Sortie de crise institutionnelle et sécuritaire : Sur qui peut-on compter ?

12 Juil 2012 - 01:00
Mis à jour: 14 ans
18
Entre Dioncounda Traoré, Cheick Modibo Diarra, la Cédéao, la classe politique, la société civile, les technocrates, sur qui peut-on ou doit-on réellement compter, maintenant que la crise du Mali a atteint son paroxysme ?   [caption id="attachment_64296" align="aligncenter" width="610" caption="Dioncounda Traoré et Cheick Modibo Diarra"][/caption] Dioncounda Traoré   L’air ne fait pas la chanson. Bien qu’il soit aujourd’hui la pièce maîtresse de la transition politique de notre pays, Dioncounda Traoré, c’est le genre de personnalité ambitieuse qui amorce par séquence. Il est de la race des rares vautours africains parrainés par l’occident, doués pour préparer psychologiquement les peuples aux changements troublants. Il a été le premier à évoquer la vacance du pouvoir, la transition politique, un mois avant le putsch. Par rapport à ce dernier point, il a été le premier, et sans le seul, à dire que même un coup d’Etat peut arriver dans un Mali démocratique. D’autre part, Dioncounda Traoré savait pertinemment qu’il n’allait pas être président de la République du Mali par la voie des urnes. Ce type n’est pas clair. Etre président de la République, il en a toujours rêvé, donc, pour lui, c’est plus une question d’accomplissement personnel qu’autre chose. Pour lui, la transition allait être sa chance, mais le destin en a décidé autrement. Il a failli y laisser la peau, face à des adversaires plus rapides et plus coriaces que lui, lors de son agression. Cela lui a brisé l’élan et la phobie domine actuellement ses ambitions. Plus dure que les blessures physiques, la douleur psychique affaiblit amplement Dioncounda Traoré. Et sa confiance, il ne l’accordera plus à personne. Jusqu’à preuve du contraire, rien n’est en mesure de mettre fin rapidement à une frayeur psychique. Le Mali a urgemment besoin d’un homme fort à la tête d’une transition forte. Cheick Modibo Diarra Porte-parole et répondant permanent des putschistes, Cheick Modibo Diarra est un bonimenteur hors pair. Bénéficiant du déficit d’investigations des médias occidentaux qui ont fait sa popularité, il est le plus grand modèle d’homme public qui a le don de ramener tout ce qui est écœurant à la surface. C’est le type d’homme qui fait constamment insulte à l’intelligence des gens, en pensant que tout le monde a le même niveau de compréhension que lui.  Sa nomination à la tête du gouvernement de transition est la plus grosse erreur de la Cédéao. L’organisation tente, d’ailleurs, de corriger cette monumentale bourde. Ayant perdu toute crédibilité auprès de cette dernière, Cheick Modibo est en train de mener une campagne à l’interne contre celle-ci. La Cédéao La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), quant à elle, est un syndicat de chefs d’Etat spécialistes du rétropédalage. Il condamne aujourd’hui des actions qu’il a soutenues hier. Par exemple, la Cédéao est la seule institution à avoir légitimé le coup d’Etat et ses auteurs, par la cosignature de l’accord-cadre du 6 avril. Elle lance des menaces qu’elle est incapable de mettre à exécution. Parfait instrument du néocolonialisme, après l’Union africaine, la Cédéao reste cependant peu crédible aux yeux du reste de la communauté internationale. Le dossier Mali, elle l’a tourné, retourné, fléchi. Elle a atteint ses limites dans la résolution de la double crise malienne et maintenant elle donne des vocables ad litteram dont elle redoute la terminaison.  Cependant, elle demeure une entité assez zélée : elle bat le record planétaire en matière d’organisation de sommets extraordinaires. La classe politique malienne Il semble bien loin le temps où la classe politique était une force influente, où le nom de chaque grand parti politique évoquait une opinion. La classe politique malienne actuelle est le type même de cobaye sujet au caméléonisme permanent et même à la transhumance quand c’est utile. C’est essentiellement pour cette raison que mêmes les partis politiques qui avaient quelques militants, les ont perdus au fil des élections au cours desquelles les urnes étaient boudées.Force est de reconnaître qu’ATT, même s’il a largement contribué à consolider les acquis de la démocratie malienne, a été le premier bourreau de cette classe politique. Dans sa culture de mener un pouvoir sans objection, il a dorloté les partis politiques dans un système d’harmonie de façade où l’opposition n’existait presque pas. Il faut dire qu’il a été beaucoup aidé par les politiciens qui étaient beaucoup plus soucieux de s’inviter à la table du prince du jour qu’à débattre des questions d’intérêt national. La société civile Les organisations de la société civile, au fil du temps, se sont beaucoup plus politisées que les partis politiques. Elles ont investi le champ politique à tel point que les deux plus grands regroupements politiques constitués après le putsch du 22 mars sont présidés par les premiers responsables des centrales syndicales. A tel point que les associations islamiques sont devenues les cibles privilégiées des politiciens. Samedi dernier, faisant le jeu d’une certaine partie de la classe politique et de la société civile, le Haut conseil islamique (Hci), pourtant invité, a refusé de faire le déplacement de Ouagadougou. En ce qui concerne ce qu’ils appellent technocrates ou techniciens, ils sont en train de montrer leurs limites et insuffisances dans la gestion de la transition. Et pourtant, le peuple ne leur a assigné que deux objectifs : la question du nord et l’organisation de bonnes élections. Incapable d’atteindre ces deux objectifs, le gouvernement de transition doit être de large ouverture, inclusif et d’union nationale. Rokia Diabaté

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (18)

User
baba
baba 14 ans
le peuple malien n'a jamais rien confier a personne au mali on continue de faire ce qu'on veut a son noms apres le nord se serai le tour du peuple malien de prendre ses responsablites ca va etre pire que le 26 mars l'histoire nous le dira
Barry
Barry 14 ans
Pour moi, comme certains d'entre nous ont eu a le souligner,la solution de la crise est malienne d'abord. Ils sont les premiers concernes. Les soldats maliens doivent etre les premiers au front. Tous ces gens a Bamako qui parlent, ecrivent,montrent leurs muscle sur internet,s'ils aiment vraiment leur Maliba, doivent demain matin se trouver au moins a Douenza, entrain de, ne sera ce que lapider les bandits qui y sont depuis 7 mois. Et voila tout le monde a Bamako se plait dans les discussions inutiles, insultant la CDEAO, ALassane,Blaise, Communaute Internationale. Rappellez-vous quand les rebelles avancaient dangereusement vers MOpti, qui les a freine selon vous? OU bien pourquoi,ils n'ont pas continue a Bamako? C'est parce que la CDEAO,la Communaute Internationale existent,et sont la. Ces organisations font un peur, et c'est grace a elles, nous sommes la aujourd'hui, sinon on parlait plus de Maliba, mais de Azaward ou autre chose. Pardon, c'est ecoeurant tout ca. Comment une armee nationale va abandonner son territoire et apres on s'en prend a qq'un d'autre. On l'accuse de tous les maux. Mais et nous Maliens????? Qu'avons-nous fait? Que sommes nous entrain de faire depuis 7 mois maintenant? Est-ce que pour defendre sa patrie jusqu'a la mort, on doit attendre qq'un? On doit attendre CDEAO? ? ONU?? Le vietman a-t-il attendu l'ONU pour defaire la premiere puissance mondiale dans les annees 74-75? Pendant cette guerre, qui etait mieux equipee? et qui a perdu cette guerre? Vous pensez que ca peut se regler par une mediation avec une baguette magique? Non.La seule baguette magique, c'est que l'armee doit demain matin a 5h30 liberer Douenza, ensuite Gao, Tombouctou,Kidal et les autres localites avant la fin de la semaine. Le Mujao et ANsardine n'ont pas attendu qq'un, ni beaucoup d'heures pour liberer tout le nord du MLNA. A ma connaissance, Ansardine n'est une Armee reguliere,republicaine,nationale...Mais le MLNA s'est cherche a midi pile.
democrate
democrate 14 ans
rokia tu mérites point de publier dans un journal car tu ne connais rien .
moussa
moussa 14 ans
Mon cher nous voulons la paix pour un Mali unis et non un Homme qui ne incarne pas la paix #Sanogo#
malien
malien 14 ans
POUR CETTE SORTIE DE CRISE, IL FAUT COMPTER SUR LE CAPITINE AMADOU HAYA SONOGO DONT SON ELAN A ETE PERDU PAR ALASSANE OUATARA ET LA CEDEAO POUR UNE HISTOIRE D'ORDRE CONSTITUTIONNELLE. ATT MÊME AVAIT BAFFOUE LA CONTITUTION. IL N'AVAIT DE PARTI POLITIQUE, IL N' Y'AVAIT PAS D'OPPOSITION. C'ETAIT PIRE QUE LE PARTI UNIQUE. VÈRS LA FIN DE SON MANDAT ON LE VOYAIT EN TENUE MILITAIRE DE GENERAL-PRESIDENT-COMMANDANT-EN-CHEF-SUPRÊME DES ARMEES DU MALI ALORS QUE LA CEDEAO ET LA COMUNAUTE INTERNATIONALE N'AIMENT PAS LES MILITAIRES AU POUVOIR. IL NOUS FAUT LE CAPITAINE SANOGO ET LE CNRDRE POUR LA TRANSITION POUR ATTAQUER LE MNLA,ANCARDINE ET AQMI JUSQU'EN ALGERIE D'UN CÔTE ET JUSQU'À OUAGADOUGOU DE L'AUTRE CÔTE. MAIS ALASSANE OUATARA ET BLAISE COMPAORE SONT ENTAIN DE METTRE DU BATON DANS NOS ROUES POUR SE VENGER DE CE QUE ON LES FAIT PENDANT LES DEUX GUERRES CONTRE LA HAUTE VOLTA ET LE BURKINA-FASSO, COMME L'UN EST VOLTAÏQUE ET L'AUTRE EST BURKINABE. C'EST CE QU'ILS ONT FAIT LAURENT BAGBO CES DEUX CRIMINELS. QUANT À DIONCOUNDA IL A HONTE D'AVOIR TRAHI SES PAROLES DONNEES. AU MALI, UN NOBLE ET UN HOMME QUELQUE SOIT TON RANG SOCIAL, TU NE DOIT JAMAIS REVENIR SUR TES PAROLES DONNEES. IL AVAIT DIT QU'IL NE SERA JAMAIS UN PROBLÈME POUR LE MALI. APRES LES 40 JOURS D'INTERIM, IL NE FERA PAS UNE SECONDE DE PLUS. MAIS IL ECOUTE LES CONSEILS DE ALASSANE OUATARA POUR FAIRE PERDRE L'ELAN À SANOGO POUR UNE HISTOIRE DE CONSTITUTION. MOI PERSONNELLEMENT, JE LUI DEMANDE DE RENONCER À CE POSTE DE PRESIDENT PAR INTERIM ET DE DEMISSIONNER. COMME CA LE PEUPLE MALIEN VA FAIRE UNE CONCERTATION NATIONAL ET CHOISIR LE PRESIDENT PAR INTERIM QUI NE D'AUTRE QUE LE CAPITAINE AMADOU HAYA SANOGO. TANT QUE CELA NE SERA PAS FAIT, NOS PARENTS, NOS SOEURS,NOS BELLES-SOEURS ET NOS FRERES VONT CONTINUER À SOUFRIR, ALASSANE OUATARA ET BLAISE COMPAORE N'EN ONT RIEN À FOUTRE. ET POUR EUX DEUX C'EST UNE FORME DE VENGENCE EN BRANDISSANT L'EMBARGO COMME ARME DE VENGENCE. POUR LA CLASSE POLITIQUE MALIENNE, IL FAUT DEUX PARTIS POLITIQUES SEULEMENT POUR TOUT LE PEUPLE MALIEN. JE VOUDRAIS PRENDRE L'EXEMPLE SUR LES ETATS UNIS D'AMERIQUE. LE PAYS LE PLUS PUISSANT DU MONDE AVEC L'ARMEE LA PLUS PUISSANTE DE LA PLANÈTE. EUX ILS N'ONT PAS LA PASSION DE LA POLITIQUE. DANS UN PAYS OÙ IL Y'A 1000 PARTIS POLITIQUES ET 1000000 D'ASSOCIATIONS, LES CITOYENS DE PAYS SERONT DES PASSIONNES DE POLITIQUE. ET VERA DES PARTIS D'HOMOSEXUELS ET DES PARTIS ISLAMIQUES. ALORS LA RELIGION ET LE POUVOIR NE DOIVENT PAS SE MELANGER. IL EST DIT DANS LE CORANT QU'IL FAUT RESPECTER LE ROI. L 'IMAM ET LE ROI SONT DIFFERENTS. TANDISQUE L'HOMSEXUALITE EST UN MAL POUR L'HUMANITE. LES SCIENTIFIQUES L'ONT DEMONTRE. L'HOMOSEXUALITE AMENE DES MALADIES QUI VONT DETRUIRE LA RACE HUMAINE. CERTAINES MALADIES DONT LES FEMMES SONT ATTEINTES SONT CAUSEES PAR DES HOMOSEXUELS. LES HOMOSEXUELS PUISENT DES GERMES, DES MICROBES, DES BACTERIES ET DES VIRUS DANS L'INTESTIN, ET PUIS ILS LES DEVERSENT DANS L'APAREIL GENITAL DE LA FEMME. BEAUCOUP DE FEMMES SONT ATTEINTES DE MALADIES BIZARS SANS SAVOIR COMMENT ELLES ONT EU CES MALADIES. CELA TROUVE QUE LEUR MARI EST HOMOSEXUELS. TOUT CE QUE J'AI À DIRE AUX PEUPLE MALIEN, C'EST LE RETOUR DU CAPITAINE AMADOU HAYA SANOGO À LA PRESIDENSE DE L'INTERIM, ON VA FAIRE LA GUERRE D'ABORD ET APRÈS IL VA ORGANISER DES ELECTIONS LIBRE ET TRANSPARENTES SUR TOUTE L'ETANDUE DU NTERRITOIRE MALIEN.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (126)
  • Nfp (66)
  • Kankan (43)
  • Citoyen du monde (37)
  • Sissoko (30)