Ça se passe au Grin : Carême : la solidarité politique en net recul

Au détour d’un grin de quartier, le débat s’est imposé de lui-même : en ce mois de carême, l’engagement solidaire des acteurs publics ne serait plus à la hauteur des attentes sociales.

25 Fév 2026 - 10:47
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Ça se passe au Grin :  Carême : la solidarité politique en net recul

Les membres du cercle de discussion dressent un constat sans détour : jadis très visibles durant cette période de jeûne et de partage, les partis politiques brillent aujourd’hui par leur absence.

Pour nombre d’intervenants, sous les régimes civils, le carême constituait un moment privilégié de proximité entre responsables politiques et citoyens. Distributions de vivres, ruptures collectives du jeûne (iftars), gestes symboliques en direction des couches vulnérables : ces initiatives rythmaient le mois sacré. Les discours eux-mêmes se teintaient de références religieuses, mettant en avant solidarité, compassion et entraide.

« Les partis politiques se savaient comptables de leurs actes devant les électeurs. Leur légitimité dépendait du suffrage. Cela créait une forme d’obligation morale et sociale », analyse un habitué du grin. À l’inverse, estiment certains, le pouvoir militaire ne serait pas soumis aux mêmes mécanismes de redevabilité politique, ce qui influerait sur la nature et l’intensité des actions menées durant le carême.

Les participants nuancent toutefois leur propos. « Les militaires font ce qu’ils peuvent, à leur manière. Mais il faut reconnaître que les partis politiques maîtrisaient mieux les activités liées au carême », soutient un autre intervenant, rappelant que ces pratiques s’inscrivaient aussi dans une stratégie de consolidation de base électorale.

Au-delà de la comparaison, c’est surtout la diminution globale des élans de solidarité qui inquiète les membres du grin. Plusieurs estiment que les initiatives observées ces dernières années sont en net recul par rapport aux périodes antérieures.

Dans un contexte marqué par la suspension des activités partisanes, les intervenants appellent les autorités actuelles à renforcer les actions sociales en direction des populations, particulièrement les plus vulnérables. « Les logiques d’un homme politique et d’un militaire ne sont pas les mêmes. Mais aujourd’hui, en l’absence de partis politiques, il revient aux autorités en place d’assumer pleinement cette responsabilité sociale », concluent-ils.

Ibrahima Ndiaye

 

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Commentaires (3)

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Coulibaly Yacouba
Coulibaly Yacouba 8 mois
La solidarité politique n'a jamais été en progression, même à l'intérieur des différents partis politiques où des clans s'érigent entre des groupuscules, il faut faire beaucoup attention quand on décidera de remettre les partis en scène, car aujourd'hui le Mali a été suffisamment divisé après les trente ans d'exercice des trois cent partis politiques qui ont permis de détruire mêmes nos familles et nos communautés suffisamment émiettées en terme de cohésion sociale. Comment faire pour recoudre cette grande déchirure au sein de notre pays? Nous tremblons très fortement à quelques jours de la mise en oeuvre des exercices de mise en place des nouveaux textes de mise en route des nouveaux partis politiques.
kan
kan 8 mois
Photos de maliens en plein labeur ... Quant à Kingui on s'en branle de ta religion, c'est la morale qui interdit toute forme de corruption et de vol...
Kinguiranke
Kinguiranke 8 mois
Ibrahim Ndiaye et tes animaux-humains du grin vous avez raison que ce ne sont pas les politiciens Maliens corrompus et delinquents financiers qui sont au pouvoir pour voler l'argent du denier public et aller acheter des consciences avec cet argent pourri alors qu'Allah interdit le vol!
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