Prostitution à Bamako et Kati : « On va vivre de quoi si ce n’est notre corps »

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La prostitution est devenue un nouveau job pour de nombreuses filles. Certaines justifient leur acte par la situation familiale précaire. Ce qui est loin d’être le cas pour d’autres.   

Faire du trottoir est devenu l’activité principale d’une catégorie de jeunes filles au Mali. Elles arpentent certaines grandes artères au coucher du soleil. Pourquoi cette pratique jugée humiliante dans un passé récent est devenue aujourd’hui une source de fierté dans notre pays ? La réponse est émouvante. Pour plusieurs jeunes filles, le choix de ce nouveau job n’est plus une illusion, mais plutôt une réalité liée à la condition qu’elles vivent. Elles doivent gagner leur vie au prix du sacrifice de leur corps avec le risque d’attraper toutes sortes de maladies.

Conscientes que la prostitution va à l’encontre d’une bonne réputation dans notre société, ces jeunes dames offrent leurs dessous en échange de sommes minables. « On va vivre de quoi si ce n’est notre corps », affirme une prostituée dans un coin de Kati. « Nous discutons à partir de 1 000F, 1 500F, 2 000F,…», a-t-elle indiqué. « Chacun a sa manière de vivre. Mieux vaut vivre que mourir dans le besoin », a soutenu M.S à l’affût des clients dans un coin obscur.

A ce jour, d’autres formes de prostitution ont vu le jour. Elles sont plus discrètes. Il s’agit de conclure le marché à travers les réseaux sociaux qui permettent aux clients de contourner les chambres de passe. En plus, elles apportent plus de gains, car les jeunes dames se livrent à des hommes fortunés à travers des blogs de rencontres intimes sur Facebook, Whatsapp, etc.

L’ampleur que prend le phénomène doit inciter les plus autorités du Mali notamment, le ministère de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille, d’entreprendre des actions fortes allant dans le sens de la réduction de cette pratique.

BID

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