Reconquête du nord du Mali : Dr Cheick Modibo Diarra à Yamoussoukro pour dévoiler sa feuille de route

30 Juin 2012 - 15:10
Mis à jour: 14 ans
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Depuis qu’il a été nommé à la tête du gouvernement de transition, le Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra ne cesse de se battre sur tous les fronts afin de mériter la confiance de ses compatriotes et des chefs d’Etat de la CEDEAO qui ont, le 16 avril 2012, jeté leur dévolu sur lui pour diriger cette période délicate de la vie de la nation malienne. En l’absence du président de la transition, Pr Dioncounda Traoré, toujours alité à Paris, c’est le Premier ministre qui occupera le fauteuil du Mali lors du 41ème sommet de la CEDEAO qui se tient aujourd’hui dans la capitale politique ivoirienne, Yamoussoukro. [caption id="attachment_68092" align="alignleft" width="330" caption="Dr Cheick Modibo Diarra, Premier Ministre de la transition"][/caption] A peine deux mois qu’il est à la tête du gouvernement de transition, le Premier ministre, Dr Cheick Modibo Diarra est pressé de tous côtés pour qu’il fasse des résultats probants. Le problème étant que le coup d’Etat du 22 mars 2012 a ouvert la boîte à Pandore des difficultés auxquelles le gouvernement de transition devra faire face. Et cela le plus rapidement possible, si l’on s’en tient à tous les cris de détresse venant particulièrement du nord du Mali sous occupation depuis avril dernier. A cette crise, il faudra ajouter le fait que les activités se sont fortement ralenties au niveau économique ; créant du coup une situation de rareté d’affaires donc d’argent. C’est dire que Dr Cheick Modibo Diarra et l’équipe gouvernementale nommée par le président de la République par intérim (à l’époque), Pr Dioncounda Traoré, ont hérité d’une situation des plus difficiles à gérer. Même s’il ne vient à l’idée de personne de sous-estimer les compétences de celui dont la nomination à cette haute fonction a été unanimement saluée par une opinion exténuée par les multiples micmacs des politiques, il est aujourd’hui avéré que l’impatience commence à gagner réellement certains. En effet, une bonne partie de l’opinion nationale souhaite que le Premier ministre lève dès demain des troupes pour aller à la reconquête du nord du Mali. Pendant que l’autre partie, peut-être beaucoup moins nombreuse, estime au contraire qu’il faut  bien se préparer avant de déclencher une éventuelle guerre contre des combattants aguerris et qui se  fichent éperdument de la mort. Surtout que ces bandits armés ont eu tout le temps de déposer armes et bagages en des endroits qui étaient des bases de nos forces armées nationales. C’est dire, qu’au-delà des douleurs et de la révolte que constitue l’occupation des régions nord de notre pays par des islamistes et des bandits armés, la raison et la patience doivent prévaloir. Avant d’inviter la communauté internationale à nous porter secours, il faut d’abord que nos militaires soient prêts, matériellement et psychologiquement. Cette préparation ne se décrète pas. Et il faut du temps pour le faire. Mais le désir de tout Malien est désormais que ce temps soit le plus court possible. Apparemment, c’est à cela que le Premier ministre s’attèle également au vu des multiples déplacements qui l’ont récemment amené en Algérie, au Burkina Faso, en Mauritanie et dans la capitale française où il a été reçu par les nouvelles autorités de ce pays. Comme on le voit, le gouvernement de transition est loin d’être une équipe qui se relaxe en dormant sur ses lauriers. Mais comme dit un adage : « des sueurs sous la pluie ne se voient pas ». Et pourtant, mis à part le fait que le nord n’est toujours pas libéré, il  y a l’école qui fonctionne avec l’organisation des examens, l’approvisionnement du pays en produits se fait normalement, hier seulement les fournisseurs de gaz ont vu leurs arriérés (plus du milliard restant depuis l’ère d’ATT) épongés par le gouvernement. De même que les paysans ont vu les arriérés payés aux fournisseurs d’engrais. Ce qui présage une année de bonnes récoltes au cas où la pluie suivra. Entretemps, le monopole du riz, auparavant détenu par une classe d’importateurs attitrés, a été brisé ; ouvrant ainsi la voie à un approvisionnement normal du marché où les prix sont également restés normaux. S’agissant des fonctionnaires, d’après des sources concordantes, ils n’ont aucune inquiétude à se faire pour ce qui concerne le paiement à temps de leurs salaires. L’Etat promet qu’il n’y aura aucune tension sur ce front. Ce qui est rassurant car la rumeur avait déjà prédit des fins de mois douloureux dès juillet prochain. C’est donc sur les deux fronts, intérieur et extérieur, que Dr Cheick Modibo Diarra va avoir se battre afin d’engranger le maximum de résultats pour bénéficier d’un large quitus de l’opinion nationale qui n’a désormais les yeux rivés que sur le nord du pays. Dans le cadre de la résolution de la crise au nord du Mali, le 41ème sommet de la CEDEAO qui se tient aujourd’hui à Yamoussoukro, la capitale politique ivoirienne, sera l’occasion pour le Premier ministre de dévoiler sa feuille de route pour la libération du pays du joug des forces d’occupation sans foi ni loi que sont ces barbares du MNLA, ces islamistes du MUJAO et ces terroristes d’Ançardine. Au jour d’aujourd’hui, si l’unanimité des Etats membres de la CEDEAO semble faite pour l’envoi dans notre pays de matériels et éventuellement de troupes dans le septentrion malien, force est de reconnaître que la présence de militaires étrangers dans la capitale Bamako, pour sécuriser les autorités de la transition, continue à d’opposer les autorités maliennes et cette même communauté. Ce énième sommet de la CEDEAO, consacré à la situation au Mali, tranchera certainement la question. Avec l’espoir que des décisions importantes y seront prises afin d’abréger la souffrance des populations au nord du Mali. En  tout cas, le Premier ministre est attendu par toute une nation pour commencer à chasser les occupants. A défaut du dialogue qu’il dit privilégier, il faudra passer par le langage des armes. Mamadou FOFANA         

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Commentaires (31)

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Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
GOUVERNANCE PARTICIPATIVE AU MALI: ASSOCIER EFFICACEMENT TOUS LES MALIENS AUX DÉCISIONS EN GARANTISSANT L’UNITÉ ET LA RÉCONCILIATION NATIONALES A TRAVERS UN CONSEIL CONSULTATIF GLOBAL INDÉPENDANT ÉTENDU AUX RÉGIONS VIA DES COMITÉS RÉGIONAUX DE COMPROMIS (CONFÉRENCES RÉGIONALES DE COMPROMIS) OUVERTS (ES) A TOUS LES MALIENS Bonjour, la quarante unième conférence des chefs d’États de la CEDEAO, qui s'est déroulée du 28 au 29 juin 2012 à Yamoussoukro (Côte d'Ivoire), a donné un vrai pouvoir au gouvernement de la transition au Mali et à la médiation. Bravo à Cheick Modibo Diarra et la médiation de Blaise Compaoré pour les efforts fournis. Au Premier Ministre et à la médiation de s’en servir pour intégrer dans les prises de décisions, comme le souhaite la CEDEAO, toutes les parties prenantes et la société civile, donc tous les Maliens. Associer la population Malienne aux décisions et à la sécurité est primordiale. Ainsi, elle épaulera le gouvernement pour résoudre le problème du Mali, en particulier le problème sécuritaire. Pour ce faire, c’est une excellente idée que le gouvernement de transition ait crée le conseil élargi de concertation servant de cadre de dialogue, dont l’idée de sa création et son aspect inclusif sont appuyés par la CEDEAO. Mais, malgré le fait que ce conseil consultatif intègre la société civile, les dignitaires religions, les opérateurs économiques, les militaires et les acteurs politiques, N’EST-IL PAS JUDICIEUX DE CRÉER UN TEL CONSEIL DANS CHAQUE RÉGION DU MALI, à travers un comité régional de compromis, avec un conseil consultatif global indépendant centralisant les décisions issus de ces comités, ce dernier devant coopérer avec le gouvernement de la transition ? Sûrement, l’intérêt étant de préparer périodiquement une conférence globale de compromis à laquelle devront participer tous ces comités (régionaux de compromis) pour une consultation plus large et pour des bilans périodiques reflétant les avis de tous les Maliens. Cette approche est identique à l’approche globale que je propose pour organiser les conférences de compromis ouvertes à tous les Maliens pour résoudre la crise Malienne. Ainsi, il y aura convergence d'approche entre le conseil consultatif que souhaite créer le gouvernement de transition au Mali et la médiation, ce qui serait une bonne chose. Avec cette approche consensuelle, globale et participative, la consultation sera plus large et plus significative : (1) pour résoudre efficacement les problèmes du Mali en garantissant l’unité nationale et la réconciliation, (2) pour accompagner efficacement la transition. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA Expert TIC ET GOUVERNANCE E-mail : [email protected]
s coulibaly
s coulibaly 14 ans
Il semble qu'il y'a la guerre et les souffrances des populations,partout où des individus essayent d'imposer une pratique religieuse par la force des armes :Afganistan (talebans),Somalie,...,et meintenant le Mali.Ces individus rèvent de vaincre contre le reste du monde,mais leur defaite n'est qu'une question de temps partout dans le monde.Generalement il cherchent des pays où règnent la pauvrété,la faiblesse des autorités,les graves inegalités et d'autres maux socio-politico-économiques. Après ces epreuves le Mali n'a qu'a s'integrer de plus, en faisant des routes vers les ports magrebins et vers toutes les capitales de nos pays frontaliers;sans oublier de relier toutes nos villes.Voilà ce qui nous rendra moins isolés et moins vulnerables.Nos autorités jusqu'à present depuis l'independance n'ont fait qu'une goute d'eau dans l'ocean,dans ce sens.On dit qu'il faut de gros moyens,avec moins de corruption et plus de serieux les investisseurs arrivent comme des abeilles.Du courage et que Dieu nous aide.
Un ami du Mali
Un ami du Mali 14 ans
Bravo Dr.Ennasser. Il ne faut pas oublier, à l' issue des négociations, de donner une grande autonomie aux nordistes, dans un Mali uni. Au moins 50% des recettes des ressources minières découvertes dans leurs zones. C' est le prix de l paix et de l'unicité du Mali. Le Mali ne devra plus jamais voter un militaire. ATT a fait des dégâts et il s' est impliqué dans la corruption; air cocaïne, rançons, fermer les yeux sur AQMI qui attaquait la Mauritanie sur pression d' Alger et Washington contre 30 millions de $ d' aide par an. Personne n' était dupe et tout le monde observait.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
Bonjour, Merci, Ami du Mali et Velsky, d'avoir lu et aimer ma proposition et mes contributions. Il est important de savoir que dans ma proposition, ce sont l'ensemble des Maliens, à travers des conférences de compromis étendues à toutes les régions, qui décideront des problèmes et des revendications à prendre en compte, ainsi que de l'ordonnancement et de la planification de ceux qui seront retenus. A travers de telles conférences de compromis, les Maliens doivent contribuer aux décisions à tous les niveaux. Ainsi, le fait d'avoir laissé ATT faire ce qu'il veut pendant des années, sans rien dire, n'aurait, peut être, pas été possible. Par leur implication à tous les niveaux, les Maliens contribueront à piloter le devenir du Mali pour le bonheur de tous. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]
Il n'y aura aucune repartition de n'importe quel revenu Malien! Pas de faveur aux apatrides! Le Mali sortira intact un et indivisible mais fort de sa dure epreuve et de la decouverte des faces dont les masques sont tombes! :roll: :roll: :roll: ! Cessez de tourner autour du pot!
Cheick T Doucoure
Cheick T Doucoure 14 ans
Pour moi la question n'est pas simplement de detruire les groupes terroristes,mais l'ensemble de ces groupes.J'ai une vision globale.Les terroristes,les bandits,les brigands,les rebelles et les traffiquants sont les poissons d'un meme marigot.Il doit y avoir une action militaire concertee avec l'ensemble des pays de la sous-region pour nous debarrasser de ces hors-la-loi.Les pays de la region doivent etablir l'ordre et la securite aux frontieres communes.La cooperation internationale et la consultation ne sont pas exclue,mais les Etats doivent assumer leur responsabilites.C'est une tache qui n'est pas facile,mais elle vaut la peine d'etre faite.
Mass
Mass 14 ans
Petit à petit, l'indépendant rentre dans le jeu du gouvernement. La menace, l'intimidation, la répression et les arrestations arbitraires ont apportés leur effet. Notre pays a montré au monde son incapacité d'assurer la sécurité des institutions de transition et du chef de l'Etat En Afrique, nous avons tout vu et tout entendu: assassinat de chef d'Etat, arrestation de président. Pour la première fois, en Afrique, des individus font irruption dans le bureau d'un chef d'Etat et le passer à tabac. Le Malien est fort. Avoir des militaires africains(non étrangers) au Mali pour la sécurisation n'est pas un point de discorde pour les âmes bienveillantes. C'est le cas en Centre Afrique, où se sont des Tchadiens qui protègent le chef d'Etat.
Velsky
Velsky 14 ans
Saches que Samuel Doe(Liberia)a ete depece au nez et a la barbe de l'ECOMOG, troupes de la CEDEAO au Liberia. Fouttez-nous la paix avec ce choix inconsidere. Seuls les maliens doivent agir .la CEDEAO finira sa fanfaronnade d'un jour a l'autre. ELLE NE POURRA ABSOLUMENT RIEN FAIRE.....................................
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