Mali: Washington soutient une action militaire africaine, sous conditions

12 Oct 2012 - 18:48
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_81659" align="alignleft" width="346"] ohnnie Carson, le plus haut responsable de l'Afrique au département d'Etat américain[/caption] WASHINGTON (AFP) - (AFP) - Les Etats-Unis soutiennent une éventuelle intervention militaire ouest-africaine dans le nord du Mali pour déloger les groupes islamistes armés, mais sous conditions et d'abord en rétablissant un régime démocratique à Bamako, préviennent des experts. "Nous voulons le retour de l'intégrité territoriale totale du Mali, le retour de la démocratie, de la stabilité et du développement", résume dans un entretien à l'AFP le secrétaire d'Etat adjoint pour l'Afrique, Johnnie Carson. Alors qu'une résolution proposée par la France devait être adoptée vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU, M. Carson avertit que la crise malienne devra être réglée via une "approche globale" mêlant "la question de la démocratie et de la gouvernance à Bamako, celle du sort des Touareg, le dossier du terrorisme et celui de la crise humanitaire". Le volet "sécuritaire et terroriste dans le nord se réglera par des moyens militaires", reconnaît le premier diplomate chargé de l'Afrique au département d'Etat. Le projet de résolution soumis au Conseil de sécurité demande à la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et à l'Union africaine (UA) de préciser dans les 30 jours les modalités d'une intervention militaire pour reconquérir le nord du Mali et invite le gouvernement malien et les rebelles touareg à ouvrir dès que possible une négociation. Bamako a demandé à l'ONU un mandat pour une "force militaire internationale" avec un déploiement de troupes ouest-africaines pour l'aider à reconquérir le nord du pays contrôlé par des extrémistes islamistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). "Il y a un large soutien au sein du Conseil de sécurité avec un consensus pour une mission conduite par des Africains, par la Cédéao", explique M. Carson, rappelant que cette opération militaire devra être "bien préparée, bien organisée et bien financée". Le Conseil de sécurité réclame en vain depuis six mois des détails sur les modalités de cette intervention (objectifs, troupes, commandement, besoins logistiques, etc.) "Une crise à multiples facettes" M. Carson s'est refusé à dévoiler "la nature de la contribution" éventuelle de son pays, mais des spécialistes interrogés par l'AFP doutent d'une "intervention militaire américaine directe". Pour Richard Downie, du Center for Strategic International Studies (CSIS) de Washington, les Etats-Unis fourniront "un soutien logistique, du renseignement, peut-être des drones". Son collègue Gilles Yabi, de l'International Crisis Group (ICG), met aussi en garde: "Ce ne sera pas une simple opération de maintien de la paix, mais une véritable intervention militaire sur un terrain très difficile et contre des groupes très mobiles". Et de toutes façons, "avant même de penser à une opération sécuritaire dans le nord, il faut d'abord régler les problèmes politiques à Bamako", souligne M. Downie, donnant écho à la position officielle de Washington sur la crise politique malienne. Le basculement du nord du Mali dans l'escarcelle islamiste résulte en partie d'un coup d'Etat à Bamako le 22 mars qui a renversé le président Amadou Toumani Touré. Son auteur, le capitaine Amadou Haya Sanogo, s'est retiré du pouvoir en avril mais reste influent. "La crise malienne est à multiples facettes (...) et requiert une stratégie à la fois politique, diplomatique et militaire", analyse M. Yabi. A ses yeux, "la crise au Mali ne se résume pas à du terrorisme, mais il s'agit aussi de l'effondrement des institutions de l'Etat, comme l'armée, et de la coexistence de diverses communautés dans le nord", en allusion à la minorité touareg. La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) avait lancé l'offensive dans le nord en janvier. D'abord allié aux islamistes, le MNLA avait ensuite été évincé.

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Commentaires (19)

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Vision2013
Vision2013 14 ans
If the USA really sincerely want democracy that much they should begin with the following to prove it: - Tell your new friend Bouteflika and his generals to organize credible elections - Tell Blaise, he is a dictator, to quit power and organize credible elections - Tell your best friends, the Arab monarchs of Saudi Arabia, Qatar, and Bahrain to quit power, to organize credible elections, to stop repressing freedom movements as well as to stop financing terrorists. Mali is more democratic than all of the above friends of yours. Our current government is legitimate respecting the guidelines of our constitution (a transitional body run by the Interim President and a prime minister nominated by him)and our people agree with that. The majority of Malian people agree with the coup d'etat that removed the former pseudo-democratic oligarchy (ATT and his band). So please be honest about your real motivations. Free Mali first and then talk about elections... it makes all the sens.
Vision2013
Vision2013 14 ans
If the USA really sincerely want democracy that much they should begin with the following to prove it: - Tell your new fiend Bouteflika and his generals to organize credible elections - Tell Blaise, he is a dictator, to quit power and organize credible elections - Tell your best fiends, the Arab monarchs of Saudi Arabia, Qatar, and Bahrain to quit power, to organize credible elections, to stop repressing freedom movements as well as to stop financing terrorists. Mali is more democratic than all of the above friends of yours. Our current government is legitimate respecting the guidelines of our constitution (a transitional body run by the Interim President and a prime minister nominated by him)and our people agree with that. The majority of Malian people agree with the coup d'etat that removed the former pseudo-democratic oligarchy (ATT and his band). So please be honest about your real motivations. Free Mali first and then talk about elections... it makes all the sens.
Kassin 14 ans
La crise au nord, le fonds de commerce des apprentis dictateurs au Mali Tous les maliens se souviennent des communiqués CNRDRE difficilement lus par des soldats de la garnison de Kati, le 22 mars 2012, évoquant la guerre au nord pour justifier la violation flagrante de la constitution malienne du 25/02/1992, avec son cortège de pillage organisé de nos administrations, de nos commerces, et des biens privés des citoyens maliens. La bande des hors la loi de Kati, ont même osé tenter suspendre, notre loi fondamentale, plébiscitée par le peuple malien pour avoir un espace de liberté et de droit en Afrique. Les populations désabusées par les trahisons du régime ATT à répétition (méga corruption, abandon de l'école, chômage à ciel ouvert, gestion calamiteuse du dossier du nord...), ont été lourdement trompées par des apprentis dictateurs qui ne sont en réalité venus que pour confisquer le peu de pouvoir qui reste à Bamako et se faire la poche sans jamais combattre pour le Mali. La supercherie est tellement rodée, qu'elle implique, un richissime astrophysicien de renom (pour ne pas éveiller les soupçons sur la nouvelle "mangecratie" qui commence) et des opportunistes politiques de tout bord à mal de popularité et à la recherche permanente de gains faciles, MP22, Copam, Yerewoloton (pour ne pas éveiller les soupçons sur la nouvelle dictature militaire en essayant de la colorer "politique normale"). Mais près de 7 mois après l'attaque contre la démocratie malienne arrachée de haute lutte (bloody saturday march 23 th 1991), les apprentis dictateurs ont filé 2/3 du territoire national aux islamistes sans jamais chercher après à le récupérer. Les maliens ont au contraire eu droit à la pirouette de Kati consistant à: -Créer une inopportune querelle intestine dans l'armée malienne (guerre des bérets en acculant à la révolte le régiment des commandos parachutistes pour ensuite les éliminer physiquement); -Tenter de restreindre la liberté de presse et d'opinion en s'attaquant à l'intégrité physique des journalistes; -S'essayer à l'apprenti justicier en s'attaquant aux paisibles citoyens maliens au motif qu'ils ont détourné des fonds publics alors qu'eux mêmes, après le pillage du 22 mars 2012, s'adonnent nuitamment et en plein jour aux rackets de paisibles maliens à leur "Cheickpoint Charlie" de Kati et environs; -S'opposer inutilement à la Cedeao et saper tous ses efforts pour nous aider à recouvrer notre intégrité territoriale et notre souveraineté qu'ils ont laissées dans leur fuite éhontée dans les eaux du Djoliba en le jetant par dessus le pont de Wabaria à Gao; Bref tout est fait pour faire durer la crise et se maintenir inutilement au pouvoir dont ils occupent tous les ministères régaliens (défense, sécurité, administration territoriale, justice et économie) tout en ne respectant aucune autre institution de la république du Mali (notamment présidence de la république, assemblée nationale, cour constitutionnelle et cour suprême). La nouvelle pirouette des hors la loi de Kati, à travers leur ministre de l'administration territoriale, le Colonel Sinko Coulibaly, est la suspension de la révision des listes électorales pouvant permettre aux maliens d'élire leurs propres dirigeants. L'alibi est le même qu'au 22 mars, la crise au nord, alors qu'ils sont les seuls à entretenir à l'infini cette crise pour ne plus jamais accorder aux maliens, la liberté qui est la leur de choisir leurs propres dirigeants. Nos partenaires américains ont vite compris la supercherie et travaillent pour le faire échec dans l'intérêt supérieur du Mali. La classe politique irradiée par son irresponsabilité des vingt dernières années (consensus de non sens quand ATT et sa clique conduisaient le pays à l'abîme), se regroupe dans le FDR, pour l'essentiel, et tente de recoller les morceaux. Avec leur marche réussie du 11 octobre 2012, en faveur d'une intervention militaire étrangère au nord, elle doit sérieusement se battre pour assurer le suivi adéquat du processus électoral au Mali dont rien ne justifie la suspension. Le fallacieux prétexte de la crise au nord, est un faux alibi comme il l'a été le 22 mars 2012, rien du nord du Mali, ne motive ceux-la mêmes qui depuis mars 2012 veulent mettre le grappin sur notre système démocratique dans leurs apéros géants de Kati. Et les apprentis dictateurs qui aiment à dire que le Mali est en guerre, je leur répond que nous sommes plutôt en fuite et en attente de soutiens étrangers et certainement pas en guerre. Nous avons cessé d'être en guerre après Aguelhoc et le massacre de nos vaillants soldats, avec en tête le Capitaine Sékou Traoré, qu'il repose en paix avec tous ses frères d'armes tombés aux champs d'honneur pour le Mali. Un Mali qui doit resté un et indivisible, DÉMOCRATIQUE et puis LAÏC pour tous ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays. Le colonelisime Sinko Coulibaly, ministre voyageur avec les pèlerins, avatar du cabinet de Kati et Kafougouna bis de cette transition, doit savo
Attention monsieur OHNNIE CARSON Obama perdra le prochain débat sur la sécurité si son administration continue à hésiter sur la crise malienne face MITT ROMNEY. Vous savez déjà il a touché du doigt votre laxisme sur la syrie. Répondr
mamadou.cisse.maiga
mamadou.cisse.maiga 14 ans
« Nous voulons le retour de l’intégrité territoriale totale du Mali, le retour de la démocratie, de la stabilité et du développement », résume dans un entretien à l’AFP le secrétaire d’Etat adjoint pour l’Afrique, Johnnie Carson. Le rétablissement de la démocratie en préalable à la reconquete du nord...Les Américains n'ont pas compris que Sanogo ne lachera pas le pouvoir qu'il détient dans l'ombre. En dépit des discours démocratisants, ni Dioncouda Traoré, ni Cheick Modibo Diarra et encore moins le capitaine Sanogo ne souhaitent des élections qui mettraient fin à leur rôle. La situation actuelle leur convient parfaitement, chacun possède une parcelle du pouvoir qui suffit à leurs proches. Un tient vaut mieux que deux tu l'auras. Quant au Nord, qui s'en soucie. Seuls les Occidentaux qui ne veulent pas l'établissement d'un Sahelstan aux portes de l'Europe s'en inquiètent. A Sevaré, les AMA ne sont qu'en position défensive, elles n'ont aucun moyen offensif car ceux ci (hélicoptères, canons, blindés) sont gardés à Kati pour assurer le contrôle des populations de Bamako et dissuader d'eventuels nouvels nouveaux putschs. Les AMA sont absolment pas en mesure de reconquérir le Nord, pas plus qu'elles ont été capables de résister aux attaques en début d'année.
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