Secrétariat général de la présidence : Ousmane Sy va-t-il démissionner ?

19 Mars 2013 - 14:30
Mis à jour: 14 ans
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Pourra-t-on résoudre définitivement l’équation de la candidature des acteurs de la transition ? La question suscite déjà différentes réactions après que le Secrétaire général de la présidence de la République, Ousmane Sy, ait déposé sa candidature pour les primaires de l’Adema Pasj. Le secrétaire général, qui a rang de ministre et deuxième personnalité de la présidence, est-il habilité à briguer un poste électif pendant la Transition.   [caption id="attachment_105340" align="alignleft" width="250"]Ousmane Sy Ousmane Sy[/caption] L'Alliance pour la démocratie au Mali (Adema), a publié la semaine dernière la liste des candidats à la candidature du parti. Ils sont 19 candidats pour un seul fauteuil : le candidat de l’Adema à la présidentielle de 2013. Dix-neuf candidats, mais aucune femme. Mme DIALLO, qui avait postulé au départ, s’est retirée au profit de Boubacar Bah dit Bill. Le vingtième candidat, Mohamed Ag Billal, a été disqualifié.   En revanche, plusieurs anciens ministres sont partants. Il s’agit, entre autres, de Soumeylou Boubeye Maïga, Ibrahima N’Diaye, Tiémoko Sangaré ou encore Sékou Diakité. Mais aussi et surtout de l’ancien ministre de l’administration territoriale et non moins secrétaire général de la présidence de la République sous la Transition, Ousmane Sy. Sa candidature fait déjà débat à l’Adema, mais également au sein de l’opinion nationale. Est-elle compatible avec les mesures édictées par la communauté internationale et les autorités de la transition ?   Si l’on en croît au président de la République, les acteurs de la transition ne pourront pas être candidat aux prochaines échéances électorales de 2013, à commencer par la présidentielle. C’est également ce que souhaitent la Cedeao et l’Union africaine. Mais ces déclarations et instructions font-elles des exceptions ? L’Adema prendra-t-elle le risque d’engager un candidat « trempé » dans la transition politique ? Si Ousmane Sy est désigné candidat du parti à la présidentielle de 2013, l’Adema pourra se retrouver devant un dilemme du fait des responsabilités du secrétaire général de la présidence de la République.   Un rôle de « Premier ministre bis »   Le rôle du secrétaire général de la présidence de la République est souvent assimilé à celui de du chef de l’exécutif.  Le secrétaire général est le membre le plus haut placé du cabinet du président de la République. C’est son plus proche collaborateur et le supérieur hiérarchique de tous les fonctionnaires composant les services de la présidence. Il est, de par la nature de sa fonction, souvent surnommé « le deuxième homme le plus puissant de la République », « le Premier ministre bis », ou encore « le vice-Président ». Ousmane Sy, qui a les privilèges de cette fonction, est aujourd’hui tenté par la conquête du pouvoir. Un droit légitime. Mais c’est un droit auquel s’oppose l’opinion nationale du fait de contexte de transition, qui exige une certaine neutralité des acteurs de la dite transition. Les principaux acteurs sont appelés à œuvrer pour la réussite d’une sortie de crise par la libération des régions du nord et l’organisation d’élections transparentes.  Ceux-ci (les acteurs de la transition) ne doivent avoir aucune ambition pour un poste électif. C’est en tout cas le sens de la déclaration de Dioncounda Traoré. Et cela a été réaffirmé mainte fois y compris au moment où l’ancien Premier ministre a voulu remettre en cause ce principe.   En prenant ses fonctions en décembre dernier, l’ancien ministre de l’administration territoriale n’ignorait pas ce principe, qui fut officialisé par le discours du président par intérim, Dioncounda Traoré, après son retour de sa longue convalescence de Paris. La responsabilité majeure du secrétaire général de la présidence est d’aider le président de la République par intérim à accomplir sa mission pendant cette transition.   A l’Adema, certains cadres du comité exécutif du parti ne voient pas d’un bon œil la candidature du secrétaire général de la présidence, Ousmane Sy. Qui pouvait, il y a quelques semaines, décliner l’offre de Dioncounda et garder ses chances intactes à la candidature du parti. Certains ténors parient que son engagement aux côtés du président, n’est pas fortuit. Il s’agit ni plus, ni moins que d’influencer les grands électeurs de l’Adema Pasj, qui auront le dernier mot dans le processus de désignation du candidat du parti à la présidentielle de 2013.   En plus de la direction et la coordination des membres du cabinet présidentiel (hormis l'équipe rapprochée), le rôle principal du secrétaire général est d'informer le Président de toutes les affaires du pays et de le tenir au courant des informations administratives et politiques utiles. Ainsi, il s'occupe des affaires privées du chef de l'État et gère pour lui les relations avec les partis politiques et les syndicats dont il reçoit régulièrement les représentants. Le secrétaire général de la présidence assure également une mission de communication.   En effet, il est le porte-parole du Président : c'est lui qui transmet « la parole, la position officielle » du chef de l'État. Il intervient plus particulièrement dans les domaines d'intervention privilégiés du président de la République, tels que la défense et les relations internationales. Qui plus que ce fonctionnaire est acteur de la transition ? Si la candidature de Ousmane Sy est retenue, elle serait une menace à la fois pour l’Adema, mais aussi pour l’élection présidentielle. Un collaborateur direct du chef de l’Etat, et pas n’importe lequel, pourrait naturellement influencer l’électorat. Dès l’instant qu’il a pris la décision de briguer la candidature du parti, il devrait rendre le tablier et quitter ses fonctions de secrétaire général de la présidence. Le président de la République ne doit avoir dans son entourage aucun proche susceptible de remettre en cause sa neutralité.   Aussi, la candidature de l’élu de Bandiagara, qui avait des ambitions sénatoriales, pourrait faire l’objet de rejet par la Cour constitutionnelle afin de garantir l’impartialité de la présidence de la République dans ces élections. Toute chose qui pourrait totalement disqualifier l’Adema Pasj de la course à la présidentielle de 2013. Un risque que le comité exécutif des Abeilles pourra difficilement cautionner.   Idrissa Maïga    

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Commentaires (21)

User
arbon
arbon 14 ans
SY NE VA PA DEMICIONER. SON CHIVAS EST ASSURER PARA SON KORO DONKISS. LA DECENTRALISATION VIENT APRES LE PLEIN EN CHIVAS SELON NOTRE KORO DECENTRALISTE, A PRES CE SONT LES COUPS DE POING. LE CHIVAS LE REND VIOLENT MAIS PAS GROSSIER.
bekaye
bekaye 14 ans
Mes amis, reellement, ce monsieur veut le bonheur du Mali? Pendant que nous pensons au nord a cette transition si faible et souvent ridiculisee, lui il pense a une eventuelle demission pour devenir president. Nous savons tous, y compris lui meme, qu il ne sera pas le future president de ce pays, jusque la benit par la grace de Dieu. Ca me fait vomir.
boni
boni 14 ans
Tous les partis et toute la société civile ont participé à la gestion d'ATT au su et au vu de tous. D'ailleurs, ce qu'on a souvent reproché à ATT, c'est la gestion consensuelle du pouvoir: il a associé tous les maliens à l'exercice du pouvoir. Honte à ceux qui font aujourd'hui semblants qu'ils n'étaient pas là quand ATT gérait. Quel parti politique ou organisation socioprofessionnelle ou société civile peut dire qu'il n'a jamais eu un ministre dans les gouvernements d'ATT ? Oui, ATT doit bien rire de ceux-ci qui ont eu de nombreuses faveurs du pouvoir et qui font semblants aujourd'hui de n'être jamais été associés au pouvoir sous ATT.
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK
CHAUVIN QUI PENSE QUE L'AVENIR DU MALI PASSE PAR UN LEADER FORT COMME IBK 14 ans
Objection mon cher@boni,la gestion consensuelle du pouvoir par ATT se comprenait juste son grin,a savoir certains partis politiques et le reste etait constitue des membres du clan ATT.Le peuple malien n'a jamais consulte par ce Mr pour prendre une decision importante,hormis les seances electorales.D'ailleurs le taux d'analphabetisme depasse l'impensable,comment cette couche peut-elle participer a sa gestion honteuse du pouvoir.En tant qu'intellectuel,j'en veux a tous les politiques du pays,d'avoir fermer les yeux sur beaucoup de choses.
observateur
observateur 14 ans
Monsieur vous êtes un non professionnel car il n existe actuellement aucun texte en vigueur au mali empêchant qui que ce soit de se présenter aux élections .c est une obligation morale que dioncouda s est fixé à lui ainsi qu au membres du gouvernement et ce monsieur n'est pas un décideur de la transition car il n est pas membre du conseil des ministres il est juste invité .en revanche s il est candidat investit de son parti il devra démissionner au plus tard le jour de lancement officiel de la campagne qui sera déclaré par le conseil constitutionnel . Ne vous laisser pas distraire par ce genre de critique qui n ont pour but que d éviter le vrai débat qui est de savoir quels homme intégré on mettra à notre tête et au mali ils se comptent sur le bout des doigts soyons vigilants !!!!!!!!
observateur
observateur 14 ans
vous les maliens vous avez une sacré intelligence quand il s'agit de detruire ou de colporter des rumeurs ou de promouvoir les faux debats en vous detournant de la realité .Mr ARBON tu sembles etre un bon connaisseur des classiques de l'alcool et non de la vrai politique .Farwest tu ferais mieu de revenir au mali et de quitter ton farwest desertique pour se donner la main et construire ce pays .Mr woibiri KONE soyez mieux éduqué pour pouvoir participer a un débat d'intellectuels. je suis déçu de la qualité de ce forum il n'ya que des insultes ou critiques subjectives . soyez plus constructifs si cet homme en est la aujourdhui c'est qu'il a travaillé pour et vous avez fait quoi pour l'en empecher ? la doit etre la question et non sur sa vie privée . les gens ont raison de dire que les maliens eux memes n'ont pas le niveau pour gerer le Mali .continuez espérons que ca change et heureusement que les intervenants de ce forum ne sont ni considérés et ni ecoutés l'important se joue ailleur
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