Mali: l'association perspective sahelienne rend hommage à la Tiktokeuse Mariam Cissé
L’association Perspective Sahélienne a rendu hommage, le vendredi 14 novembre 2025 à la Maison Russe de l’Hippodrome à Bamako, à Mariam Cissé, tuée par des terroristes à Tonka dans la région de Tombouctou. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs invités, dont des membres de la famille de la défunte, notamment sa sœur aînée, Fatouma Aliou Adiawiakoye.
Mariam Cissé, très active sur les réseaux sociaux, était connue pour son soutien indéfectible aux Forces Armées Maliennes (FAMA). Patriote engagée, elle portait profondément son pays dans son cœur, tout comme sa localité de Tonka.
Enlevée jeudi par des hommes armés non identifiés, elle a été exécutée le lendemain au rond-point de la ville, aux environs de 20 heures.
Très émue, Fatouma Aliou Adiawiakoye a salué l’initiative de Perspective Sahélienne, estimant que cette soirée contribue à immortaliser la mémoire de sa sœur. Elle a appelé les populations maliennes et la diaspora à soutenir la famille, rappelant que leur mère est gravement affectée par le décès de Mariam et que leur père, blessé par balle par les mêmes terroristes il y a un an, a perdu l’usage de ses jambes. Incapable de subvenir aux besoins du foyer, il comptait sur Mariam, pilier économique et moral de la famille. La victime laisse derrière elle un garçon de six ans, dont l’avenir inquiète la famille. « Qui va prendre soin de cet enfant ? », s’est-elle interrogée, la voix chargée d’émotion. Elle dit prier pour ne plus jamais revivre un jeudi comme celui qu’elle qualifie désormais de « jeudi noir ».
Fatoumata a tenu à préciser que sa sœur ne s’en prenait pas aux terroristes. Elle se contentait de défendre son pays et la localité de Tonka via ses publications. Elle a rappelé l’amour profond que Mariam portait aux soldats maliens, qu’elle considérait comme des défenseurs de la patrie. Elle a profité de la tribune pour interpeller les autorités sur la situation sécuritaire alarmante de Tonka, aujourd’hui dépourvue de gendarmerie, de mairie et même de forces d’autodéfense. Elle a plaidé pour la formation des jeunes de la localité afin qu’ils puissent protéger leur communauté. Selon elle, si ces jeunes avaient été armés, ils auraient pu intervenir lorsque Mariam a été exécutée publiquement entre 20 heures et 21 heures.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net