Cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie au Mali : Plusieurs partis, associations et mouvements se désolidarisent…

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La direction du cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie opte pour le bras de fer et envisage de recourir à la rue en cas de prolongation de la durée de la transition. Une posture que tous ne partagent pas au sein du regroupement qui vient d’enregistrer ses premières défections.

-maliweb.net- Depuis le 18 aout 2020 le Mali, est géré par une transition, avec à la tête de l’Etat un officier supérieur, le colonel Assimi Goita, Chef de l’Etat et, à la Primature un homme politique du sérail, le Dr Choguel Kokalla Maiga, Premier ministre, Chef du gouvernement.

De l’avis de plusieurs observateurs, avec les nouvelles autorités le pays a pris une nouvelle orientation qui met un point d’honneur sur la refondation de l’Etat et l’instauration d’une gouvernance plus vertueuse des affaires publiques. Du début de cette transition à aujourd’hui les nouvelles autorités sont restées inébranlables sur leur position d’engager une lutte implacable (impitoyable ?) contre la corruption et la délinquance financière. Pour éradiquer ces fléaux la transition a donné carte blanche à la justice aujourd’hui aux trousses de tous ceux qui, à tort ou à raison, sont soupçonnés d’enrichissement illicite au préjudice de l’Etat. Déjà, dans la sulfureuse affaire relative au contrat sur les équipements militaires et l’achat de l’avion présidentiel, plusieurs anciens ministres, maires, officiers supérieurs de l’armée, opérateurs économiques ont été mis sous mandat de dépôt par les juges du pôle économique. Ce travail destiné, in fine, à permettre au pouvoir public de rentrer dans ses fonds et à notre pays de se débarrasser des délinquants à col blanc, n’est pas apprécié de tous ; Il est aujourd’hui dénoncé par tous ceux qui, les 7 dernières années, ont fait la pluie et le beau temps sous le régime défunt.

Angoissés par l’intérêt tout particulier subitement accordé aux rapports du vérificateur général, qui dormaient jusqu’ici dans les tiroirs, ces cadres et responsables politiques de l’ancien régime ont décidé de s’organiser pour engager une lutte qui cache mal leur souci de chercher à sauver leur peau face à ce bal de hauts cadres jetés chaque jour en prison pour faits présumés de corruption ou de détournement de fonds publics. Qui mieux que Bocari Tréta pouvait bien jouer ce rôle de chef d’orchestre, lui qui était jusqu’à la chute d’IBK le président de l’alliance Ensemble Pour le Mali. La nouvelle plateforme créée entre deux réunions, a été vite rejoint par tous ceux qui avaient de justes raisons d’en vouloir aux putschistes et au M5-RFP qui a facilité leur intervention.

Dénommé cadre d’échange des partis politiques pour une transition réussie, ce regroupement d’anciens dignitaires enregistrerait actuellement plus de 70 partis politiques qui veulent entendre tout sauf une prolongation de la transition. A toutes leurs rencontres et réunions c’est le même leitmotiv : Non aux assises nationales pour la refondation, non à l’organe unique de gestion des élections, et surtout pas un jour de plus  après les 18 mois impartis.  Toutes ces déclarations et menaces de recourir à la rue sont superbement ignorées par le Premier ministre qui, requinqué par le soutien de son mentor, déclare désormais à qui veut l’entendre que c’est au ANR prévues à partir du 25 octobre prochain qu’il reviendra de fixer les date des élections prévues  et au rythme où vont les choses rien ne devrait empêcher, normalement, le gouvernement d’aller jusqu’au bout de  sa logique dans la mesure où, plus le temps passe, plus on constate les difficultés internes et le manque de cohésion qui minent déjà le cadre d’échange. Cette plateforme que l’ancienne majorité a portée sur les fonts baptismaux aurait pu déranger la transition ; Malheureusement, elle affiche actuellement des signes évidents d’essoufflement. Ils sont par exemple nombreux ceux qui n’ont plus le même enthousiasme que lors du lancement des activités du nouveau cadre. S’y ajoute le lancement, la semaine dernière, de l’Alliance ACRD qui sort du cadre avec 5 partis politiques, 10 mouvements et de nombreuses associations qui ont tous décidé d’apporter leur soutien à la transition, de soutenir le Premier ministre pour l’organisation des Assises Nationales de la Refondation et l’opérationnalisation de l’Autorité indépendance de gestion des élections. A la tête de l’Alliance citoyenne pour la République et la Démocratie (ACRD) on retrouve un certain Oumar Ibrahim Touré, un homme politique qui a été très proche de l’ancien président IBK, qui l’avait mis sur la sellette en le nommant dans la fonction prestigieuse de Commissaire à la Sécurité Alimentaire avec rang de ministre. C’est cet homme bien connu au sein d’EPM qui a décidé de quitter le cadre à la tête de plusieurs membres qui, comme lui, ne s’opposent plus à une prolongation de la transition.

Papa Sow/maliweb.net

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2 COMMENTAIRES

  1. CEUX QUI AIMENT LE MALI NE SONT PAS CONTRE UNE PROLONGATION POUR REFAIRE LES FONDATIONS AVANT DE COULER LA DALLE

    LE NOUVEAU SYSTEME DOIT EVITER A UN FUTUR IBK ou DIOCOUNDA TRAORE OU MOUSSA TRAORE D AVOIR ACCES AU POUVOIR AINIS QUE LES NEGRES DE SALONS MARIONNETTES DE LA FRANCE OU AUTRE PAYS PUISSANTS !!!!!!!!!!!

    CEAL IL FAUT DONC UN NOUVEAU SYSTEME QUI CONTROLERA ET ENCADRERA LE CARACTERE SERIEUX ET RESPONSABLE DES DECISIONS ET LES ACTIONS DU FUTUR HOMME FORT AINISI QUE DE SON GOUVERNEMENT

    ON NE RECONSTRUIT JAMAIS A L IDENTIQUE APRES EFFONDRE SUITE TREMBLEMENT DE TERRE !!!!!

    C est VITAL

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