Tribune : Père Otmar, un missionnaire d’exception s’en est allé

Sous le choc, l’Eglise universelle, mais et surtout celle de la communauté catholique du Mali, ainsi que d’autres croyants...

12 Juin 2026 - 09:09
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Tribune :  Père Otmar, un missionnaire d’exception s’en est allé

Sous le choc, l’Eglise universelle, mais et surtout celle de la communauté catholique du Mali, ainsi que d’autres croyants,  disent Adieu à un missionnaire déception. L’homme fut. un exemple qui doit inspirer les vocations. Incroyable, mais si, Oui, car le Seigneur Dieu l’a voulu. C’est toujours lui seul qui peut disposer de nos vies et qui en décide le sort. Et voilà, le Père Otmar Strozda s’en est allé pour toujours. Selon son  adage préféré en Bambara” Ni yé dunakèni na témbaraba nato  yé, I ba na tombaraba tatoyé. En effet. le mardi 2 juin 2026 à Hechingen (Allemagne) à l’âge de 86 ans dont 59 ans de vie missionnaire au Mali, en Italie et en Allemagne, le vieux sage Otmar tirait sa révérence.

Un sacerdoce pas comme les  autres. Celui qui a commencé dernière un mur de séparation. Car, le règne nazi (ou Troisième Reich) est la période de l’histoire allemande allant de janvier 1933 à mai 1945. Sous la dictature totalitaire d'Adolf Hitler et du Parti national-socialiste, l'Allemagne a été plongée dans un régime de terreur marqué par l’abolition des libertés démocratiques, l’embrigadement de la société et l’organisation de la Shoah. Ainsi, le Père Otmar a vécu dans l’ombre de sa mère avec le traumatisme d’un père et d’une mère séparés par le mur de Berlin sous le règne naziste d’Adolphe d’Hitler, chose qui aurait fait le déclic pour une vie de missionnaire bien accomplie dont 56 ans passé au service des Maliens, notamment à Sikasso depuis à l’âge de 24 ou je l’ai connu dans mon tendre enfance. Le Père Otmar Strozda, parmi tant de service rendu à la communauté catholique bien que musulmane et autre dans la paroisse de Sikasso, puis Bamako à Korofina où il a passé ses dernières années pastorales, était aussi l’exorciste qui a assaini notre environnement de la vie malsaine des habitants de la brousse du quartier Medine à Sikasso dont nous étions parmi les premiers habitants.

Notre calvaire qui commençait à la tombée de la nuit avec les autochtones des lieux fut apaisé par les séries prières que le Père Otmar avait fait lorsqu’il fut informé de la situation. On ne peut pas parler de tous ses bienfaits. Les prises en charge pour les malades, les livres scolaires pour les élèves, de la nourriture pour ce qui ne pouvaient pas s’en procurer, et même des maisons construites pour les sans abris.

Une vocation exceptionnelle

D’après le doyen Tiona Mathieu Koné, le Père Otmar a été un brave ouvrier dans le champ de la diffusion de la foi  en christ au  Mali. Lequel, selon lui, avait  dû quitter   ( fuir) le pays à 14  ans pour le séminaire. Avant de poursuivre que le jeune prêtre(Otmar) jusqu’à l’âge de papy cet homme de Dieu a savouré son amour partout ou il est passé avec un timbre vocal spécial. Tiona reconnaît surtout que l’homme de Dieu était toujours à la tâche et surtout à l’aise dans tous les mlleux en soutane ou en pantalon chemise. Et que très souvent aussi, avec appareil photos en bandoulière pour capturer à jamais  les évènements (sites,visages , rites ...)  significatifs, et Auteur de magnifiques cartes postales à l’exemple du grand DIANGO, a confessé le Doyen Koné. « Et c’est le cœur très serré  avec une santé déclinente qu’il a dû  partir il ya quelques mois », a t-il témoigné.

Quoi d’autre à dire? Otmar a changé de vie, il n’est pas mort. Ce missionnaire exceptionnel croyait en Dieu. Cette croyance, nous le confirmons par ses gestes d’amour irréprochable et irréfutable. Dieu est amour. Croyance sans amour n’est que ruine de foi. Et disons avec certitude que cette âme est vivante.« Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra. » (Jn 11, 25).

Henriette SAMAKE