Editorial : Dioncounda se trompe d’adversaires

19 Mars 2013 - 12:16
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_93629" align="alignleft" width="310"]Le Président malien par intérim, Dioncounda Traoré Le Président malien par intérim, Dioncounda Traoré[/caption] De son arrivée à la tête de la transition malienne, le 12 avril 2012, à nos jours, Dioncounda Traoré a commis beaucoup d’erreurs et d’impairs dont votre bi hebdo s’est suffisamment fait l’écho. Mais, le président de la République par intérim n’avait jamais franchi le Rubicon de bâillonner ouvertement  les libertés individuelles, telles que la liberté de la presse. Eh bien, c’est fait depuis le 6 mars, avec l’interpellation et l’incarcération du directeur de publication du journal « Le Républicain », Boukary Daou. En s’attaquant aux journalistes, Dioncounda se trompe-t-il d’adversaires ? Ou bien, fait-il preuve d’ingratitude avérée ? Nous disons, non seulement qu’il ignore à qui il a à faire. Dioncounda Traoré a officiellement pris à son propre compte l’interpellation de notre confrère, sa détention dans les locaux de la Sécurité d’Etat et de la Brigade d’investigation judiciaire et ; éventuellement, son séjour en prison. Dans le journal télévisé de l’Ortm du mercredi 13 mars, il a dit clairement : « …Nous voulons en savoir plus. S’il parle et qu’il n’y a rien derrière, il sera relaxé. Mais, si quelque chose se cache derrière, il sera mis à la disposition de la justice ». Apparemment, c’est ce dernier cas qui se dessine, car la SE a transféré Daou à la Bij qui l’a entendu et retenu dans ses locaux. Comme attendu, la Bij l’a présenté, hier, devant le procureur de la commune IV. Dioncounda aurait-il la mémoire courte en voulant coûte que coûte salir la dignité d’un journaliste, dans l’exercice de ses fonctions ? Jamais, un président malien, plus que Dioncounda Traoré, n’a reçu autant de soutien et de sympathie de la part de la presse malienne. Du combat aux côtés de la Cedeao pour sa légitimation comme président par intérim à son agression dans ses bureaux jusqu’à son retour de Paris après sa guérison ; bref tout au long du processus de transition. Pour qu’il sorte la tête de l’eau, la presse malienne a constamment rappelé au président par intérim ses faiblesses et son manque de détermination vis-à-vis du capitaine de l’ex junte et de l’ancien Premier ministre Cheick Modibo Diarra afin qu’il se réveille pour reprendre les rênes du pays qui lui échappaient petit à petit. Plus récemment encore, la presse malienne a salué, à sa juste valeur, l’intervention française au Mali et accompagne toujours les autorités militaires dans la diffusion (propagande ?) de l’information militaire. Que faire de plus ? Actuellement, il ne manque plus que le sang d’un journaliste malien pour la défense des intérêts de la patrie. Pour Dioncounda Traoré, voulons-nous dire. Ce capital de sympathie des journalistes maliens pour leur président va désormais à l’eau, entraînant aussi la rupture d’avec tout ce qui rime avec pouvoir et institutions. Mais, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Dioncounda peut se ressaisir. Et il sait comment, quand et où tirer les cordes de cette seconde chance. La rédaction

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Commentaires (38)

User
Kadi
Kadi 14 ans
Dites moi à cause de Dieu, par où la justice si elle existe au Mali doit-elle commencer? On a amnistier des criminels pour avoir tuer pillé et mis à terre le pays et on emprisonne un pauvre journaliste pour de "l'herbe tondue à la longueur de sa langue". Selon que vous soyez capitaine Sanogo ou Journaliste Boukary les jugements de Dioncounda vous rendront blanc ou noir. En croquant, pardon en emprisonnant Boukary, Dioncounda lui fait trop d'honneur étant de ces gens qui sur les chercheurs de royalties se font un chimérique empire. Le Mali, un vrai asile de fous!!!
Allah est éternel
Allah est éternel 14 ans
Bien fait pour les journalistes maliens car vous êtes tous des hommes vendus si non des prostitués justifiés par une de vos phrases""Jamais, un président malien, plus que Dioncounda Traoré, n’a reçu autant de soutien et de sympathie de la part de la presse malienne"". Bandes d'amateurs on ne soutient pas un président parce qu'il est président mais on soutient un président parce qu'il a servi son peuple et est capable à la hauteur de sa mission.
badjedjo
badjedjo 14 ans
j'avais espere que l'arrivé des forces etrangeres annonçait un nettoyage du camps de kati. Mai Helas le pouvoir continu a s'appeler SANOGO au Mali. Quand est ce que le Mali sortira de cette prison.
Modou
Modou 14 ans
badjedjo vous disez: j’avais espere que l’arrivé des forces etrangeres annonçait un nettoyage du camps de kati. Mai Helas le pouvoir continu a s’appeler SANOGO au Mali. Vous vous tompez, le pouvoir continue de moin en moin s'appeler SANOGO. Vous n'avez pas vu les signes?
SALY
SALY 14 ans
sanogo,dahirou,yamoussa,vous avez fait un parfait lavage de cerveau a Dionconda,si j'etais a la place de Dionconda vous passerez meme pas une minute a Bamako,directe au cpi,quelle nul,paresseux minables
Innocent
Innocent 14 ans
La liberté de presse est elle au dessus de l'indépendance de la justice? On ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Cette justice est valable pour le paysan, l'éleveur le pêcheur le fonctionnaire mais aussi les journalistes désormais
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
Une chose est de répondre de ses actes, une autre chose est de se faire enlever comme par AQMI, comme par BOKO HARAM, comme par le MUJAO, et de se faire torturer ?
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