Ligne de Force : Exit mon capitaine

14 Mai 2012 - 05:06
Mis à jour: 14 ans
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L'échec des pourparlers de cinq jours entre les émissaires de la CEDEAO et le CNRDRE autour de la durée de la transition et de la personne qui doit la présider place la junte militaire de Kati devant un dilemme : accepter une transition sans elle et retourner dans les casernes pour préparer la reconquête des deux tiers du territoire national passés sous le contrôle de groupes armés scissionnistes et de terroristes islamistes ou opérer un second coup d'Etat pour reprendre tous les atouts en main. [caption id="attachment_56902" align="alignleft" width="310" caption="Saouti Labass Haïdara, Dirpub L'Indépendant"][/caption] La transition sans les militaires passerait par un processus (ou arrangement) juridique permettant à la Cour constitutionnelle de proroger le mandat du Pr Dioncounda Traoré à douze mois. Ce qui aurait l'avantage non seulement de satisfaire à une exigence formulée par la CEDEAO, notre partenaire privilégié et incontournable, mais de réconcilier le Mali avec l'ensemble de la communauté internationale. En revanche, un nouveau coup de force des militaires, qui ne se justifierait que par la seule volonté de hisser le capitaine Amadou Haya Sanogo dans le fauteuil présidentiel aux fins d'assouvir des appétits personnel, conduirait le pays au chaos et à la désintégration. En effet, l'Union européenne, principal donateur financier du Mali, a fait savoir, par la voix de son Délégué résident Robert Zinc, reçu la semaine dernière en audience par le président intérimaire Dioncounda Traoré, qu'elle ne rétablirait son aide que si la transition était dirigée par des civils. Les autres bailleurs au plan bilatéral, la France, les Etats-Unis, le Japon, de même que les institutions  de financement telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) qui ont suspendu leur appui au développement depuis le renversement violent du régime ATT, le 22 mars dernier, demeurent sur la même position. Si, au tarissement prolongé des sources de financement venaient se greffer de nouvelles sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l'UEMOA, la situation serait intenable et pourrait donner lieu à des convulsions sociales dévastatrices comme on en a vu dans certains Etats africains dans les décennies passées. Le pire, si l'on ose l'écrire, c'est que le Mali, dans l'état d'isolement et de bannissement dans lequel il se trouverait, n'aurait pas les ressources nécessaires pour se procurer la logistique dont son armée a, semble t-il, cruellement besoin pour espérer recouvrer les territoires perdus au nord. Il ne pourrait non plus compter sur qui que ce soit pour lui offrir généreusement cette indispensable logistique. Or l'acquisition de celle-ci relève de l'urgence. Plus vite la question du septentrion est réglée, mieux cela vaut pour le Mali. Les salafistes algériens, les djihadistes ouest africains de tous poils ne sont plus seuls à parader dans Tombouctou et Gao. On parle de Pakistanais qui les ont rejoints. Demain ce seront des Afghans, des Yéménites, des Somaliens et bonjour les dégâts. Quand on aime son pays et qu'on aspire au bonheur de ses concitoyens, comme le capitaine Sanogo s'évertue à le faire croire à travers les interviews télévisées qu'il multiplie ces derniers temps, on se garde de les entrainer vers une pareille catastrophe. Alors exit mon capitaine. Laissez la politique aux civils et allez vous occuper de libérer votre pays. C'est le métier que vous avez choisi. Saouti Labass HAIDARA

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Commentaires (69)

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Citoyen Lamda
Citoyen Lamda 14 ans
Je respecte l'opinion des ressortissants du Nord car ils sont les plus premiers et ceux qui souffrent probablement le plus par cette situation. Je leur demande de faire attention aux hommes politiques qui ont mis ce pays à plat par leur silence et leur complicité avec le régime déchu. Mon choix n'est pas Sanogo non plus car il est un sujet de division au sein de la nation. Cependant, s'il y a à choisir entre un Dioncouda et un Sanogo, je choisirais un Sanogo. L'irresponsabilité des hommes politiques n'est plus à démontrer au Mali. Où était cet homme (Ancien Ministre, Député, Président de l'AN) lorsque les localités suivantes ont été attaquées et tombées une à une : Léré, Amderaboucane, Tinzaoutine, Ménaka, Aguelhok, Tessalit. Tessalit, cette grande base militaire et ville stratégique dans le désert malien tant convoitée par les puissances internationales depuis les années 1960, était tombé la nuit du 10 au 11 mars 2012 bien avant le coup d'Etat. L'AN se taisait "consensuellement" sans interpeller Mme Le Premier Ministre pour s'expliquer, demander une motion de censure du gouvernement, ou proposer une solution de sortie de crise ! Mais non, ils voulaient coûte que coûte organiser des élections présidentielles couplées avec un référendum constitutionnel le 29 avril 2012 dans cet état : un Etat en guerre où flottent d'autres drapeaux sur son territoire : du jamais vu dans un pays démocratique (lisez la Constitution à ce sujet). Je rappelle que les populations du Nord, notamment la ville de Gao, avaient marché pour protester contre l'organisation d'élections ou de referendum tant que les territoires sont occupés. Je demande à mes compatriotes et particulièrement aux ressortissants du Nord de bien réfléchir au contexte car Dioncouda n'est pas la solution, il fait partie du problème pour avoir cautionné tout ce que l'ancien régime faisait. Son premier instinct "politique" sera toujours de tirer la couverture sur lui et ses partisans avant de penser au Mali comme il l'a fait au sommet de la CEDEAO à Abidjan. C'est ce comportement qui a déclenché le contre coup avorté du 30 avril 2012, afin de recevoir les militaires de la CEDEAO à Bamako pour le protéger et s'emparer du pouvoir de transition par la force. Pour ceux qui ne savent pas, c'est Moustaph Dicko qui était assis derrière lui à ce sommet. Alors, voulons-nous vraiment revenir en arrière? Je propose qu'il y ait un homme "apolitique" à l'image de Dr Cheick Modiba Diarra comme Président de la Transition. Cet homme n'est pas Sanogo à plus forte raison Dioncounda. A défaut ou dans l'attente de trouver cet homme, que le Premier Ministre (pleins pouvoirs) assure la Présidence de transition. Dioncounda n'a qu'à retourner au perchoir et apprendre son travail de contrôle gouvernemental (quelle honte de l'avoir comme Président de la Transition!). Cette situation n'a que trop duré, je souhaite très rapidement la récupération des régions Nord de mon pays. Que Dieu bénisse le Mali et nous accompagne dans cette période difficile (amen).
MACK
MACK 14 ans
Merci Saouti pour toute l'analyse faite et le fait d'attirer l'attention de vos compatriotes sur l’éventuel scénario que nous risquerons de vivre dans les jours à venir si nous n’obtempérons pas aux diktat de cette communauté international. Des menaces de sanction oui mais je veux savoir si un pays de CEDEAO peut rester indifférent à des sanctions imposé au Mali? Les salafistes algériens, les djihadistes ouest africains de tous poils ne sont plus seuls à parader dans Tombouctou et Gao,ces responsables dits responsables de la CEDEAO pensent-ils vraiment qu'après le Nord du Mali ils resteront épargnés?La CEDEAO fera mieux de chercher à trouver une solution au problème du Nord Mali parce le message de ces rebelles islamistes est clair,ils veulent un état islamique et après le Mali arrivera certainement le tour à un autre pays de la sous région et ainsi de suite.Nous avons eu pendant vingt ans des politiques qui n'ont eu aucun souci louable pour le peuple et c'est ce qui explique cette réticence de la population vis à vis des hommes politiques de ces deux dernières décennies et cette population est aujourd'hui sans repère totalement à la rue qui n'ont qu'un seul envie:mettre hors d'état de nuire tous les politiques.C'est ce état de fait que les putschistes se confondants à cette masse populaire, se réclamant de cette frange de la population veulent à tout prix avoir leur mot à dire et je dirai qu'ils n'ont pas tort parce que je vais cité l'ex président déchu qui à travers un interview sur R FI a laissé entendre que:"tant qu'il y aura de mauvais démocrates en Afrique,le petit caporal n'hésitera pas à commettre son petit putsch"
Atlante 14 ans
RFI ils ont oublie d'apprendre a etre intelligent. LOL
A TITRE DE THERAPIE COLLECTIVE LE MALIEN DOIT RE-APPRENDRE A DESSINER LA CARTE DU MALI SANS LE NORD. ENSUITE, SE SUICIDER OU PRENDRE LE CHEMIN DU NORD CAR LE CNRDRE A DEJA SA REPUBLIQUE DE KATI. AU RETOUR DU NORD, REGLER DEFINITIVEMENT LE COMPTE DU CNRDRE, DES POLITICIENS, MILITAIRES ET ENTREPRENEURS CORROMPUS EN INSTALLANT DES INSTITUTIONS FORTES, JUSTES ET CREATRICES DE VALEUR. UN PEUPLE S’ASSUME ET PREND SON DESTIN EN MAIN!
traoré
traoré 14 ans
Ce que les membres de ce FRD ont gagner pendant les 20 ans de la democratie exemplaire du Mali: - Des voitures derniers cris pour eux-memes, les enfants et leurs maitresses de 16 ans. - Des villas partout au Mali - Des etudes à l’exterieur pour leurs progenitures (qui prendront d’ailleurs la relève de cette bonne democratie exemplaire que Sanogo veut gacher) - Des femmes qui vont accoucher à l’exterieur Etc…… Et tout ça sur le dos des pauvres cytoyens(à travers la corruption legalisée, l’affairisme, le copinage, le zèle auprès du Seigneur-Président de la République, le trafic d’influence….) Il est temps que ces DEMOCRATES-VOTOURS des ressources de l’Etat saches que le peuple ne leurs laissera plus gouverner le Mali. Abas les democrates-voleurs et VIVE Une vraie DEMOCRATIE au Mali.
Saouti Labass Haïdara: EXIT As Soon As Possible, you have no more than a week to leave Mali. "..satisfaire à une exigence formulée par la CEDEAO, notre partenaire privilégié et incontournable" "..réconcilier le Mali avec l’ensemble de la communauté internationale." "..l’Union européenne, principal donateur financier du Mali, a fait savoir, par la voix de son Délégué résident Robert Zinc, reçu la semaine dernière en audience par le président intérimaire Dioncounda Traoré, qu’elle ne rétablirait son aide que si la transition était dirigée par des civils.." " Les autres bailleurs au plan bilatéral, la France, les Etats-Unis, le Japon, de même que les institutions de financement telles que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) qui ont suspendu leur appui au développement" " sanctions économiques et financières de la CEDEAO et de l’UEMOA" Saouti Labass Haïdara, Directeur de publication, je vous donne ce devoir á domicile. ESSAYEZ DE RÉFORMULER VOS PENSÉES EN UTILISANT LES MOTS COMME: ONU, CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU, LA CHINE, LA RUSSIE, L'INDE, LE BRÉSIL , CRISE ÉCONOMIQUE , BRICS,... JE VOUS ASSURE, VOUS SEREZ PLUS Á L'AISE DANS VOS JUGEMENTS QU'AVEC UN ENSEMBLE TROP RESTREINT DE TERMINOLOGIES DÉJÁ TROP USÉ. PAUVRE journaliste malien, pauvre mali :( :( :(
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