaste région naturelle en majorité désertique, qui représente la moitié du pays, est tombée fin mars-début avril sous le contrôle de rebelles touareg appuyés par divers mouvements armés, dont des islamistes. Depuis sa chute, ATT était resté silencieux jusqu'au 28 mars, lorsqu'il a assuré d'une résidence tenue secrète qu'il était à Bamako et pas prisonnier des putschistes. Mais il n'a refait sa première apparition publique que le 8 avril, pour remettre sa lettre de démission aux médiateurs de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao). Deux jours auparavant, le 6 avril, un accord sur le retour à l'ordre constitutionnel au Mali avait été arraché à la junte par la médiation, qui a ouvert la voie à la mise en place d'institutions de transition. L'ex-président de l'Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, 70 ans, a été investi chef de l'Etat par intérim le 12 avril. Il a désigné mardi l'astrophysicien de renommée mondiale Cheick Modibo Diarra, 60 ans, comme Premier ministre avec pour mission de former un gouvernement d'union nationale, et s'attaquer en priorité à la crise dans le Nord.

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Commentaires (64)

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madani hamidou diallo
madani hamidou diallo 14 ans
mais je veux que vous saisez de comperee ses presidents ,ils sont tous venu pour construire le paye.la democratie a detruit notre paye .les presidents democrate ont ete tous voleur plus que le dictataire moussa traore.mais a nous la jeunesse d,etre vigulant,de ne pas voter pour ce lui qui nous donnes 2000 milles franc ou 1000 millles franc.voter pour ce lui qui a la quapasitee et non ce lui qui a l,argent.parce que la plus part qui ont l,argent sont inconscient mes amies
Gawobora
Gawobora 14 ans
ATT a certainement volé, et laisser les maliens voler comme lui. Alpha et ses ministres sont tous des millionnaires. Au temps de Moussa Traoré c'etait pareil. Mais nous ne devrons pas oublier une chose. Aucun de ces presidents n'a fait autant de réalisations qu'ATT. il a fait plus de routes, d'ecoles surtout pour le superieur (batiments pour BKO , université de segou), d'usines (cimenteries, trackteurs, jus de fruit, carrelages etc), de surfaces agricoles amnagéés, de ponts, de petits barrages, d'echangeurs, de campus universitaires, d'hopitaux (hopital du Mali, à sevaré, à sikasso) de centres de spectables, de maisons des artisans, de stades (san, koutiala, bougouni etc) d'electricité rurale etc; que tous les autres presidents reunis. ca c'est une réalité qu'il ne faut pas nier. Economiquement le mali avait des meilleurs indicateurs de sous le région. Il y a aucun indicateur economique qui s'est degradé sous ATT, aucun. Quant à sa legereté dans la gestion de la chose publique , nous sommes tous coupables. Les maliens (deputés, magistrats, chefs religieux, chefs de partis politiques, porteurs de tenues y compris ces putshistes, société civile etc)avaient choisi de l'applaudir que de lui dire notre desaccord alors meme qu'il n'allait pas tirer sur nous.
sambou
sambou 14 ans
Vous au moins vous êtes honnête pour avoir fait un mea-culpa sur la situation!Déjà sous le règne d'AOK, des voix s'élévaient pour dénoncer une "révolution inachevée" puisque le peuple qui a combattu GMT a vite compris que "ko mon na kan min kan, djèkè ma tila o kan ka"!Les riches continuaient à s'enrichir et les pauvres à s'appauvrir!Ceux qui ont remplacé les hommes de GMT au pouvoir (ministres-juges-douaniers....)ont fait pareil sinon pire que leurs prédecesseurs!Ces mêmes pratiques ont continué jusque sous ATT en s'amplifiant si bien qu'il n'y avait plus d'école au Mali où en même temps tout se vendait et tout s'achetait; avec nos politiciens l'AN n'était plus qu'une "caisse de résonance" du pouvoir exercé depuis Koulouba....C'est dans ces conditions que le CNRDRE a pris le pouvoir.Ce qui arrive aujourd'hui à ATT devait arriver tôt ou tard si ces pratiques continuaient.Ce qui est interessant c'est que ce sera un nouveau départ pour la Mali, avec de nouvelles règles de jeu je l'espère. :wink: :wink:
fuy
fuy 14 ans
Bonjour mon frère; chèche tes larmes et ouvre les yeux. Même si on juge ATT aujourd'hui au Mali tu verras rien citoyen lambda, après ce que nous avons vu en 91 contre GMT. Ne te fait pas trop d’illusion.
maniga
maniga 14 ans
boli boli bobli bana
n
n 14 ans
merci m att pour tout ses que vous avez fait pour le mali meme si vous avez echouer le conflit du nord.personne n'est parfait que dieu tes proteger.
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