Coopération Mali-Algérie : Des visites réciproques pour un remake !
À la suite du voyage du premier malien, le Général de Division, Abdoulaye Maiga, il y a trois semaines en Algérie, on avait vu dessiner une lueur d’espoir pour le renforcement des liens amicaux, fraternels, et séculaires entre Alger et Bamako.
Pour mieux matérialiser cet esprit, les autorités algériennes ont décidé de dissiper tout doute en optant pour le réalisme. La hache de guerre est-elle en train d’être enterrée, pour de bon, entre les deux voisins sahariens ? Certainement ! Car une forte délégation algérienne, conduite par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, est aussi venue, ce lundi 14 septembre 2026, à Bamako au Mali en visite de travail. Les plus importantes personnalités des deux pays se sont, une fois de plus, retrouvées pour travailler ensemble sur des sujets d’intérêts communs qui concernent les deux pays. Des indices sérieux qui nous amènent à considérer que la page du désaccord entre l’Algérie et le Mali est bel et bien en train d’être fermée.
D’ailleurs, pour marquer cette nouvelle dynamique de coopération, l’Algérie à décider d’inviter le Président de la Transition Malienne, Chef de l’État, Général ASSIMI GOITA pour une visite de travail. Certains « analystes » avaient vu une telle invitation d’un mauvais œil mais la réalité les a démontré le contraire. A l’issue de nombreuses démarches diplomatiques, silencieuses mais discrètes, les deux pays voisins ont fini par renouer un dialogue sincère. D’autant qu’ils n’ont d’autre choix que de s’entendre pour leur intérêt commun. Il est même à féliciter les plus Hautes autorités d’avoir pu dégager une meilleure lecture de la situation qui prévalait entre Alger et Bamako pour permettre d’insuffler une nouvelle relation. Cette fois-ci basée sur le respect mutuel. Toute chose qui échappait à la compréhension de la majorité du citoyen malien lambda.
Puisque le Mali et l’Algérie sont deux pays frères et voisins liés par la géographie et l’histoire. Ils se partagent une longue frontière avec des populations transfrontalières. Alger et Bamako n’avaient d’autre choix que de dépasser leurs différends pour asseoir l’entente et la cohésion. D’ailleurs, n’est-il pas évident que la crise sécuritaire qui frappe le Mali, ne saurait se résoudre sans la bonne volonté de l’Algérie ? Ce grand voisin saharien possède aussi et surtout un poids stratégique qu’il partage avec le Mali.
Il est donc à espérer vivement que la nouvelle dynamique de coopération puisse in fine contribuer à la consolidation de bonnes mais pérennes relations entre les deux pays frères voisins. Toute chose qui va certainement occasionner le retour de la paix dans le nord du Mali.
Monoko Toaly