Ça se passe au Grin : Il faut une bonne organisation

Au grin, le ton est monté autour d’un sujet qui fâche : le désordre dans les stations-service. Les membres interpellent les autorités afin qu’elles prennent des mesures pour mieux organiser la distribution du carburant.

29 Oct 2025 - 07:44
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Ça se passe au Grin : Il faut une bonne organisation

Selon eux, la pénurie actuelle a certes provoqué de longues files d’attente et des tensions entre automobilistes, mais la situation s’est aggravée avec l’implication des forces de l’ordre. « Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les usagers qui se bousculent : les militaires et les policiers se servent en priorité, créant encore plus de désordre », déplore un membre du grin. Résultat : de nombreux citoyens passent des nuits entières dans les stations, espérant pouvoir se procurer quelques litres de carburant.

« Qu’est-ce que ces militaires gagnent en ajoutant au chaos ? » s’interrogent les membres du grin, visiblement exaspérés. Ils appellent les autorités à réagir avant que la colère populaire n’atteigne un point de non-retour.

Pour apaiser la situation, ils suggèrent une solution simple : installer des points de distribution de carburant dans les camps militaires, réservés exclusivement aux hommes en uniforme. Ainsi, leur présence dans les stations-service serait limitée au maintien de l’ordre, et non à leur propre ravitaillement.

« Un militaire, dans son camp, doit donner l’exemple et respecter la discipline ; s’il faillit, il s’expose à des sanctions », rappellent les membres du grin.

Ibrahima Ndiaye

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La junte aux Abois Vacille
La junte aux Abois Vacille 12 mois
Mali : situation tendue à Bamako, la junte aux abois: La situation s’est nettement détériorée au Mali ces derniers jours. Les terroristes imposent un blocus sur le carburant et tentent d'encercler Bamako. C’est un signe d’une grave détérioration de la situation au Mali. Les États-Unis et la Russie ont appelé leurs ressortissants à quitter immédiatement le pays. Ces appels s’ajoutent à un autre fait non moins significatif : le 26 octobre, le ministère de l’Éducation de la junte au pouvoir a annoncé la suspension des cours et la fermeture des écoles sur tout le territoire du Mali, jusqu’au 4 novembre. Le blocus des terroristes d’Al-Qaïda: Officiellement, c’est la pénurie de carburant qui a motivé cette décision extrême. Depuis que le JNIM, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, a imposé un blocus sur le carburant en s’attaquant aux camions-citernes qui approvisionnent la capitale et les principales villes, tout le pays est à l’arrêt. Dans le même temps, les djihadistes mènent leurs attaques jusqu’à près de Bamako et tous les scénarios sont envisagés. « La pénurie de carburant, la fermeture des écoles et des universités à travers le pays (…) et le conflit persistant entre le gouvernement malien et des éléments terroristes près de la capitale Bamako aggrave la nature imprévisible de la situation sécuritaire à Bamako », a écrit mardi 28 octobre l’ambassade des États-Unis dans un communiqué, appelant les ressortissants américains à « quitter le pays immédiatement par des vols commerciaux ». L’ambassade de la Russie, pourtant alliée sur lequel comptait la junte du général Assimi Goïta pour reprendre le contrôle de la situation, en a fait de même ce mercredi. Les difficultés socio-économiques se sont aggravées dans ce pays pauvre et enclavé du Sahel et la situation sécuritaire se détériore jour après jour. Alors que le Nord, où activent des groupes rebelles Touaregs, échappe presque entièrement au contrôle du gouvernement central, les villes du centre et Bamako sont sous la menace des djihadistes du JNIM. La ville de Léré, entre le centre du pays et la frontière mauritanienne, est désertée par ses habitants après un ultimatum des djihadistes, rapportent des sources médiatiques maliennes ce mercredi. Mali : le pouvoir de la junte militaire vacille: Issue d’un double coup d’État, en 2020 et en 2021, la junte malienne voit son pouvoir s’effriter inexorablement, conséquence d’une fuite en avant et d’une succession de décisions irréfléchies Les militaires au pouvoir ont invité la France à mettre fin à l’opération antiterroriste Barkhane menée depuis 2014. Ce fut ensuite au tour de la Minusma, la mission de maintien de la paix de l’ONU, d’être priée de partir. La junte a fait le pari pour rétablir la sécurité de recourir aux paramilitaires russes de Wagner, devenu Africa Corps. Leur plus grande erreur a été de révoquer unilatéralement, début 2024, l’accord de paix d’Alger conclu en 2015 avec les rebelles Touaregs sous l’égide de l’Algérie. L’accord d’Alger a « préservé la souveraineté et l’intégrité territoriale du Mali et son unité nationale », a rappelé en juillet 2024 le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, déplorant que « tout ce que l’Algérie redoutait est aujourd’hui une réalité dans la région avec le retour de la guerre civile contre laquelle elle avait mis en garde ». Le retour de la guerre civile est le fait de la junte qui a lancé une grande offensive contre la ville de Kidal en octobre 2023, deux mois avant d’enterrer l’accord d’Alger. En juillet 2024, les rebelles ont étrillé les forces maliennes et celles de Wagner à Tin Zaouatine, près de la frontière algérienne, quelques semaines après un bombardement de l’armée qui a fait des dizaines de morts parmi les civils. La junte s’est parallèlement enfoncée dans les attaques verbales inacceptables contre l’Algérie, notamment à la tribune de l’ONU. La fuite en avant ne pouvait déboucher que sur cette situation de chaos, dont les putschistes sont les seuls responsables. Leur illusion de « libération » du Mali n’a pas fait long feu. Aujourd’hui, la situation, comme la décrivent les Américains, est imprévisible, et tous les scénarios sont envisagés. Une chute de la junte n’est pas exclue, et même une révolte de la population, excédée par des conditions socio-économiques intenable.
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