Mali: 3,2 milliards d'euros d'aide

15 Mai 2013 - 16:28
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_146858" align="aligncenter" width="620"]Le président français entouré des commissaires de l'Union européenne, à Bruxelles, le 15 mai 2013  © AFP Le président français entouré des commissaires de l'Union européenne, à Bruxelles, le 15 mai 2013
© AFP[/caption]  La communauté internationale s'est engagée mercredi à Bruxelles à consacrer plus de trois milliards d'euros pour aider le Mali à "se remettre debout" économiquement et politiquement après la guerre.     Les 108 pays et institutions participant à la conférence "Ensemble pour le renouveau du Mali" ont été plus généreuses qu'attendu. Les autorités de Bamako avaient fixé à 1,96 milliard la contribution internationale à l'ambitieux Plan pour la Relance durable du Mali, destiné à remettre en marche le pays sur deux ans (2013-2014).     Le président malien Dioncounda Traoré a chaleureusement exprimé "la reconnaissance et la gratitude" du peuple malien envers la communauté internationale. "Nous sommes tous ensemble pour la reconstruction du Mali!", s'est-il félicité en saluant au passage son "ami" et son "frère" François Hollande.     Coorganisée par l'Union européenne et la France, la conférence était destinée à ouvrir une deuxième phase de la résolution de la crise malienne. Cinq mois après le début de l'intervention armée française, "nous devons maintenant réussir la paix", a résumé M. Hollande.     "Le constat est simple: il n'y aura pas de sécurité et de stabilité durable sans développement et sans démocratie. Il faut donc agir de front sur les trois côtés du triangle: sécurité, démocratie, développement", a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius   L'une des priorités est de mobiliser rapidement les moyens nécessaires pour lancer des projets urgents destinés à "rétablir les services de base", comme l'eau, l'électricité ou l'éducation. Ce sont des "conditions indispensables pour redonner confiance" à la population malienne, en particulier dans le nord du pays, a souligné le Commissaire européen chargé du Développement, Andris Piebalgs.     L'Union européenne reste le principal bailleur de fonds en apportant une aide de 520 millions d'euros pour 2013-2014. La Banque Mondiale et la Banque islamique de Développement vont participer à hauteur de 250 millions d'euros chacune, tandis que des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.   Quant à la France, partenaire historique du Mali, son aide s'élève à 280 millions d'euros, selon M. Hollande, qui l'a qualifiée d'"effort important à un moment où nous connaissons des difficultés financières".     L'aide sous contrôle A cette occasion, la France va lancer un dispositif, avec un site internet, afin de garantir l'efficacité de son aide et d'éviter le détournement ou la mauvaise utilisation des fonds.     "Si un projet ne se réalise pas ou est en retard, les gens pourront prévenir par téléphone ou SMS, via une hotline, de ce qui n'a pas encore été fait. Cela permettra aussi de décentraliser le suivi citoyen de l'aide et favorisera l'appropriation par les Maliens des projets", a expliqué le ministre au Développement, Pascal Canfin.     M. Hollande a souligné qu'il revenait désormais "aux Maliens de respecter les engagements pour la réconciliation, pour la sécurité, pour l'Etat de droit et pour la bonne gouvernance".     "Cette crise nous aura beaucoup appris", a répondu le ministre des Affaires étrangères, Tieman Coulibaly. Le président Traoré a également tenté de rassurer sur la transition démocratique, en annonçant sa détermination à organiser le premier tour de l'élection présidentielle le 28 juillet, comme le souhaitait la communauté internationale.     "Cela peut paraître très proche" mais "c'est un pari que nous sommes obligés de gagner car nous sommes convaincus que les véritables problèmes qui se posent au Mali (...) ne peuvent être réglés que par un gouvernement élu, légitime et disposant de plus de temps", a expliqué M. Traoré, qui a précisé qu'il ne se présenterait pas à cette élection.     La principale difficulté sera d'organiser le scrutin dans le nord du pays, qui n'est pas encore totalement pacifié et est en partie contrôlé par le mouvement touareg MNLA, qui réclame une large autonomie pour la région de l'Azawad. "Organiser les élections dans le Nord représente un sacré défi à relever, et le temps presse", a fait remarquer un diplomate européen.     Interrogé à l'issue de la réunion pour savoir s'il croyait que les élections pourront effectivement se tenir fin juillet dans tout le Mali, M. Hollande a estimé que "les deux principes auxquels je tiens peuvent être tenus et seront tenus".  

 

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Commentaires (48)

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blanche neige
blanche neige 13 ans
Dioncounda est heureux ,il va pouvoir chager son echarpe :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
hbt
hbt 13 ans
La France continue de protéger mnla et mnla s'en réjouit jusqu'à ce qu'ils se permettent de prendre du thé à Bamako en cas d'attaque. C'est le comble pour un gouvernement qui ne voit que l'argent miroité des donneurs. Mais et notre dignité elle est aussi foutu que ça. L'armée honnie,la population,le cœur meurtri. Vraiment l'administration peut dire non à la France : sans notre armée nous préférons lâcher kidal pour les preneurs et ne plus parler de l'intégrité territorial du Mali. Dieu est témoin de tout. Merci papa Hollande ,on s'attendait à mieux que ça.
iso
iso 13 ans
Il nous reste à relever un triple défi qu’aucune loi ne pourrait. On a tout pour réussir à trois conditions essentielles 1) comprendre le sens de la chose publique 2) avoir une définition opérationnelle de la corruption et 3) aimer véritablement le Mali. Les mentalités doivent alors changer pour comprendre que 1)la Chose publique volée, c’est autant de chefs d’accusation de maliens devant Dieu 2)la corruption, c’est et le corrompu et le corrupteur: c’est le prix de thé, les frais de taxi, le sac de charbon pour la femme du chef 3)l’amour pour le Mali, ce n’est pas que le vert-jaune-rouge au poignet, dans la voiture: c’est surtout la charité envers les contribuables maliens en gérant correctement ce qui nous est confié en leur nom, en ne pensant pas d’abord qu’aux autres et à sa propre personne plus tard, ce n’est pas de penser que c’est mon tour ou au tour de mon frère ou de ma sœur et d’en profiter. Puisse le Tout Puissant continuer à assister ce Peuple Béni!
yugubane
yugubane 13 ans
iso Merci pour ta mise au point.
Génie
Génie 13 ans
Ho!! mon pays! que Dieu nous aide. Je vous rappel un phrase de Marchal DE GAULE "Le pays n'ont pas d'ami mais des intérêts" maintenant la France a eu ce qu'il voulait depuis longtemps. pourquoi dans un laps de temps ils veulent nous aider alors que des milliers de personnes meurt par jour à cause de faim et de guerre organisée par les mêmes pays. exemple concret (en Somalie, au Congo, au Rwanda,......). maintenant nous devons prier pour le Mali sinon la phrase de DE GAULE est là. je sais que le plus beau verbe du monde est le verbe aider. La Français est mauvais mais les africains doivent faire attention sinon la guerre ne finira Jamais dans notre continent. Tout nos vrais patriotes ont été assassinés par la main invisible.
Hit
Hit 13 ans
La nouvelle est bonne, et elle l'est beaucoup plus lorsqu'on sait que le décaissement est tributaire des conditions à remplir par le gouvernement. Je pense qu'il serait mieux que pour la partie de l'aide qui doit financer les projets, que les bailleurs payent directement aux entreprises, firmes, bureau de conseils leur dû qui sera vérifié et validé par UNE CELLULE SPÉCIALE qui sera mise en place pour le suivi et la coordination des projets et plan approuvés et jugés éligibles au financement. L'apport du gouvernement ne doit être qu'administratif sans qu'il n'aie le dernier mot pour débloquer les fonds. Ils terribles nos administrateurs, et ils ont des Ingénieurs en Intelligence de Détournement.
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