Conduite de la Transition : Les réserves de certains partis et regroupements politiques

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L’élaboration et la publication d’un chronogramme électoral à dissocier de toutes assises ; le rejet de toute idée tendant à mettre les résolutions d’un forum au-dessus de la Constitution ; la lutte effective contre la cherté de la vie ; l’élaboration d’un plan de sécurisation des élections à ne pas confondre avec la mission permanente et de longue haleine de sécurisation de l’ensemble du territoire national.

Ce sont là quelques exigences formulées à l’endroit des autorités par les responsables du Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une transition réussie, de la Plateforme unie pour le Mali, du Parti pour la renaissance nationale (Parena) et d’autres organisations. Ces dirigeants politiques l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue samedi dernier à la Maison des aînés.

Les mêmes acteurs politiques rejettent le décret du 24 novembre 2021 portant adoption d’un projet de loi électorale. En lieu et place, ils souhaitent la prise en compte du projet de loi électorale issu de l’atelier organisé par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD) du 3 au 7 mai 2021 ; la reprise des réunions du cadre de concertations entre le ministère de l’Administration territoriale et les partis politiques, la société civile, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

S’y ajoutent la prise en compte des recommandations et résolutions du Dialogue national inclusif (DNI) et la cessation des «arrestations politiques», des intimidations et des menaces à l’endroit des personnalités politiques.

Dans une déclaration, les initiateurs de la conférence de presse ont invité le chef de l’État à prendre toutes ses responsabilités pour inscrire la Transition dans la Charte et la Constitution qui l’encadrent. Répondant aux questions relatives aux Assises nationales de la Refondation (ANR), le président Youssouf Diawara a informé que la plateforme politique ne participera pas à cette rencontre.

Ces responsables politiques rejettent d’office toutes les conclusions issues des Assises nationales «dites de la refondation» dans son format actuel.

Mariétou KOITÉ

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