Projet Agro Business de Morila-SA : Une opportunité à saisir par l’Etat et les communautés riveraines

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Dans le souci de pérenniser les infrastructures et les projets communautaires  mis en œuvre de 2000 à nos jours, la mine d’or de Morila –Sa a lancé un gigantesque projet,  appelé  Agro-Business. Ce projet de développement communautaire multilatéral impliquant l’Etat, les collectivités territoriales, et les communautés riveraines est laissé pour compte.

En effet, le projet agrobusiness comme son nom l’indique est un projet basé sur, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’aviculture, l’apiculture, bref  l’ensemble des activités constituant le socle de développement du monde rural. Ni l’Etat, ni  autre partenaire technique et financier n’a présenté un tel projet de développement communautaire aux populations des quatre communes riveraines : Sanso, Wola, Koumantou et Domba.
L’aménagement de plus de 5000 hectares pour la culture des céréales était déjà un atout pour les  zones cibles pour  atteindre leur autosuffisance alimentaire. Le  poisson, le miel, les produits pastoraux, les volailles, les œufs constituent autant de potentialités non exploitées qui peuvent considérablement réduire la pauvreté dans la localité.
A présent, la phase expérimentale de ce projet Agrobusiness  en cours  par Morila-Sa prouve à suffisance  la rentabilité du projet et son impact sur les conditions de vie des populations endogènes.
S’agissant de l’aviculture, sur les mille cent sujets (1100), mille ont résisté aux intempéries, aléas  du temps, et produisent par semaine en moyenne 6540 œufs, qui sont vendus à l’entreprise ALL Terrain Service (ATS) spécialisée dans la restauration sur le site de la mine.
. En plus, les 1 000 ruches posées doivent être récoltées en mars 2012, afin d’approvisionner le marché local.  En dépit de l’existence de toutes ces potentialités économiques, l’Etat comme les collectivités territoriales n’arrivent pas à saisir l’opportunité offerte par le projet Agro-Business et continuent à courir derrière les patentes dont les traces ne sont pas visibles dans le développement local.
Hélas ! Pour des raisons méconnues, les populations, les autorités communales, locales, et nationales ont baissé les bras à jamais.  Malgré les formations,  les informations et sensibilisations données aux populations riveraines, aucune personne physique ou morale ne s’investit dans ces domaines inexplorés. Cependant, ils crient haro tous les jours sur les gens fictifs  en demandant le soutien des partenaires techniques et financiers pour le développement.
Il est alors mieux de rappeler que le développement n’est pas une chose à importer, mais, c’est plutôt le changement positif des comportements de tous et de chacun en entreprenant les activités productives afin d’améliorer les conditions de vie de la communauté.
A côté du manque d’initiative des citoyens, il faut le noter manque d’objectivité de l’Etat malien qui n’arrive  pas à mener des actions concrètes pouvant combler le vide chez les citoyens. Ce manque d’objectivité risque d’étouffer le volet agriculture du projet qui ne peut s’exécuter que sur les terres dont les titres sont établis en bonne et due forme par l’Etat et des services techniques à cette fin.
Seule une décision du gouvernement fondée sur les diagnostics clairs, pouvait justifier son inertie dans le processus de projet gigantesque qui peut servir l’ensemble de la Région de Sikasso.

Seydou KONE

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Traoré Mamadou<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 1</span>
Traoré Mamadou 1
4 années 5 mois plus tôt

Chers amis, le développement du monde rural est différent de l’extraction de l’or des entrailles de la terre. A chacun son métier.C’est une maladresse de votre part que de chercher à piloter un projet agricole de cette envergure. C’est pourquoi vous êtes surpris de ne pas vous voir accompagné par les autres acteurs dont le gouvernement et les communautés locales. Mais cette situation est tout à fait logique car vous avez l’argent mais vous ne disposez pas du savoir faire, le moyen humain vous manque.
Ceux qui ont réalisé l’étude de faisabilité de ce projet l’ont été très clairs sur la question: “Il faut confier la mise en œuvre du projet a un prestataire agréé(ONG)”A chacun son métier.On ne doit pas vouloir la viande de la poule et l’œuf en même temps.Rectifiez le tire S-V-P :

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