Scandaleuse affaire de surfacturations : Les faits donnent raison à l’opposition !

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Cour suprême : 17 nouveaux inspecteurs prêtent sermentEnfin la vraie lumière sur les sulfureux contrats d’acquisition de l’aéronef présidentiel et de la fourniture d’équipements militaires. La sentence de la cour suprême est sans appel, en la matière les textes réglementaires régissant les finances publiques ont été violés dans tous ses compartiments. L’opposition avait pourtant dénoncé, au lieu de chercher à le comprendre, les sbires du régime l’ont accusé de tous les péchés d’Israël.

 

C’est humiliant, très choquant et même révoltant, diront certains. Après la visite des experts du FMI, c’est à la Cour suprême que l’honneur est revenu de déshabiller la mauvaise gouvernance sous le ‘’règne’’ du ‘’Kankélentigui’’. Le contrat d’acquisition de l’aéronef présidentiel tout comme les contrats de fournitures d’équipements à l’armée ont été tous émaillés d’irrégularités notoires.

Ainsi, selon le rapport de la cour suprême le contrat d’acquisition de l’aéronef présidentiel ne peut pas servir de pièces justificatives probantes dans l’exécution des dépenses publiques. Pour cause, le dit contrat n’est pas visé par le visa du contrôleur financier conformément aux dispositions de l’article 123 du décret 97-192 PRM du 19 juin 1997. En effet l’article dont il est fait référence stipule que : « le contrôleur financier vise tous les engagements de dépenses, les mandats de paiement correspondant et les projets de marchés publics. Il tient une comptabilité des engagements et exerce son contrôle sur l’exécution de tous les budgets des organismes publics ».

En outre, d’après l’enquête menée par la cour suprême, le numéro de compte du fournisseur ne figure pas sur le contrat qui est aussi rédigé seulement en anglais au lieu du français qui est la langue officielle. Quant au prix réel de l’aéronef à controverse, il est de 18, 586 milliards, dont 17,558 milliards à l’AIC little service LLC et 1,028 milliards l’entreprise  intermédiaire Sky.

A ces dépenses s’ajoutent celles relatives à son entretien, autres frais d’opération sur l’appareil, comme la formation de l’équipage et l’acquisition de documents techniques payés le 29 juillet et premier août pour une somme de plus de 447 millions de Fcfa. Toujours selon le rapport de la cour suprême, les dépenses totales effectuées pour l’acquisition de l’aéronef s’élève à 19,033milliards Fcfa. Pourtant en d’autres lieux, le président IBK avait mordicus affirmé que le dit avion a coûté 17 milliards. Quand son premier ministre parlait de 20 milliards. Même si l’écart n’est pas trop exorbitante,  selon la Cour suprême les procédures normales n’ont pas été suivies. Et le ministère  des Finances et de l’économie, semble être, le principal coupable. Car la tenante de ce porte feuille  a ordonné, le paiement des 18,586 milliards avant l’ordonnancement, alors que les crédits budgétaires disponibles n’étaient que 5,500 milliards au niveau des charges communes. Ainsi, le reliquat de l’avance de 13,086 milliards a été payé en l’absence de crédits budgétaires, toute chose qui est contraire aux lois des finances.

Quant au contrat de fourniture d’équipements matériels militaires, il n’a pas été visé par le contrôle financier tout comme celui de l’avion. Pire, le montant de la  lettre de garantie d’une somme de 100 milliards est supérieur à celui du protocole d’accord signé entre la société ‘’Guo Star Sarl’’ et le gouvernement qui est d’une somme de 69,184milliards Fcfa. Par ailleurs, selon le rapport de la Cour suprême, la lettre du ministre de l’économie et des finances n’a pas requis l’avis du comité national de la dette publique conformément aux dispositions du règlement n°09-2007 de l’UEMOA et du décret portant création de la dette publique. Mais aussi, la lettre de garantie est accordée à la Banque Atlantique aux dispositions des articles 19 à 23 du code des marchés publics, selon lesquelles, seuls les fournisseurs disposant de capacités techniques financières adéquates  sont autorisés à participer à un appel d’offre ou une consultation restreinte.

 

Trahi ou pas par ses proches, une chose est sûre, l’image du président, Ibrahim Boubacar Keïta est désormais entachée. Et les faits donnent raison à l’opposition, dont les leaders ont été accusés à tort ou à raison d’être des ‘’apatrides’’. « des individus à patriotisme particulier » disait, le président Ibk dans sa dernière interview sur TV5 Monde, répondant aux critiques de l’opposition.

Question : va-t-il, infliger une sanction exemplaire aux auteurs du forfait, conformément  au contrat social qui le lie au peuple Malien ou les rapports resteront au beau fixe?

Attendons voir,  l’issue de son périple sud africain, où il devra prononcer un discours devant le parlement panafricain.

Lassina NIANGALY

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2 COMMENTAIRES

  1. Sgoumbo
    “Certaines presses essaient de dédouaner IBK dans ces sales affaires en donnant l’impression qu’IBK est étranger à tous ces actes de surfacturations à la pelle. Au lieu de dire la vérité sur le comportement d’IBK”

    Tu as 1000 fois raison mon frère! Et je me suis moi-même évertué, depuis le premier jour, à rappeler sur tous les tons que c’était IBK en personne le premier (et le vrai!) coupable! Les autres n’ont été que les exécutants!

    Mais rassure-toi, mon frère! Je crois réellement que maintenant, les choses ont été tellement loin que cette presse que tu dénonces à juste titre ne peut plus… tromper grand monde!

    Ibk est bel et bien fini, même si lui-même refuse encore sans doute de s’en rendre compte… 😉 😉 😉

  2. Certaines presses essaient de dédouaner IBK dans ces sales affaires en donnant l’impression qu’IBK est étranger à tous ces actes de surfacturations à la pelle. Au lieu de dire la vérité sur le comportement d’IBK, sa responsabilité ds les surfacturations, certains laissent croire en l’innocence d’IBK qui serait étranger à tous ces actes de kleptocratie. Il est au départ et à la fin de tous les actes posés dans ces achats de biens pour l’armée et la présidence. Pour la présidence, qui a nommé Zeid Ben BArka comme conseiller jouant le rôle que Bani Kanté jouait auprès d’ATT? Et c’est ce même Zeid qui a été la pièce maîtresse de l’acquisition du Boeing présidentiel. Il ne faut pas s’en prendre à des lampistes en faisant croire qu’IBK est en dehors de tout ça!Zeid est l’oncle direct du Ministre Ben Barka. La famille d’abord a de beaux jours devant elle, en plus de Bah Ndaw, M Défense qui est cousin direct d’IBK. Il faut arrêter de raconter des histoires et dire la vérité enfin aux maliens.

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