Réformes de la presse : le « oui mais… » des organisations patronales
Le Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée composé de l’ASSEP, du Groupement patronal de la presse et de l’UNAJEP— a tenu une assemblée générale extraordinaire le samedi 12 septembre au siège de l’ASSEP.
Lors de cette rencontre, les trois organisations se sont prononcées sur la mise en place de la cellule de préfiguration de l’organe d’autorégulation des médias ainsi que sur la relecture de la convention collective.
Au cours d’une assemblée générale tenue ce 12 septembre au siège de l’ASSEP, le Cadre de concertation des faîtières de la presse écrite privée -composé de l’ASSEP, du Groupement patronal de la presse et de l’UNAJEP- a réaffirmé son attachement à l’unité de la profession, au dialogue et à la concertation.
Que cela soit dit et entendu, les trois organisations professionnelles de la presse ne sont nullement contre ni l’organe d’autorégulation des médias et encore moins contre la relecture de la convention collective. Elles estiment cependant que toute réforme concernant la presse doit être menée de manière inclusive, transparente et avec l’implication effective des organisations représentatives.
Concernant l’autorégulation de la presse, l’ASSEP, le Groupement et l’UNAJEP réaffirment leur adhésion au principe de l’autorégulation des médias, qu’ils considèrent comme un moyen de renforcer l’éthique, la responsabilité et la crédibilité de la profession.
Ils expriment toutefois des réserves sur la démarche engagée, estimant que les principales organisations représentatives de la presse écrite privée auraient dû être associées dès le début du processus. Le Cadre de concertation souhaite, en conséquence, que les travaux se poursuivent dans un cadre inclusif afin de garantir la représentativité, l’indépendance et la légitimité de l’organe d’autorégulation, qui doit être véritablement l’émanation de la profession.
Au sujet de la révision de la convention collective de la presse, les trois organisations reconnaissent la pertinence d’une actualisation de ce texte dont les dispositions remontent à 2009, au regard des évolutions du secteur et des nouvelles réalités professionnelles. Elles soulignent cependant que cette révision doit tenir compte de la situation économique particulièrement difficile des entreprises du secteur, confrontées à la faiblesse des recettes, à l’augmentation des charges et à des difficultés de fonctionnement.
La réserve des trois organisations ne porte donc pas sur le principe de la révision, mais sur la méthode, la procédure et le contexte dans lequel elle est envisagée.
Par la voix d'un communiqué commun, l’ASSEP, le GROUPE et l’UNAJEP réitèrent leur volonté de dialoguer avec la Maison de la Presse, les autorités publiques, les syndicats et l’ensemble des partenaires du secteur.
Ils appellent également l’État et les partenaires de la presse à prendre en compte la situation économique des entreprises, condition essentielle à la préservation des emplois, à l’amélioration des conditions de travail et au développement d’une presse professionnelle et indépendante.
Abdrahamane SISSOKO