Les députés ont adopté la semaine dernière le projet de loi portant création de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Cette nouvelle ENA, qui sera rattachée à la Primature, a été créée pour améliorer la performance de l’administration.
La création de l’Université de Bamako avec des facultés formant des cadres dans plusieurs domaines, l’ouverture démocratique, la décentralisation, l’intégration sous-régionale et la mondialisation, mais surtout le souci d’avoir désormais de cadres compétents ayant le sens du service public, sont les raisons principales qui ont motivé la création de la nouvelle ENA. Il s’agit d’une école polyvalente et pluridisciplinaire avec une double dimension de formation à l’expertise et au management.
Les missions de la nouvelle ENA seront, entre autres, d’assurer la formation initiale des fonctionnaires de la catégorie A pour les administration d’Etat ayant vocation à servir dans les services de l’administration générale, territoriale, économique et financière, du travail, des ressources humaines, de la diplomatie et de la planification.
Y seront également formés, les fonctionnaires de la catégorie A pour les collectivités territoriales ainsi que le perfectionnement des cadres A et B des administrations d’Etat et des collectivités territoriales, la formation d’auditeurs étrangers dans le cadre de la coopération avec les Etats étrangers.
Par ailleurs, l’ENA dans sa nouvelle formule aura pour tâche : les recherches et études en sciences administratives, management public, finances, planification, etc.
La durée de la formation sera de 3 ans et les candidats devront avoir au moins le niveau maîtrise dans des domaines compatibles avec le programme. Le recrutement se fera par voie de concours ouvert aux fonctionnaires en service et aux universitaires, qui acquièrent le titre d’élèves fonctionnaires.
Denis Koné