Forum Panafricain des Médias (FOPAME) : Des participants comblés !

La Maison de la Presse du Mali a réussi son challenge d’organiser, du 3 au 6 juin 2026...

11 Juin 2026 - 17:15
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Forum Panafricain des Médias (FOPAME) : Des participants comblés !

La Maison de la Presse du Mali a réussi son challenge d’organiser, du 3 au 6 juin 2026, au Centre international de conférence de Bamako, le 1er Forum Panafricain des médias autour du thème : « unir les voix renforcer les liens entre les medias d’Afrique ».  Les participants sont unanimes à saluer le franc succès de ce grand rendez-vous, à en juger par leur nombre et leur engouement, en plus de leur diversité et leurs qualités.  Venus de plus d’une vingtaine de pays, dont le Royaume du Maroc, pays invité d’honneur, quelque trois professionnels de l’information et de la communication aux profils complémentaires ont unanimement salué l’initiative, le contenu du programme et l’hospitalité malienne. 

Bodiong Yolande, Promotrice du Salon international de l’Audiovisuel du Cameroun

« Pour la souveraineté narrative dont on parle, le rôle des pouvoirs publics est non négligeable »

Je pense que c’est la naissance de quelque chose de grand pour l’Afrique, notamment pour la mutualisation des synergies des médias en vue de faire face à cette concurrence qui nous phagocyte. Dans cette bataille médiatique, on ne peut pas aller en rang dispersé. Le FOPAME nous a permis de comprendre l’impérieuse nécessité de nous mettre ensemble, fédérer les efforts et répondre efficacement aux besoins. Le programme était excellent, les échanges, les tables-rondes, les panels, c’était vraiment de haute facture. Être au FOPAME montre, à la limite, que c’est nous qui refusons d’arracher notre indépendance médiatique. Pour la souveraineté narrative dont on parle, le rôle des pouvoirs publics est non négligeable, il s’agit d’investir dans les médias qui coûtent extrêmement chers. Cela leur permettra de faire face aux concurrents financièrement costauds et bien implantés. Parce que la bataille médiatique dépasse les armes, elle demande de gros moyens.

 

Charles Bako, Journaliste indépendant du Burkina Faso

« Nous repartons avec des engagements forts »

Ce que nous venons de vivre à Bamako dépasse le simple cadre de Forum. Il s’agit de plusieurs questions qui intéressent l’avenir du journalisme en Afrique. Nous repartons avec des engagements forts ce qui fait la différence entre une rencontre ordinaire et un moment historique. Nous voulons trois choses : créer un espace de dialogue franc entre professionnels africains des médias ; établir une coopération entre les rédactions africaines ; construire une souveraineté narrative africaine. La mise en œuvre des recommandations issues de ce Forum permettra sans nul doute d’atteindre ses objectifs. Il revient maintenant aux rédactions de ne pas les ignorer. Je félicite les initiateurs, et les autorités maliennes dont la présence a rehaussé l’éclat de l’événement.

Charlotte Désiré, Journaliste-présentatrice à New world TV, basé à Lomé, Togo

« J’ai été impressionnée par la capacité de résilience du peuple malien, sa solidarité et son soutien constant aux autorités »

En tant que journaliste, je me réjouis de ce cadre créé par la Maison de la presse du Mali, qui a permis de réunir les professionnels de l’information du continent, pour traiter des questions cruciales à savoir : qui raconte notre histoire et comment nous devons mieux la raconter ? C’est dans le souci justement d’avoir ensemble un regard panafricain qui prend en compte nos réalités qui ne sont ni à voiler ni à nier, mais à reconnaître et à transmettre telles qu’elles se vivent. Nous sommes à Bamako aussi pour témoigner de notre solidarité aux autorités et au peuple maliens dans leur lutte contre le terrorisme. Au cours de mon séjour, j’ai été impressionnée par la capacité de résilience du peuple malien, sa solidarité et son soutien constant aux autorités dont la présence a été remarquable du début à la fin du Forum. C’est le lieu pour moi d’exprimer ma gratitude à la Maison de la presse du Mali pour l’initiative et aux Maliens pour leur accueil chaleureux.

Daouda Mariko, Directeur de la radio Kénédougou, Membre du Comité Scientifique du Forum

« Sans une réponse efficace à la précarité dans laquelle la presse vit, il sera difficile de réaliser cette souveraineté de narration »

Le Forum panafricain des médias a été une réussite. D’abord en termes de mobilisation : pendant les quatre jours, les salles sont restées pleines. C’est rare de voir un tel événement attirer autant le monde médiatique. Généralement, après l’euphorie du premier jour, les gens se font rares, mais exceptionnellement ils sont restés pendant toute la durée du Forum. En plus, ils se sont montrés intéressés à travers des contributions de qualité aux échanges, aux panels. Les témoignages de nos confrères venus de l’étranger nous ont confirmé la bonne organisation de l’événement, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Après l’Appel de Bamako, l’enjeu est maintenant de pouvoir nous appuyer sur nos réalités locales pour produire des contenus, c’est-à-dire la narration souveraine, qui est la thématique centrale du Forum. Mais sans une réponse efficace à la précarité dans laquelle la presse vit, il sera difficile de réaliser cette souveraineté de narration. Les points saillants, à savoir la liberté d’expression et de la presse, la protection des journalistes, le nouveau modèle économique de la presse, etc. n’ont pas été ignorés. La mise en œuvre des recommandations ne sera pas possible sans l’appui des gouvernements.

Aminata Ag Yattara, Journaliste, membre du Réseau malien des journalistes d’investigation (Rmji)

« J’espère que l’appel de Bamako sera entendu et mis en œuvre »

L’initiative vient à point nommé, comme j’aime le dire, un événement ne suffit jamais quand il s’agit du secteur médiatique. Nous parlons de tout, pour tout le monde, il est aussi bien que parlions de nous-mêmes, de nos problèmes afin d’avoir une presse libre et responsable. Ce genre d’événement est toujours une occasion de réunir les acteurs des médias en vue de discuter de nos réalités qui sont parfois divergentes. C’est une aubaine pour déterminer le journaliste, son métier et le cadre de l’exercice de sa profession. Mais ce que je regrette, c’est la faible représentativité des femmes, l’absence des plateaux télés puisqu’il s’agit d’un événement médiatique, et l’absence de débats approfondis sur la relecture des textes de loi de la presse.  J’espère que l’Appel de Bamako sera entendu et mis en œuvre avant le prochain Forum panafricain des médias.

Rafi El Malahi, Journaliste palestinien

« Il est essentiel que l’Afrique soit dite par elle-même »

C’est un plaisir pour moi de rencontrer des collègues maliens, africains pour écouter, échanger et apprendre de nouvelles expériences médiatiques des pays africains. J’ai trouvé un programme riche et intéressant, surtout la conférence qui a mis l’accent sur la mise en place du narratif africain, un sujet important pour l’Afrique. Il est essentiel que l’Afrique soit dite par elle-même. Le FOPAME fait partie de ces genres d’événements permettant de réunir les médias, la presse pour parler de l’évolution des sociétés parce qu’ils jouent un rôle crucial dans l’épanouissement social. Je félicite la Maison de la presse du Mali et toute son équipe pour la bonne organisation et l’accueil réservé aux participants.

Mamadou Haïdara, Directeur de la radio La voix des jeunes de Kita

« Nous ne pouvons pas concurrencer les médias occidentaux si nous n’avons pas l’appui de nos gouvernements»

La première édition de FOPAME a été une très belle réussite, parce qu’elle a permis de réunir une vingtaine de pays à Bamako, pour unir leurs voix et lancer un appel à tous les Etats africains afin de fédérer les médias. Ce Forum est le point de départ pour renouveler la communication du système des médias sur le continent. Dans le processus de renaissance de la presse, le rôle des pouvoirs publics est important. C’est l’appui et l’accompagnement sur le plan financier, matériel, technique et de protection des hommes de médias. Nous ne pouvons pas concurrencer les médias occidentaux si nous n’avons pas l’appui de nos gouvernements, c’est cela la réalité.

Oumorou Moussa, Journaliste au quotidien national Le Sahel du Niger

« Tous les problèmes que traverse la presse actuellement sont passés au peigne fin pour faire sortir la presse de l’ornière »

J’ai un sentiment de satisfaction. Convier presque toute la presse africaine pour parler d’un thème, voir comment mettre en place un narratif purement africain dans notre travail quotidien, est important surtout pour notre espace sahélien qui se bat pour se débarrasser du terrorisme armé. Je trouve cela fantastique et il faut vraiment saluer la Maison de la presse du Mali. Les contenus des communications et les échanges ont essentiellement porté sur le travail du journaliste, les entreprises de presse, comment faire un modèle économique nouveau. Tous les problèmes que traverse actuellement la presse sont passés au peigne fin, pour faire sortir la presse de l’ornière, faire face aux défis actuels du monde en pleine mutation. Certes, cette première édition a été une réussite, mais il y a des points à améliorer notamment les tables-rondes où l’on a souvent jusqu’à 7 panelistes ce qui fait qu’on n’arrive pas à épuiser certains sujets à cause des contraintes de temps.