Dépravation des mœurs et délinquance juvénile au Mali : Le Ministre Kassogué sonne le tocsin

Suite au constat relatif à l’existence des réseaux de dépravation des mœurs et de détournement de mineurs à des fins sexuelles et des activités de pédopornographie...

3 Août 2026 - 11:27
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Dépravation des mœurs et délinquance juvénile au Mali : Le Ministre Kassogué sonne le tocsin

Suite au constat relatif à l’existence des réseaux de dépravation des mœurs et de détournement de mineurs à des fins sexuelles et des activités de pédopornographie, le Ministre Mamadou Kassogué de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux, à travers une circulaire datant du 29 juillet 2026, a instruit à tous les Procureurs généraux, Procureurs de la République, Juges de paix, Officiers et agents de police judiciaire à sévir avec la dernière rigueur contre les acteurs, co-acteurs et complices de tels actes.

C’est connu de tous, sur les réseaux sociaux, les panels, forums et live tournent désormais autour d’un certain nombre de sujets dans notre pays. A savoir : la dépravation des mœurs, le détournement de mineurs à des fins sexuelles et des activités pédopornographiques. En plus des efforts de certains citoyens, organisés en groupes de pression, les autorités judiciaires prendront désormais la question à bras le corps. C’est en espèce l’esprit de la Circulaire partagée par le ministre de la Justice, Mamadou Kassogué, le 29 juillet dernier. Dans cette note, le constat est sans appel. Celui relatif au fait que depuis un certain temps, de l’existence de véritables réseaux de dépravation des mœurs et de détournement de mineurs à des fins sexuelles et des activités pédopornographiques.

Dans la même lettre, il est fait mention que ces groupes criminels opèrent sur les réseaux sociaux suivant un mode opératoire consistant en la création de groupes WhatsApp, Tik-Tok, et Snapchat de rencontres et partages de vidéos à caractère sexuel. Toutes choses, qui constituent de véritables centres de recrutements de futures victimes et de redoutables pièges pour tous les consommateurs d’images illicites. Et ce, par ce qu’ils y organisent des rencontres physiques dans des espaces fermés tels que les maisons closes, les appartements meublés, les constructions dans les champs entre autres. Ils s’adonnent également à des actes sexuels de toutes natures et à la consommation des stupéfiants psychotropes et autres produits prohibés. Ils organisent aussi, le voyage de leurs victimes mineurs, dont la plupart sont âgés seulement de 12 à 13 ans, dans les zones d’extractions minières, et dans certains pays aux fins d’exploitations sexuelles, et pour subir d’autres atrocités indicibles.

Des infractions d’atteinte aux bonnes mœurs prévues et punies par le code pénal

Devant ces faits réels et persistants, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux tient à rappeler que ces actes immoraux et malsains, importés d’ailleurs, menacent gravement les fondements même de la société et hypothèquent l’avenir de la jeunesse. Et peuvent recevoir les qualifications entre, autres, d’outrage public à la pudeur, d’attentat à la pudeur, de viol, de pédophilie, d’incitation à la débauche, de prostitution forcée, de proxénétisme, de racolage, de détournement de mineurs, de corruption de la jeunesse, de tourisme sexuel, de pornographie forcée, de traite de personnes, de trafics illicites de migrants, d’achat, de vente, de consommation et de trafic de stupéfiants.

En outre, soutient toujours la lettre circulaire du MJDH , la mise en scène, le filmage, la publication et le commentaire inapproprié de telles images sur les réseaux sociaux et autres supports médiatiques ou de communication, constituent des infractions à la loi pénale relevant notamment de la cybercriminalité.

Face à ces débauches sociales, le Ministre de la justice, invite les parents, éducateurs, propriétaires d’immeubles, bailleurs, gérants d’appartements meublés, tenanciers de bars et d’hôtels et l’ensemble des citoyens à veiller scrupuleusement et prioritairement sur la protection des enfants, qui constituent l’avenir du pays et à dénoncer aux autorités compétentes les auteurs de ces actes antisociaux.

Par Safiatou Coulibaly